
Lors de la deuxième journée du Sommet mondial Free Iran 2026 à Paris, l’ancien envoyé spécial des États-Unis pour l’Ukraine et la Russie, le général Joseph Keith Kellogg, a déclaré que le régime théocratique de Téhéran est entré dans la période la plus vulnérable de son histoire depuis 1979. S’exprimant le 21 juin 2026, il a souligné les profonds bouleversements géopolitiques en cours, évoquant la chute du régime syrien, l’affaiblissement du Hamas et du Hezbollah ainsi que la chute du régime Maduro au Venezuela comme autant de signes du démantèlement de l’architecture régionale d’influence de l’Iran.
Le général Kellogg a indiqué que le régime avait entamé des discussions techniques en vue de remettre et de diluer progressivement son stock d’uranium enrichi sur une période de soixante jours. Selon lui, priver le régime de ses ambitions nucléaires n’apporte pas immédiatement la liberté, mais affaiblit considérablement les dirigeants iraniens en les privant du « parapluie nucléaire » qui protégeait auparavant leurs forces par procuration et en les exposant davantage face à leur propre population.
Rappelant le célèbre proverbe popularisé par Ronald Reagan, « Faire confiance, mais vérifier », le général Kellogg a salué le rôle historique du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui avait révélé en 2002 les installations nucléaires secrètes de Natanz et d’Arak. Il a appelé le Conseil à agir comme la conscience de la communauté internationale afin de garantir le respect absolu des engagements pris. En conclusion, le général Kellogg a exhorté à une action énergique et organisée pour tirer parti de cette fenêtre d’opportunité, présentant le désarmement comme la première étape essentielle vers l’avenir démocratique décrit dans le Plan en dix points de la Résistance iranienne.
.@generalkellogg: La fenêtre d’opportunité est plus grande qu’elle ne l’a jamais été depuis une génération, et les fenêtres ne restent pas ouvertes éternellement. Vous devez vous opposer avec détermination au régime. Vous devez rétablir votre drapeau, celui du pouvoir du peuple,…
— CNRI-France (@CNRIFrance) June 21, 2026
Extraits du discours du général Keith Kellogg :
Madame Radjavi, Excellences, distingués invités et amis du CNRI, merci de m’accueillir une nouvelle fois parmi vous aujourd’hui.
Lorsque je me suis tenu devant vous en janvier de l’année dernière, je vous ai dit que l’année à venir devait être une année d’espoir, une année d’action et une année de changement. Je ne savais pas alors à quel point ces changements seraient profonds ni à quelle vitesse ils se produiraient.
Je ne savais pas que, quelques mois plus tard, la région serait transformée, qu’une guerre serait menée, qu’un cessez-le-feu entrerait en vigueur et que le régime théocratique de Téhéran, qui terrorise son propre peuple ainsi que le monde depuis près d’un demi-siècle, serait contraint de négocier.
Permettez-moi de commencer là où j’avais commencé l’année dernière, car cette vérité n’a fait que se renforcer avec le temps. Pour le peuple iranien, pour ceux qui croient en lui et dans la promesse d’un avenir plus libre, nous vivons le moment le plus porteur d’espoir depuis 1979.
Le régime est aujourd’hui plus faible qu’il ne l’a été depuis des décennies. Et cette année, comme la précédente, doit être une année d’espoir, d’action et de changement.
Considérez le chemin parcouru depuis un an. Je vous avais dit que le début de la fin de la suprématie du régime iranien avait déjà commencé.
In Paris with the Free Iran caucus and Madam Rajavi. Great interaction with significant political personnel who understand the Region and “player nations” involved. The stakes for the U.S. in getting this “right” are enormous. pic.twitter.com/FShulpo5oE
— Keith Kellogg (@generalkellogg) June 22, 2026
Et le principal soutien du Hamas et du Hezbollah allait récolter les conséquences du massacre des civils du 7 octobre.
Puis la tempête est arrivée. Le Hezbollah a été affaibli au Liban, le régime de Damas est tombé et le Hamas a été brisé à Gaza.
Et ce bouleversement ne s’est pas limité au Moyen-Orient.
Dans mon propre hémisphère, le régime vénézuélien de Maduro, partenaire de Téhéran dans les activités illicites, le contournement des sanctions et refuge pour ses agents, a lui aussi découvert que son temps était écoulé.
L’architecture de l’influence iranienne, bâtie pendant près de cinquante ans, a été ébranlée en quelques mois seulement.
Beaucoup d’entre vous présents dans cette salle ont contribué à jeter les bases de cet avenir meilleur. Lorsque l’histoire de cette période sera écrite, vous y occuperez à nouveau une place importante.
Les premiers fondements du futur Iran ont été posés. Un accord a été engagé, un processus vers un avenir historique est en marche. Une course aux armements nucléaires dans la région la plus instable de la planète a été empêchée.
