lundi, novembre 28, 2022
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Un rapport sur les intrigues du régime iranien contre l’OMPI en Albanie

Iran-Protests-Machhad

‘Lies and Spies’ (Tromperies et Espions) est le titre d’un nouveau rapport sur les activités du régime iranien contre l’opposition démocratique. Produit par Struan Stevenson, ancien eurodéputé écossais, il révèle les dessous d’une campagne massive de désinformation pour diaboliser la Résistance iranienne. Voici ce qu’écrit l’introduction du rapport:

Le soulèvement en Iran intensifie la colère des mollahs contre l’opposition

Les protestations sociales qui ont commencé douze mois plus tôt ont embrassé l’Iran lors d’un soulèvement populaire en décembre 2017 et janvier 2018. En peu de temps, plus de 140 villes iraniennes sont devenues le théâtre d’affrontements entre les manifestants et les forces gouvernementales.
Selon les responsables du régime, les bureaux des 60 Imams de la prière de vendredi, des représentants du Guide Suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei, et les centres de répression et de pillage dans chaque région, ont été brûlés par la population. De nombreuses bases de la milice Basij et des Gardiens de la révolution (pasdaran) ont été pris d’assaut par par de jeunes manifestants.

Les responsables du régime ont très vite reconnu que le principal mouvement d’opposition, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), avait joué un rôle clé dans les manifestations contre la dictature. Selon l’Agence France-Presse (AFP), le 2 janvier 2018, le Président Hassan Rohani a appelé son homologue français Emmanuel Macron pour lui demander de prendre des mesures contre l’opposition iranienne qui a son siège à Paris et l’a accusée d’avoir fomenté les récentes manifestations. Le président Macron a rejeté sa demande.

Le 9 janvier 2018, l’Ayatollah Khamenei a déclaré que l’OMPI avait organisé le soulèvement et a implicitement menacé d’exécuter les manifestants.

Une répression brutale en réponse au soulèvement

Le régime a pu arrêter temporairement ces soulèvements grâce à des arrestations massives, bien que des protestations de moindre envergure se soient poursuivies. Les récentes manifestations dans tout l’Iran indiquent que la population en a assez de la dictature théocratique. Elle aspire à la liberté, à la justice, à la démocratie et à l’État de droit, Mais les pasdaran et leurs cohortes répondent avec la répression brutale habituelle et plus de 8 000 manifestants, pour la plupart de jeunes, dont beaucoup de femmes, ont été arrêtés. Au moins quatorze d’entre eux sont mort sous la torture. Le 8 février, les responsables du régime ont annoncé que le Dr Kavous Seyyed Emami, un éminent écologiste, s’était suicidé en prison. Il a été arrêté 15 jours plus tôt, le 24 janvier 2018, sur la base d’accusations absurdes. Dans le même temps, la visite d’une délégation parlementaire européenne en Iran en février, a coïncidé avec la reprise des exécutions arbitraires et sommaires. Le 14 février, 10 prisonniers ont été cruellement pendus à la prison de Gohardacht à Karaj.

Les intrigues du régime en Albanie : le revers de la répression intérieure

Le revers des mesures répressives à l’intérieur du pays est la multiplication des complots contre les membres de l’OMPI en Albanie. Le transfert organisé et sécurisé hors d’Irak du dernier groupe de ces réfugiés en 2016, dont beaucoup ont trouvé refuge en Albanie, a provoqué rage et frustration à Téhéran, qui a vu ses plans initiaux d’annihilation de l’OMPI déjoués.

L’ancienne petite ambassade iranienne en Albanie a été transformée en l’une des plus grandes ambassades du régime dans la région. Début 2016, alors que les membres de l’OMPI étaient transférés en Albanie par groupes, Téhéran a rapidement envoyé un nouvel ambassadeur, Gholam Hossein Mohammadnia, en Albanie. Mohammadnia est un ancien haut responsable du Renseignement et a également fait partie de l’équipe iranienne de négociations nucléaires avant d’accepter sa dernière nomination en Albanie. Son mandat principal à Tirana est de continuer à mettre en œuvre les complots malveillants du régime contre l’OMPI.

Récemment, un autre haut responsable du renseignement, Mostafa Roodaki, s’est joint à lui en tant que premier Secrétaire. L’attaché culturel de l’ambassade, Ahmad Hosseini Alast, est un haut responsable de l’Organisation pour la Culture islamique et la Communication, un organisme majeur responsable de l’exportation du terrorisme et du fondamentalisme. Il est devenu tout à fait évident que la mission principale de l’ambassade et de tout son personnel est de conspirer contre l’OMPI.

Dans le cadre de cette politique, le régime des mollahs a mis en place des stations de renseignement et de surveillance formelles et informelles dans les Balkans. En outre, le régime essaie d’étendre son influence dans ce pays en envoyant un nombre sans précédent de délégations sous le couvert d’activités culturelles ou religieuses.

Ce rapport examine les activités des services de Renseignement iraniens visant à détruire et à diaboliser le mouvement d’opposition démocratique avec un accent particulier sur l’Albanie.

Source : Lies and Spies

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