
S’exprimant lors de la deuxième journée du Sommet mondial Free Iran 2026, l’ancien ministre britannique David Jones a vivement condamné l’injonction judiciaire de dernière minute par laquelle les autorités françaises ont interdit un grand rassemblement du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui devait réunir plus de 100 000 personnes dans le centre de Paris. Jones a qualifié cette manœuvre procédurale de manifestation de tyrannie « sous le couvert de la loi », soulignant que cette restriction soudaine révélait en réalité la profonde vulnérabilité et la peur qu’éprouve le régime de Téhéran face à la résistance organisée.
Il a réaffirmé que le peuple iranien rejette totalement la dictature sous toutes ses formes, s’opposant fermement aussi bien au régime théocratique actuel qu’à toute tentative de restaurer l’ancienne monarchie du Shah.
Jones a soutenu sans réserve le Plan en dix points de Maryam Radjavi comme véritable feuille de route vers un avenir démocratique fondé sur les droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes et l’État de droit. Défendant ce que Mme Radjavi appelle la « troisième option » — rejetant à la fois l’intervention militaire étrangère et la politique occidentale d’apaisement — Jones a affirmé qu’un véritable changement devait être porté de l’intérieur par le peuple iranien lui-même.
Concluant par un appel aux dirigeants occidentaux, Jones a déclaré que la politique de concessions avait totalement échoué à modérer Téhéran. Il a exhorté les parlements, les médias et la société civile du monde entier à renforcer leur coopération internationale en faveur du CNRI, exprimant sa certitude que la persévérance permettra finalement d’instaurer une république libre et démocratique en Iran.
Le texte intégral du discours de David Jones suit :
Maryam Radjavi, chers collègues, chers amis, et tout particulièrement mes amis que, grâce au miracle de la technologie, je peux voir en si grand nombre au fond de cette salle.
C’est un grand plaisir d’être à nouveau parmi vous aujourd’hui, même si ce plaisir est teinté d’une certaine tristesse à cause des événements d’hier.
<blockquote class= »twitter-tweet »><p lang= »fr » dir= »ltr »>David Jones, ancien ministre UK: Plus de 100 000 personnes souhaitaient se rassembler dans le centre de Paris pour manifester leur soutien à <a href= »https://x.com/hashtag/NCRIAlternative?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw »>#NCRIAlternative</a>, mais ont été empêchés par une injonction de dernière minute de la police. Cette procédure judiciaire a mis un terme à une…</p>— CNRI-France (@CNRIFrance) <a href= »https://x.com/CNRIFrance/status/2068745899447136298?ref_src=twsrc%5Etfw »>June 21, 2026</a></blockquote> <script async src= »https://platform.x.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>
Plus de 100 000 personnes souhaitaient se rassembler dans le centre de Paris pour manifester leur soutien au CNRI, mais elles en ont été empêchées par une injonction de police obtenue moins de quarante-huit heures avant le début prévu de cette manifestation.
Et cela, malgré le fait que le CNRI et les autorités françaises s’étaient mis d’accord, plusieurs semaines auparavant, sur les modalités d’organisation du rassemblement. On ne peut qu’imaginer ce qui a pu interrompre ce processus si près de la date prévue.
La décision est intervenue si tard qu’il n’existait absolument aucune possibilité d’obtenir une décision judiciaire annulant cette injonction.
Je dois dire que cela ne grandit pas les autorités françaises, qui ont utilisé une procédure juridique pour empêcher une marche légitime de plusieurs dizaines de milliers de personnes respectables souhaitant simplement exprimer leur soutien à la liberté en Iran.
Je pense que le gouvernement français devrait méditer les paroles du célèbre philosophe du droit français Montesquieu, qui disait : « Il n’y a point de plus cruelle tyrannie que celle que l’on exerce à l’ombre des lois et avec les couleurs de la justice. »
Nous avons tous été attristés par les événements d’hier. Mais ces événements nous rappellent ce que nous savions déjà : le combat pour la liberté en Iran ne sera pas facile.
Cependant, je crois également que ces événements nous donnent un nouvel élan pour répéter ce message au monde : le peuple iranien rejette la dictature sous toutes ses formes.
Il rejette la dictature religieuse actuelle et ne souhaite pas le retour au passé du Shah.
<blockquote class= »twitter-tweet »><p lang= »fr » dir= »ltr »>David Jones : Le peuple iranien rejette la dictature sous toutes ses formes, qu’il s’agisse de la dictature religieuse ou celle du chah. Ce à quoi il aspire, c’est à un avenir démocratique fondé sur la liberté, la justice et des élections libres, tel qu’il est défini dans le plan…</p>— CNRI-France (@CNRIFrance) <a href= »https://x.com/CNRIFrance/status/2068746457084043291?ref_src=twsrc%5Etfw »>June 21, 2026</a></blockquote> <script async src= »https://platform.x.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>
Ce qu’il recherche, c’est un avenir démocratique : un Iran fondé sur la liberté, la justice, les droits humains, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’État de droit et des élections libres.
