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Modus operandi des pasdarans face au soulèvement dans le Grand Téhéran, les provinces de Téhéran et d’Alborz (Numéro 3)

Modus operandi des pasdarans face au soulèvement dans le Grand Téhéran, les provinces de Téhéran et d'Alborz (Numéro 3)

Le contrecoup des massacres des manifestants de novembre 2019 a incité le régime à formuler une nouvelle approche des soulèvements suivants. Sur les directives du guide suprême du régime Ali Khamenei, les forces de répression ont procédé à des arrestations massives de manifestants, notamment à Téhéran et à Karadj, au lieu d’utiliser massivement des balles réelles. Leur objectif était de minimiser le nombre de victimes, afin que, selon Khamenei, « l’ennemi et les groupes hostiles n’aient pas de prétexte » (pour enflammer les protestations). À cette fin, sur ordre de Khamenei, « des armes non létales avec des balles de plastique ont été utilisées lorsque c’était nécessaire ». L’ordre n’a toutefois pas empêché de prendre définitivement en compte la « considération fondamentale », à savoir l’utilisation d’armes et de balles réelles « lors du déploiement et de l’envoi de la colonne militaire » et « pour arrêter et affronter les éléments armés et terroristes ».
Document numéro 3
Date : 11 octobre 2022
Ultra confidentiel
Aux : respectables destinataires suivants
Du : commandement de la garnison Sarollah à Téhéran

Malgré les nombreuses directives concernant l’utilisation d’armes non létales au cours des récentes émeutes dans le pays et compte tenu de la volonté de l’ennemi d’inciter et d’intensifier la violence et les agressions contre les bâtiments, les forces militaires et les forces de sécurité de l’État afin de provoquer des pertes massives, on a parfois observé une utilisation indue et injustifiée des armes à feu par certaines unités, ce qui entraînera des résultats indésirables, tels que l’augmentation du nombre de morts, l’intensification des troubles et la fourniture d’un argument de propagande.

Par conséquent, afin d’éviter les pertes humaines et les dommages supplémentaires causés à la Révolution islamique, il faut mettre en œuvre les mesures suivantes :

1. L’accent doit être mis sur l’obtention de renseignements et la prévision précise des rassemblements et des troubles possibles afin de prendre des mesures préventives et des opérations préemptives et d’empêcher la formation de rassemblements et de troubles illégaux.

2. La protection des sites et des quartiers généraux de la police et de l’armée, en particulier des sites proches des rassemblements et des émeutes (points chauds de l’agitation) doit être pleinement assurée, intensifiée et renforcée. Les dispositions nécessaires doivent être prises pour faire face aux attaques possibles des émeutiers sur ces lieux au moyen d’instruments et d’équipements non létaux anti-émeutes. Ceux qui utilisent ces armes doivent être correctement formés. Cette question doit être suivie en permanence.

3. Dans les cas où cela est nécessaire et pour défendre des lieux où des émeutiers ou des individus armés s’infiltrent et pénètrent, seules des armes non létales comme les Winchester (avec des balles en plastique non létales) doivent être utilisées selon les besoins et par des personnes formées.

4. S’il n’y a pas d’autre choix que d’utiliser des armes à feu pour défendre des sites militaires, ces armes ne doivent être utilisées que par des personnes spécifiques et expérimentées et de manière totalement ciblée.

5. Il est attendu que les commandants de terrain, prenant en considération les ordres du Commandant suprême des forces armées et suivant les directives de l’état-major général des forces armées, agissent avec sagesse et intelligence de manière à ce que les pertes humaines parmi nos propres forces, les émeutiers et les gens ordinaires (tués ou blessés) soient minimisées et qu’aucun prétexte ne soit fourni à l’ennemi et aux groupes hostiles.
Il convient de noter que dans la mise en œuvre des paragraphes 1 à 4 ci-dessus, les considérations fondamentales suivantes doivent être prises en compte :

A. Le port d’armes à feu pour la protection de nos forces opérationnelles pendant le déploiement et la protection des colonnes, est autorisé et leur utilisation dans cette situation sera conforme au règlement régissant l’utilisation des armes.

B. Le port et l’utilisation d’armes à feu par les équipes d’opérations spéciales pour arrêter et affronter des éléments armés et terroristes sont autorisés conformément aux règles et règlements approuvés.

Le général de division Hossein Salami, commandant de la garnison Sarollah de Téhéran, Corps des gardiens de la révolution islamique

Signature : L’Adjoint, le général de brigade Hossein Nejat

Destinataires :

1) À l’attention du commandant du corps Hazrat Mohammad Rasoulollah du Grand Téhéran et à la mise en œuvre de ses recommandations.

2) Pour l’attention et la mise en œuvre requise de l’honorable commandant du corps Hazrat Seyyed al-Shohada de la province de Téhéran.

3) Pour l’attention et la mise en œuvre requise de l’honorable commandant du corps Imam Hassan Mojtaba de la province d’Alborz.
Copie à :

– Adjoint aux opérations de la garnison Sarollah à Téhéran, pour le suivi et les actions nécessaires.

– Adjoint aux renseignements de la garnison Sarollah à Téhéran, pour suivi et actions nécessaires.

Commission de la sécurité et du contre-terrorisme
du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 20 octobre 2022

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