samedi, février 4, 2023
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La Résistance iranienne demande l’annulation de l’intervention du ministre de la Justice du régime iranien au Conseil des droits de l’homme

La Résistance iranienne demande l'annulation de l’intervention du ministre de la Justice du régime iranien au Conseil des droits de l'homme

La Résistance iranienne demande l’annulation de l’intervention du ministre de la Justice du régime iranien au Conseil des droits de l’homme et appelle à des poursuites pour crimes contre l’humanité

La Résistance iranienne condamne vivement le voyage prévu par le ministre de la Justice du régime iranien, Alireza Avaii, un responsable du massacre de 1988 en Iran, à Genève pour s’adresser au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies. Elle demande que son intervention soit annulée et que sa personne soit arrêtée et poursuivi pour crimes contre l’humanité.

Avaii est l’un des auteurs du massacre des prisonniers politiques en 1988 et un membre de la « Commission de la mort » dans la province du Khouzistan qui a envoyé un grand nombre de prisonniers politiques à l’échafaud pendant le terrible crime de masse. De 1979 à 1988, il a été Procureur général et révolutionnaire à Dezful et à Ahvaz.

Pendant le massacre de 1988, il était Procureur général de Dezful et, sur l’ordre de Khomeiny (fondateur du régime intégriste), il a été nommé membre de la Commission de la mort dans la province du Khouzistan. A à ce titre il a été directement responsable de l’exécution de nombreux prisonniers à la prison Ounesco de Dezful. Selon des témoins oculaires, « des prisonniers mineurs ont été pendus par groupes de deux ou trois dans une zone isolée derrière la cour de la prison » sur ordres d’Avaii.

En vertu de la définition du Statut de Rome, le massacre de 1988 constitue un « crime contre l’humanité ».

À la suite d’une fatwa de Khomeiny en juillet de cette même année, plus de 30 000 prisonniers politiques, pour la plupart de jeunes membres de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), ont été arbitrairement exécutés en l’espace de quelques mois alors qu’ils purgeaient leurs peines.

Des années plus tard, Avaii a été chef du département de la justice des mollahs dans les provinces de Lorestan, de Markazi et d’Ispahan. Il a été chef du pouvoir judiciaire dans la province de Téhéran de 2005 à 2014. Il a ensuite été nommé au poste de vice-ministre de l’Intérieur et, en juillet 2016, Rohani l’a nommé chef du bureau d’inspection de la Présidence.

Le nom d’Avaii a été ajouté à la liste des sanctions de l’Union Européenne en octobre 2011 pour « violations des droits de l’homme » et participation directe à la torture et au massacre des prisonniers. En mettant Avaii sur liste noire en 2011, l’UE avait déclaré : « En tant que chef du pouvoir judiciaire de Téhéran, il a été responsable de violations des droits de l’Homme, d’arrestations arbitraires, de dénis de droits des prisonniers et de l’augmentation des exécutions. »

Une allocution d’Avaii devant le Conseil des droits de l’homme tournerait en dérision l’ONU et ses mécanismes de défense des droits de l’homme et enverrait au régime des mollahs un message selon lequel, la communauté internationale est prête à fermer les yeux sur les violations les plus graves des droits de l’homme.

Par ailleurs, Avaii, en sa qualité de ministre de la Justice du régime des mollahs, compte aujourd’hui parmi les principaux responsables de la répression brutale des manifestations populaires des derniers mois et de l’arrestation d’au moins 8000 personnes, ainsi que de la mort sous la torture de plusieurs manifestants.

À la lumière du dossier accablant d’Avaii en matière de crimes contre l’humanité, la seule tribune en Europe depuis laquelle il devrait être autorisé à s’exprimer, est la barre des accusés devant un tribunal pénal international.

Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 20 février 2018