mercredi, février 1, 2023
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Un tribunal condamne les mollahs à indemniser des familles de victimes d’un attentat en 1983

Par Reza Shafa*

CNRI – Le 7 septembre, un tribunal fédéral a jugé que les mollahs devaient indemniser les familles de Marines américains tués dans un attentat en 1983 à Beyrouth, à hauteur de 2,65 milliards de dollars pour compenser la perte de leurs êtres chers. 

Le 23 octobre 1983, vers 6h20, un camion Mercedes-Benz jaune est entré dans   l’Aéroport International de Beyrouth, où le 8e régiment du 1er Bataillon de Marines américains avait installé son QG. Le camion avait été substitué à une camionnette de livraison d’eau. Le véhicule a tourné sur une route menant à la garnison des Marines et a contourné un parking. Le conducteur a soudain accéléré et foncé sur la clôture métallique du parking, passant deux postes de sentinelle, avant d’écraser un portail et de fondre sur le quartier général. Les sentinelles à la porte ont agi conformément au règlement, ce qui a rendu une réaction rapide difficile. Le temps que les deux sentinelles arment et épaulent leurs fusils, le camion était déjà à l’entrée du bâtiment.

Le kamikaze a déclenché sa bombe, qui équivalait à environ 5,400 kg de TNT. La force de la déflagration a fait s’effondrer le bâtiment de quatre étages, le réduisant en gravats, avec tous ses occupants. Un juge fédéral américain a dit qu’il s’agissait de la plus grande explosion conventionnelle jamais (délibérément) effectuée dans le monde. Selon Eric Hammel dans son histoire des Fusiliers marins, « la force de l’explosion a d’abord soulevé la structure entière de quatre étages, arrachant ses bases de colonnes en béton, chacune mesurant 4,5 m de circonférence et renforcée par des tiges d’acier épaisse. La construction est alors retombée sur elle. Une onde de choc massive et une boule de gaz en feu se sont alors propagées dans toutes les directions."

En plus d’avoir planifié et commandé l’opération toute entière, les dirigeants du régime de mollahs s’en sont ouvertement vantés.

Ali Akbar Hachemi Rafsandjani qui vient d’être élu à la tête de l’Assemblée des Experts du régime iranien, avait été un des premiers à se féliciter de l’opération. Le 6 mai 1989, pendant la prière du vendredi, il avait déclaré : « Au Liban nous avons été témoin d’un exemple, quand les Marines américains sont arrivés dans ce pays (…) la jeunesse libanaise a fait s’écrouler leur bâtiment sur leurs têtes (…) Les Etats-Unis au Liban ont reçu un coup dévastateur, quel déshonneur (…) Ils nous en accuseront sûrement. Il est vrai que nous en revendiquons la responsabilité."  

Dans un discours avant le sermon du vendredi le 28 août 1986, le ministre du Corps des Gardiens de la révolution d’alors (le CGR), Mohsen Rafiqdoust avait dit : "les explosifs mêlés à l’idéologie ont envoyé environ 400 militaires américains en enfer à Beyrouth."

La planification, la logistique et l’opération des attaques terroristes à Beyrouth étaient supervisées à ce moment par le commandant Hossein Mosleh du CGR.

Le 8 novembre 1986, l’Agence France Presse citait un article de Newsweek annonçant que, "Les écoutes de l’Agence de Sécurité nationale américaine (la NSA) placées sur les conversations téléphoniques d’Ali Akbar Mohtachami, ambassadeur  iranien en Syrie, ont révélé qu’il avait dit au ministre iranien des Affaires étrangères avoir ordonné l’attentat de 1983 qui avait fait 241 morts chez les Fusiliers marins." 

*Reza Shafa est un expert des réseaux de renseignements du régime iranien, en Iran et à l’étranger. Il a mené des recherches poussées sur le VEVAK, les services secrets du CGR et la force Qods. Il contribue actuellement au site du CNRI.

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