mardi, février 7, 2023
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Iran: répression accrue des prisonniers politiques, en particulier des partisans de l’OMPI et des familles d’Achrafiens

Parallèlement à la pluie de roquettes et au massacre des habitants de Liberty, les  pressions et les mesures de rétorsion ont augmenté contre les partisans de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (Ompi) et les familles des résidents d’Achraf détenus derrière les barreaux. 1. Gholamreza Khosravi, 47 ans, condamné à mort pour avoir versé une aide financière à la chaine satellite «Simayeh Azadi», est privé de visites familiales depuis six mois. Khodabakhshi, le bourreau en chef du parquet, dit qu’il est puni pour avoir signé des communiqués de protestation des prisonniers. Khosravi a passé 11 ans de sa vie derrière les barreaux.

2. Mohsen Daneshpour Moghadam, 70 ans, arrêté et condamné à mort pour être allé voir ses enfants et des proches à Achraf en décembre 2009. Il est sous une pression intense et a été privé de soins médicaux malgré de graves problèmes cardiaques. Les tortionnaires tentent de le briser pour le forcer au repentir, ce contre quoi il a toujours fermement résisté.

3. Ahmad Daneshpour (fils de Mohsen Daneshpour), 40 ans, condamné à mort, souffrant d’une maladie aiguë du système digestif, est dans un état grave par manque de soins médicaux. Il a perdu plus de 10 kilos. Les autorités pénitentiaires l’empêchent de recevoir les médicaments que lui envoie sa famille.

4. Ali Moezi, 63 ans, après avoir refusé d’assister à des simulacres de procès pour protester contre le régime qui fabrique des accusations contre lui, il a été placé sous divers types de pressions et de restrictions. Souffrant d’un cancer, on le prive même d’un minimum de soins médicaux et on lui interdit les visites familiales.

5. Mashallah (Hamid) Haeri, 62 ans, a souffert de plusieurs crises cardiaques. Il a été récemment gravement intoxiqué par un médicament, suite à une erreur médicale. Les autorités pénitentiaires ont dû l’emmener à l’hôpital, mais ont interdit à sa famille et à ses amis de lui rendre visite. Il a été arrêté en décembre 2009 et condamné à 15 ans de prison. Son frère, Abdullah Haeri, a été grièvement blessé dans l’attaque à la roquette sur Liberty.

• Gholamreza Khosravi, Mohsen et Ahmad Daneshpour, Ali Moezi et Mashallah Haeri sont tous prisonniers dans la section 350 de la prison d’Evine de Téhéran.

6. Mme Malek Kefayat Mohammadi, 60 ans, a dû subir une opération chirurgicale difficile pour avoir été privée de soins alors qu’elle souffrait d’une infection de l’oreille. Elle continue toujours à en subir les conséquences. En janvier 2009, elle a été arrêtée et condamné à cinq ans de prisonpour avoir tenté d’aller rendre visite à de la famille à Achraf.

7. Mme Kobra Banazadeh, 58 ans, a été condamnée à cinq ans de prison pour avoir tenté de se rendre à Achraf pour y voir des membres de sa famille. Elle est actuellement détenue dans le quartier des femmes de la prison d’Evine. Elle est atteinte de diverses maladies, y compris une hépatite, due à la dégradation de la vie carcérale. Elle a perdu un œil sous la torture. Elle est en passe de perdre l’autre aussi, parce qu’elle est privée de soins médicaux.

• Mmes Kefayat Malak Mohammadi et Kobra Banazadeh sont détenues dans le quartier des femmes de la prison d’Evine.

8. Mohammad Amir Banazadeh Khizi (frère de Kobra Banazadeh), 66 ans. Bien qu’il souffre d’un cancer et de la dégradation de sa santé, les responsables pénitentiaires ont interdit son hospitalisation hors de la prison. Marchand de renom du Bazaar de Téhéran, il a été arrêté en décembre 2009 et condamné à cinq ans de prison pour avoir contacté sa fille à Achraf. Il souffre de maladies diverses. Trois membres de sa famille ont été exécutés dans les années 1980 pour avoir soutenu l’OMPI. Sa mère âgé, son épouse, sa sœur et deux de ses frères ont été torturés et emprisonnés pour être allés à Achraf voir leurs enfants et de la famille.

