mardi, décembre 6, 2022
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Un nom pour le père de la course de l’Iran aux têtes nucléaires

Par Michel Smith

The Sunday Times, 23 mars – Un officier supérieur des gardiens de la révolution iraniens est apparu comme le père d’un programme nucléaire que les services secrets occidentaux croient destiné à la production d’une ogive capable de dévaster n’importe quelle ville du Moyen-Orient.

Apparemment enseignant en physique à l’université Imam Hussein de Téhéran, Mohsen Fakhrizadeh-Mahabadi est considéré comme l’équivalent iranien de AQ Khan, le scientifique qui a mené la course d’armes nucléaires du Pakistan avec l’Inde.

Le Conseil national de la Résistance iranienne, une coalition de groupes  opposés au régime de Téhéran, a été le premier à identifier Fakhrizadeh, 47 ans, comme un des personnages clés du programme nucléaire de l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (l’AIEA) l’a aussi désigné comme l’homme qu’elle voudrait le plus interviewer sur le programme, ajoutant que malgré des demandes répétées le gouvernement iranien a refusé.

Les renseignements montrés aux représentants de l’AIEA le mois dernier, comprenait des documents venant d’un ordinateur portable iranien. Ils désignaient Fakhrizadeh comme le responsable. Une liste du personnel mettait Fakhrizadeh au sommet de l’organisation dirigeant le programme, tandis que d’autres documents le montraient élaborant le budget de la recherche et fixant les règles concernant les parties du projet sur lesquelles les scientifiques peuvent discuter avec des collègues.

Ils suggèrent fortement que Fakhrizadeh serait le chef du “Projet 111”, une tentative iranienne de produire une tête nucléaire capable d’exploser à 600 m d’altitude et dévastant un vaste secteur.

Les documents obtenus sur l’ordinateur portable par les services de renseignements américains laissaient entendre qu’une ogive était conçue pour s’adapter sur le missile Shahab-3 de l’Iran. Israël serait  la cible la plus probable.

Les autorités européennes ont été étonnées quand le rapport des services de renseignement des Etats-Unis a dit en décembre dernier que l’Iran avait arrêté de travailler sur l’élaboration d’armes nucléaires en 2003. Bien qu’il y ait les preuves d’une suspension après  l’invasion de l’Irak, d’autres analystes pensent que le programme a repris.

Simon Smith, le représentant permanent britannique à l’AIEA, estime que « certaines dates que le secrétariat a présenté allaient certainement au-delà de 2003 ».

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