• Khamenei taxe implicitement Rafsandjani de candidat de l’ennemi
• Une centaine de parlementaires appellent à l’élimination de Rafsandjani
Le 15 mai, Khamenei a implicitement mais indubitablement taxé Rafsandjani de candidat de l’ennemi : « L’ennemi (…) cherche quelqu’un pour rendre l’Iran dépendant, faible et retardé, dans divers domaines et aligner l’Iran sur des politiques étrangères. » Soulignant l’importance du conseil des gardiens, il a demandé à cet organe de présenter ceux qui sont « pieux » et aux gens de voter pour celui qui est le « plus pieux ». Khamenei qui s’inquiète des conséquences de l’élimination des candidats, étant donné la faiblesse et la crise du régime, a tenté de remonter le moral des membres du conseil des gardiens qui lui sont affiliés : « Même si une décision fondée sur la charia s’avère mauvaise, puisque que vous avez agi par devoir, vous devez quand même en être fier. ».
Khamenei qui planifie dès à présent un décompte frauduleux astronomique de voix, a confié : « Une participation enthousiaste et active aux élections offre au pays une immunité et réduit l’appétit des étrangers aux transgressions et à la malveillance ». Pour lui « décrire les conditions du pays comme étant critiques (…) provoquer le désespoir vis-à-vis de la résolution des problèmes et dépeindre l’avenir de la nation comme lugubre », sont des tactiques de l’ennemi pour « assombrir » l’élection du régime. (Télévision d’Etat, 15 mai).
Pendant ce temps, le mollah Mohammad Yazdi, membre du conseil des gardiens et du bureau présidentiel de l’assemblée des experts, a fait allusion aux luttes intestines : « Aujourd’hui, le guide est seul et ses proches se battent ouvertement contre lui. » Il a demandé au mollah Jannati, président du conseil des gardiens, d’avoir le courage d’annoncer l’incompétence de certains candidats ! Parlant du moral à plat de la plupart des ténors du régime, Yazdi a ajouté : “Certains responsables au plus haut niveau montrent de la lassitude et en s’expliquant disent (…) qu’ils ne sentent pas de motivation pour travailler (…) à l’heure actuelle, au conseil des gardiens nous sommes confrontés à un grand désastre et piégés entre des décisions célestes et terrestres. »
Au même moment, l’agence de presse des gardiens de la révolution rapportait qu’une centaine de parlementaires du régime, dans une lettre au conseil des gardiens, appelaient à l’élimination de Rafsandjani pour incompétence. Cette lettre qui a été remise au mollah Yazdi, jurisprudent au conseil des gardiens, dit que les « prises de position de Hachemi Rafsandjani s’opposent au régime du guide suprême ». La lettre dénonce : « Nul n’ignore le rôle de ceux qui se sont engagés avec leurs enfants dans la gestion de la sédition et l’encouragement et la coordination des dirigeants de la sédition. » Faisant allusion à certaines opinions de Rafsandjani, la lettre souligne : « Une responsabilité aussi importante que la présidence qui est confiée par Dieu et qui est le fruit du sang de milliers de martyrs ne peut lui être donnée, spécialement en considérant les problèmes exécutifs colossaux et son âge avancé. Il existe un crainte que les choses lui échappent pour tomber entre les mains de responsables qui n’ont jamais cru en la révolution (…) on attend du conseil des gardiens qu’il bloque la voie à ceux qui ont dévié comme il l’a fait par le passé. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 16 mai 2013