9. Saleh Kohandel, 47 ans, a été arrêté en mars 2007 sur des accusations de soutien à l’OMPI et a été condamné à 10 ans de prison. Depuis un an, il est dans un état critique, probablement atteint d’un cancer du sang. Ses bourreaux le privent de soins médicaux. Deux de ses proches, Mahdia et Akbar Madadzadeh, ont été tués dans le massacre des résidents d’Achraf en avril 2011, et Shabnam et Farzad Madadzadeh sont deux autres membres de sa famille qui se trouvent actuellement à la prison de Gohardacht.

10. Missaq Yazdan-Nejad, 26 ans, étudiant : À la suite de tortures et des conditions de détention, il est actuellement malade, dans un état critique. Il a été arrêté en 2005 et 2007 accusé d’avoir rendu visite à sa sœur à Achraf et d’avoir pris part à une cérémonie de commémoration du massacre des prisonniers politiques de 1988. Il a été condamné à 14 ans de prison. Le père et la mère de Missaq ont enduré trois ans de prison, et trois de ses oncles ont été exécutés par le régime pour leur soutien à l’OMPI. En réaction aux requêtes de la famille de Missaq, les agents du régime ont dit : «Pourquoi venez-vous ici ? Vous êtes des Monafeqs (terme péjoratif du régime pour l’OMPI) et vous êtes tous condamnés à mort, vous et votre fils, il faut vous exécuter. »

• Mohammad Banazadeh, Saleh Kohandel et Missaq Yazdan-Nejad sont emprisonnés dans la section 12 de Gohardacht, une prison médiévale et centre de torture bien connu de Kardaj, à l’ouest de Téhéran.

11. Ali Asghar Mahmoudian, ancien prisonnier des années 1980. En janvier 2010, il a été arrêté pour la troisième fois et condamné à 6 ans d’exil à la prison de Semnan. Pour briser les prisonniers politiques et les forcer au repentir, ils sont enfermés avec des criminels dangereux, et constamment maintenus sous la menace et la pression. L’absence de soins médicaux et d’hygiène dans cette prison – qui est une ancienne écurie – provoque diverses maladies chez les détenus. Dans cette prison surpeuplée, le manque d’espace contraint les prisonniers à s’allonger sur le côté les uns derrière les autres comme des livres sur une étagère pour se reposer. M. Mahmoudian a déjà passé 14 ans de sa vie en prison. Son frère âgé de 28 ans Amir, qui était mariée, a été exécuté dans la ville de Racht.

12. Malgré un mois passé depuis l’arrestation de M. Reza Akbari et de son fils Ali, qui ont des proches au camp Liberty, le régime n’a pas donné la moindre information à la famille. Quatre frères et sœurs de M. Akbari ont été exécutés par le régime des mollahs. Sa sœur et Maryam Akbari Monfared, 38 ans, mère de trois enfants, ont été arrêtés le 31 décembre 2010 et condamnées à 15 ans de prison.

13. On est sans nouvelles du couple Hassan Sadeqi, Fatimeh Mothana et de leur fils de 16 ans Nima, arrêtés les 29 et 30 janvier. Cette famille a été arrêtée parce qu’elle préparait une cérémonie funèbre à la mémoire du père de Hassan, Gholam Hossein Sadeqi, membre de l’Ompi et résident du camp Liberty décédé d’une crise cardiaque le 23 janvier.

14. Mehdi Sajedifar, 35 ans. Par deux fois le régime a empêché son hospitalisation. Il est probablement atteint d’un cancer de l’œsophage. La raison derrière cet acte inhumain c’est qu’il a refusé de porter l’uniforme de prisonnier lors de son transfert à l’hôpital. Il est détenu dans la section 350 de la prison d’Evine.

15. Saleh Aldin Moradi est un derviche Gonabadi actuellement incarcéré à Adel Abad dans la ville de Chiraz, dans le sud-ouest de l’Iran. Il souffre de douleurs aux reins et d’hémorragie interne et comme il ne reçoit pas de soins médicaux, il est dans un état critique.

16. Mehdi Ramezani, père de Ramin Ramezani tué le 15 juin 2009 lors du soulèvement, a été condamné à trois ans de prison pour avoir organisé une cérémonie à la mémoire de son fils. Son épouse, Zahra Mokhtarzadeh, a eu une crise cardiaque le 12 février, après avoir appris la peine de son mari.

17. Pour intensifier la pression sur les prisonniers politiques, ces derniers mois, le régime les empêche d’acheter des produits alimentaires comme des produits laitiers ou des fruits.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 février 2013