Telle est sa vision, et c’est précisément celle qui est incarnée dans le Plan en dix points de Maryam Radjavi.
Mais la passion et l’unité dont nous avons été témoins hier à Paris, non pas en un seul lieu mais dans plusieurs endroits de la ville, imposent une responsabilité à tous ceux d’entre nous qui exercent des fonctions publiques.
Depuis beaucoup trop longtemps, les gouvernements occidentaux poursuivent une politique d’apaisement.
Depuis trop longtemps, ils espèrent naïvement que les concessions et le dialogue permettront de modérer un régime qui a constamment démontré son mépris pour la démocratie, les droits humains et les libertés fondamentales.
Mais l’expérience nous a montré que cette politique a échoué.
La réalité est que la plus grande menace pour ce régime ne vient pas de l’extérieur de l’Iran, mais du peuple iranien lui-même.
Qu’il soit rassemblé dans les rues de Téhéran ou dans celles de Paris, le régime redoute le courage des femmes qui refusent de se soumettre, des femmes comme Maryam Radjavi.
Il craint la détermination des jeunes qui refusent d’abandonner leur avenir.
Il craint les prisonniers politiques qui refusent de renoncer à leurs convictions, et il craint la résistance organisée qui continue chaque jour à défier la répression malgré les risques personnels immenses.
C’est pourquoi le régime recourt aux arrestations, à la torture, à l’intimidation et aux exécutions.
C’est pourquoi il exige que des gouvernements faibles interdisent aux manifestants de défiler dans les rues de leur propre capitale.
Il gouverne par la peur parce qu’il est dépourvu de toute véritable légitimité.
Mais cela n’est pas un signe de force ; c’est au contraire la manifestation d’une immense faiblesse face à un peuple iranien qui refuse de se laisser réduire au silence.
Aujourd’hui, nous savons que le régime est confronté à de profondes difficultés politiques, économiques et sociales, et que le désir de changement parmi le peuple iranien n’a jamais été aussi fort.
C’est pourquoi je continue de croire que la bonne politique est celle que Madame Radjavi appelle la troisième option : ni la guerre, ni l’apaisement, mais un changement démocratique porté par le peuple iranien lui-même.
Certains affirment que l’avenir de l’Iran réside dans la restauration de l’ancien ordre discrédité : le retour de la monarchie et du Shah. Je ne partage pas cette opinion.
<blockquote class= »twitter-tweet »><p lang= »fr » dir= »ltr »>David Jones : Pendant trop longtemps, les gouvernements occidentaux ont privilégié la politique de complaisance. La bonne stratégie est la troisième voie : ni guerre, ni complaisance, mais un changement démocratique par le peuple iranien. <a href= »https://x.com/hashtag/NCRIAlternative?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw »>#NCRIAlternative</a> <a href= »https://x.com/hashtag/No2ShahNo2Mullahs?src=hash&ref_src=twsrc%5Etfw »>#No2ShahNo2Mullahs</a>…</p>— CNRI-France (@CNRIFrance) <a href= »https://x.com/CNRIFrance/status/2068746994948985188?ref_src=twsrc%5Etfw »>June 21, 2026</a></blockquote> <script async src= »https://platform.x.com/widgets.js » charset= »utf-8″></script>
L’avenir de l’Iran ne doit pas être un retour au passé.
Cet avenir doit être décidé par le peuple iranien lui-même.
Le progrès n’est que rarement le résultat d’un seul moment spectaculaire. Il est le fruit du courage, de la conviction et, surtout, de la persévérance.
Le combat pour un Iran libre exige ces trois qualités.
Et aujourd’hui, chacun d’entre nous a un rôle à jouer : par l’intermédiaire de nos parlements, des médias, de la société civile et, surtout, grâce à la coopération internationale.
Nous devons continuer à soutenir le droit du peuple iranien à déterminer son propre avenir.
Car, en réalité, la cause que nous soutenons, la raison pour laquelle nous sommes réunis aujourd’hui, n’est pas seulement une cause iranienne ; c’est la cause universelle de la liberté face à l’oppression.
Et je suis absolument convaincu que le jour viendra où le peuple iranien sera libre de choisir son propre gouvernement, libre d’exprimer ses opinions sans crainte et libre de bâtir la société démocratique qu’il mérite.
Mesdames et Messieurs, le peuple iranien n’a manifestement pas abandonné son combat pour la liberté, et nous ne devons pas l’abandonner non plus.

