
S’exprimant lors de la deuxième journée du Sommet mondial Free Iran 2026, Bob Blackman, président du Comité britannique pour la liberté en Iran, a déclaré sa solidarité totale avec la lutte du peuple iranien contre la dictature cléricale au pouvoir. Devant les délégués internationaux, Blackman a souligné que, malgré la répression brutale exercée par le régime contre les soulèvements nationaux de 2025 à 2026, la théocratie actuelle est arrivée à une impasse historique.
Blackman a fermement rejeté tout retour à la monarchie, critiquant Reza Pahlavi pour son refus de condamner la dictature de l’ancien Shah et pour avoir affirmé bénéficier du soutien du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Selon lui, un véritable changement démocratique ne peut être obtenu par un droit héréditaire, mais exige une résistance populaire organisée, prête à se sacrifier pour une république laïque et démocratique.
.@BobBlackman: Un véritable changement démocratique en Iran ne peut naître que d’une résistance organisée, bénéficiant du soutien populaire et animée par une volonté de faire des sacrifices. Depuis plus de quatre décennies, l’OMPI et les #MEKResistanceUnits font preuve…
— CNRI-France (@CNRIFrance) June 21, 2026
Mettant en avant une voie crédible vers l’avenir, Blackman a soutenu le gouvernement provisoire du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) ainsi que le Plan en dix points de Maryam Radjavi visant à restituer la souveraineté au peuple iranien par des élections libres. Il a annoncé que plus de 3 000 parlementaires et anciens chefs d’État de 55 pays avaient officiellement apporté leur soutien à cette vision démocratique.
Fait marquant, Blackman a révélé que le gouvernement britannique avait adopté une législation permettant la désignation officielle du CGRI comme organisation terroriste ainsi que le gel de ses avoirs. Il a conclu que cette décision législative décisive du Royaume-Uni accélérerait une transition ordonnée vers la liberté et a appelé la communauté internationale à soutenir le CNRI afin de garantir une paix et une stabilité durables.
Le texte intégral du discours de Bob Blackman est reproduit ci-dessous :
Madame Radjavi, distingués invités, Mesdames et Messieurs, chers amis.
C’est un immense honneur pour nous tous d’être parmi vous aujourd’hui et de prendre la parole lors du rassemblement Free Iran de cette année. Nous sommes ici au nom de la délégation britannique.
Alors que nous nous réunissons dans le foyer de la Résistance iranienne, la délégation britannique adresse ses plus sincères salutations et exprime sa solidarité avec le peuple iranien.
Les courageuses Unités de Résistance, les prisonniers politiques, les manifestants détenus ainsi que les héros et héroïnes d’Achraf 3 méritent toute notre admiration.
Depuis des décennies, votre détermination et vos sacrifices entretiennent l’espoir d’un Iran libre, laïque, démocratique et non nucléaire. Aujourd’hui, cet objectif paraît de plus en plus proche.
Nous avons une nouvelle fois été témoins de la détermination du peuple iranien à renverser la dictature cléricale, laquelle a répondu depuis le soulèvement national de 2025-2026 par une répression brutale : coupures d’Internet, déploiement des Gardiens de la révolution lourdement armés dans les rues, milliers de manifestants tués, dizaines de milliers arrêtés et d’innombrables personnes soumises à la torture et aux mauvais traitements.
Pourtant, le régime a échoué et continuera d’échouer à empêcher la lutte du peuple iranien pour la liberté.
La dictature religieuse au pouvoir est arrivée à une impasse historique. Incapable de résoudre les profondes crises politiques, économiques et sociales de l’Iran, elle s’appuie sur les exécutions, la répression, le terrorisme, les guerres par procuration dans la région, les prises d’otages, les menaces contre la navigation internationale et la poursuite de l’arme nucléaire dans une tentative désespérée d’empêcher le prochain soulèvement et de contraindre le monde à poursuivre sa politique d’apaisement.
À la suite du soulèvement de 2022, une vaste campagne de propagande a tenté de promouvoir le retour de la dictature du Shah à travers son fils, Reza Pahlavi.
La démocratie en Iran ne sera pas apportée par ceux qui cherchent à hériter du pouvoir comme d’un privilège familial ou qui dépendent de puissances étrangères pour restaurer une nouvelle dictature.
Reza Pahlavi n’a jamais condamné la dictature de son père. Au contraire, il a à plusieurs reprises fait l’éloge de l’époque du Shah et de sa tristement célèbre police politique, la SAVAK.
Il a également affirmé publiquement bénéficier du soutien de plus de 50 000 membres du Corps des gardiens de la révolution islamique, l’institution même responsable de la répression des manifestants et de l’assassinat des opposants.
L’histoire nous enseigne qu’un véritable changement démocratique ne peut venir que d’une résistance organisée bénéficiant d’un soutien populaire, porteuse d’une vision démocratique et prête à consentir les sacrifices nécessaires pour la liberté.
Depuis plus de quarante ans, l’OMPI, le MEK et ses Unités de Résistance ont démontré précisément cet engagement dans les conditions de répression les plus dures, avec un courage exceptionnel.
Face à cette réalité, le régime et ses relais continuent d’affirmer qu’il n’existe aucune autre alternative démocratique organisée et qu’un changement de régime conduirait au chaos, à la guerre civile, voire à l’éclatement de l’Iran. Leur objectif est de décourager le peuple iranien et de justifier la poursuite de la politique d’apaisement.
Mais les faits démontrent le contraire. En février 2023, le CNRI, une coalition démocratique forte de quarante années d’existence, a annoncé la création d’un gouvernement provisoire fondé sur le Plan en dix points de Mme Radjavi, dont la mission est de transférer la souveraineté au peuple iranien au moyen d’élections libres et d’établir une république démocratique.
En tant que président du Comité britannique pour la liberté en Iran, mes collègues de tous les partis politiques, issus des deux chambres du Parlement, et moi-même sommes fiers de soutenir ce gouvernement provisoire ainsi que le droit du peuple iranien à décider de son propre avenir.
Je souhaite annoncer qu’à ce jour, plus de 3 000 parlementaires à travers le monde, d’anciens chefs d’État et d’éminentes personnalités provenant d’au moins 55 pays répartis sur les cinq continents ont signé une déclaration commune soutenant la lutte du peuple iranien pour la liberté et saluant le gouvernement provisoire du CNRI.
Les dirigeants de la communauté internationale doivent soutenir le Plan en dix points de la Présidente élue Maryam Radjavi ainsi que le gouvernement provisoire du CNRI afin de mettre fin aux souffrances du peuple iranien et de garantir une paix, une stabilité et une sécurité durables.
Mesdames et Messieurs, le Royaume-Uni poursuit depuis longtemps, grâce à une action transpartisane, l’objectif de faire inscrire le Corps des gardiens de la révolution islamique sur la liste des organisations terroristes et de confisquer ses avoirs.
J’ai le plaisir d’annoncer que cette semaine, enfin, le gouvernement britannique a adopté une législation nous permettant désormais de désigner officiellement le CGRI comme organisation terroriste.
Cette mesure rapproche le jour où une transition ordonnée pourra s’opérer entre le régime théocratique qui gouverne actuellement à Téhéran et la république démocratique dirigée par Mme Radjavi.
La résistance du peuple iranien et son combat pour une république démocratique triompheront, plus tôt que beaucoup ne le pensent.
Prenons tous l’engagement que, lorsque nous nous retrouverons l’année prochaine, ce sera dans une Téhéran libre et démocratique, avec un gouvernement dirigé par Mme Radjavi.