Depuis quarante-sept ans, la stratégie de survie de ce régime tyrannique et de ses forces par procuration repose sur la déstabilisation du Moyen-Orient.
Le chaos au Liban, les massacres en Syrie, la terreur à Gaza, les mines dans le détroit d’Ormuz, rien de tout cela n’était accidentel.
Exporter la violence à l’étranger est le moyen par lequel les mollahs préservent leur pouvoir à l’intérieur du pays. Un régime incapable de nourrir son propre peuple, qui écrase ses propres fils et filles dans les rues, a compris depuis longtemps qu’il ne pouvait survivre qu’en mettant la région à feu et à sang.
Le président Trump est en train de fermer définitivement la porte à la possibilité pour l’Iran de posséder une arme nucléaire.
Le régime s’est engagé à ne jamais acquérir l’arme nucléaire, et le processus de remise et de dilution de son stock d’uranium enrichi sur une période de soixante jours a commencé par des discussions techniques.
Que signifie la dénucléarisation pour cette région qui a souffert pendant un demi-siècle sous l’ombre des ambitions de ce régime ?
Cela signifie que le principal soutien mondial du terrorisme ne construira jamais l’arme la plus déstabilisatrice du Moyen-Orient et du monde.
Cela signifie que le parapluie nucléaire sous lequel Téhéran protégeait ses forces par procuration a disparu. Un régime qui ne peut plus menacer ses voisins grâce à la bombe a renoncé à cette bombe.
Il ne peut plus faire chanter le monde au moyen d’un programme nucléaire désormais engagé sur la voie du démantèlement.
La peur qui planait sur toutes les capitales, de Riyad à Tel-Aviv en passant par Bruxelles, la peur d’une théocratie dotée de l’arme nucléaire, commence à se dissiper.
Le démantèlement du programme nucléaire iranien ouvre une voie permettant au peuple iranien de façonner son propre avenir.
Priver ce régime de son ambition et de sa capacité à acquérir cette arme catastrophique ne le rend pas libre. Cela le rend faible. Et un régime faible est un régime que le peuple iranien peut enfin affronter par lui-même.
La bombe n’a jamais été destinée à défendre l’Iran. Elle devait protéger les dirigeants dogmatiques et oppressifs qui gouvernent le pays. Une fois cette protection supprimée, il ne reste plus qu’un gouvernement exposé face au peuple qu’il opprime depuis quarante-sept ans.
Je voudrais ici rappeler un ancien proverbe russe, rendu célèbre par le président Ronald Reagan et qui devrait être gravé au-dessus de la porte de chaque salle de négociation, de Genève à Islamabad : « Faire confiance, mais vérifier. » Vérifier, vérifier. Faire confiance, mais vérifier.
Peu de personnes sur cette planète ont autant de légitimité pour prononcer ces mots que celles qui sont réunies dans cette salle.
Le 14 août 2002, grâce aux renseignements recueillis au péril de leur vie par leur réseau à l’intérieur de l’Iran, ce Conseil révéla au monde l’existence de deux sites nucléaires secrets : l’usine d’enrichissement d’uranium de Natanz et l’installation d’eau lourde d’Arak.
Le régime tentait de les faire passer pour des projets agricoles et de lutte contre la désertification.
Vous les avez révélés pour ce qu’ils étaient réellement : deux voies parallèles menant à la bombe nucléaire. Cette révélation unique a forcé l’ouverture des installations aux inspections internationales et a conduit à l’adoption de six résolutions des Nations unies.
Lorsque je dis « faire confiance, mais vérifier », sachez que la vérification n’est pas un concept abstrait pour ce Conseil.
Elle constitue votre héritage. Vous devez être la conscience qui veille à ce que chaque baril d’uranium quitte le pays, que chaque centrifugeuse cesse de fonctionner et que chaque engagement pris sur le papier devienne une réalité sur le terrain.
Le régime ment depuis sa création et mentira de nouveau si on le lui permet. Il aspire à le faire, et il est de notre devoir, de votre devoir, de l’en empêcher.
C’est pourquoi cette période appartient aux hommes et aux femmes d’Iran, et pourquoi le désarmement doit être considéré comme la première étape d’un projet beaucoup plus vaste : la fondation sur laquelle pourront être bâtis le Plan en dix points et l’avenir de l’Iran.
La fenêtre d’opportunité est aujourd’hui plus grande qu’à n’importe quel autre moment depuis une génération, et une fenêtre ne reste pas ouverte éternellement. Vous devez affronter le régime avec détermination. Vous devez planter de nouveau le drapeau du pouvoir du peuple en Iran.
Un mouvement de résistance ne peut pas exister seulement par son nom. Ce sera difficile. Ce sera coûteux. Mais cela doit être fait.
Le régime théocratique de Téhéran ne quittera pas le pouvoir volontairement. Vous devrez l’y contraindre.
L’espoir est là. Maintenant, le temps est venu de passer à l’action.
Je vous remercie de m’avoir invité.

