vendredi, décembre 2, 2022
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Une étudiante franco-iranienne toujours interdite de quitter l’Iran

Agence France Presse – Une Franco-iranienne étudiante au Canada, qui a été détenue pendant un mois en Iran, a déclaré lundi qu’elle n’était toujours pas autorisée à quitter ce pays par les autorités, six mois après sa libération, dans une interview à la radio RFI.

"D’après les informations que ma famille m’a données, c’est le procureur qui va prendre la décision finale mais on ne sait pas quand", a répondu l’étudiante à qui l’on demandait si elle pouvait sortir d’Iran.

Mehrnoushe Solouki a été arrêtée le 17 février alors qu’elle réalisait un documentaire sur les suites de la guerre entre l’Iran et l’Irak en 1988 dans le cadre de ses études à l’Université du Québec (Canada).
 
"J’ai été arrêtée au moment ou je sortais d’une salle de montage par des hommes en civil qui m’ont barré la route", a-t-elle rappelé à Radio France internationale. Libérée le 19 mars 2007 après avoir versé une caution, elle ne peut toujours pas quitter l’Iran.

L’étudiante a indiqué avoir été "convoquée deux ou trois fois" depuis sa libération et que grâce à l’intervention de l’ambassade de France à Téhéran, elle avait pu récupérer son passeport et ses documents mais pas son ordinateur et ses cassettes qui, selon elle, ont été confisquées par le ministère des Renseignements.

Revenant sur ses conditions de détention à la prison d’Evin qu’elle a qualifiées d’"inhumaines", elle a indiqué qu’elle dormait à même le sol, sous la lumière permanente d’un néon et subissait des interrogatoires presque tous les soirs.

"On était privé de tous les repères. J’étais seule dans ma cellule mais j’entendais les hurlements des autres prisonniers. Apparemment c’était les cris d’hommes torturés mais quand je posais la question aux gardiens ils me répondaient qu’ils jouaient au football", a indiqué Mme Solouki.

Interrogée sur les reproches qui lui auraient été faits par les autorités iraniennes, elle a répondu que les interrogatoires "mettaient l’accent sur mes activités professionnelles en France et les raisons de mon émigration au Canada".

"On me demandait aussi si je touchais une bourse spécifique de la commission des droits de l’Homme au Canada", a-t-elle ajouté. 
 

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