
Le régime des mollahs au pouvoir en Iran est sur le point de finaliser un traité en coulisse avec le gouvernement belge afin que son diplomate-terroriste Assaddollah Assadi soit libéré de prison et renvoyé en Iran. Assadi a été condamné pour avoir orchestré un projet d’attentat à la bombe visant un rassemblement de 2018 en faveur de la coalition de l’opposition iranienne, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), près de Paris, auquel des dizaines de milliers de personnes et des centaines de législateurs, de hauts fonctionnaires actuels et anciens et de dignitaires politiques du monde entier ont assisté.
Heureusement, l’attentat a été déjoué par les autorités européennes, ce qui a permis l’arrestation, la condamnation et l’emprisonnement d’Assadi et de ses trois complices. La libération d’Assadi serait un nouveau coup bas dans l’histoire de complaisance des gouvernements occidentaux vis-à-vis des dictatures.
Un traité scandaleux gardé secret jusqu’à la dernière minute
Le 11 mars, Gholam-Hossein Dehghani, l’ambassadeur du régime iranien en Belgique et au Parlement européen, a signé un traité avec les autorités judiciaires belges pour la libération d’Assadi et d’autres criminels condamnés. En échange, Téhéran libérerait des ressortissants belges ou des personnes ayant une double nationalité, pris en otage par les services de sécurité et de renseignement des mollahs en Iran, et condamnés à la prison, voire à la mort, sur la base d’accusations bidon. Ce traité, tenu secret jusqu’au 30 juin,
prévoit la libération des personnes condamnées entre la Belgique et Téhéran pour qu’elles purgent ensuite le reste de leur peine de prison dans leur propre pays.
C’est une véritable insulte à la conscience et à la compréhension des peuples du monde entier, et en particulier du peuple iranien, que de voir un cerveau terroriste du régime des mollahs passer le reste de ses 16 années de prison parmi les mêmes individus qui lui ont ordonné de commettre l’attentat terroriste de 2018.
Conférence de presse en direct sur l'accord honteux entre la Belgique et le régime iranien pour faire libérer le diplomate terroriste Assadollah Assadi#DontFreeTerroristshttps://t.co/YFdHGhpkvI
— CNRI-France (@CNRIFrance) 5 juillet 2022
Cependant, ce qui a été important et décisif depuis le 30 juin, lorsque la nouvelle de ce traité secret a éclaté, c’est la campagne mondiale lancée contre ce traité politique odieux entre la dictature terroriste de Téhéran et Bruxelles qui est considérée comme la capitale politique de l’Europe moderne. Le CNRI et ses partisans dans le monde entier ont été le fer de lance de cette campagne à tous les stades possibles.
L’indignation internationale face à la complaisance avec les mollahs
Les membres du Parlement belge, ainsi que nombre de leurs collègues du Parlement européen, et une longue liste de dignitaires américains et européens ont élevé la voix contre cette initiative injuste et fait pression sur le gouvernement belge pour qu’il mette fin à ce traité. Les partisans du CNRI ont également organisé de nombreuses manifestations devant les ambassades belges dans différents pays, tout en lançant des campagnes juridiques, politiques et médiatiques dans tous les pays possibles.
Dans une déclaration, des dizaines de législateurs britanniques ont mis en garde : « [La] libération d’Assadi, sous quelque prétexte que ce soit, portera un coup dur aux efforts déployés pour combattre et contrer le terrorisme d’État iranien sur le sol européen et compromettra la coopération antiterroriste qui a conduit à l’arrestation et à la condamnation d’Assadi.
Dans une autre déclaration, l’organisation à but non lucratif « Justice pour les victimes du massacre de 1988 en Iran (JVMI), a averti : « Permettre à Assadi de purger le reste de sa peine de 20 ans en Iran, l’État qui était responsable de la tentative d’attentat terroriste, tournerait en dérision l’État de droit et favoriserait une plus grande impunité pour le gouvernement iranien et ses responsables impliqués dans le terrorisme et les crimes contre l’humanité. »
La JVMI a également mis en garde contre le fait que le projet de traité comprend un article qui stipule que « chaque partie peut accorder la grâce, l’amnistie ou la commutation de la peine conformément à sa Constitution ou à d’autres lois. »
Cet article permettrait effectivement au gouvernement iranien d’accorder une grâce à Assadi dès son arrivée en Iran.
Le Comité international en quête de justice a souligné le rôle des plus hautes sphères du pouvoir en Iran dans l’orchestration de cet attentat. Dans sa déclaration, l’ISJ a averti : « Il ne fait aucun doute que le complot terroriste d’Assadi a été ordonné par les plus hautes sphères du régime, notamment par le Guide Suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, le président de l’époque, Hassan Rouhani, et le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Javad Zarif. L’UE aurait dû exiger qu’ils rendent des comptes.
Il ne fait également aucun doute que si ces prisonniers sont autorisés à retourner en Iran, on ne leur demandera jamais de purger des peines de prison dans ce pays. En effet, ils seront traités comme des héros et éventuellement promus. Leur libération de prison en Belgique tournerait la justice en dérision et enverrait le signal le plus clair au régime des mollahs qu’il peut mener des attaques terroristes en Europe en toute impunité. En effet, ils pourraient même être encouragés à prendre d’autres otages européens pour les utiliser comme monnaie d’échange lors de futurs échanges de prisonniers. »
John Bercow, président de la Chambre des communes britannique pendant 10 ans, jusqu’en 2019, a écrit à la présidente du Parlement belge Éliane Tillieux : « Ce traité est vicié dans ses fondements. Premièrement, il aide Assadi et ses trois complices, qui devraient pourrir dans une prison belge pour l’odieux complot qu’ils ont ourdi, à échapper à la justice et à la responsabilité. Deuxièmement, cette initiative peu judicieuse montre clairement que la théocratie au pouvoir en Iran peut s’en tirer avec un meurtre terroriste.
Quelles garanties y a-t-il que les mollahs n’enverront pas à nouveau leurs escadrons de tueurs à gages en Europe pour se livrer au terrorisme et cibler les dissidents, comme ils l’ont fait en toute impunité au cours des quatre dernières décennies ? Troisièmement, comment peut-on même envisager l’idée que l’État qui a chargé Assadi et ses co-terroristes de poser la bombe les maintiendra en prison une fois rapatriés ? Une telle présomption est non seulement naïve, mais aussi une insulte à notre intelligence. Il ne fait aucun doute dans mon esprit qu’ils seraient accueillis en héros. Comme le montrent clairement les documents judiciaires, il s’agissait d’un acte de terreur parrainé par l’État et décidé aux échelons les plus élevés du régime des mollahs, et non de l’initiative personnelle de quelques individus malhonnêtes.
Quatrièmement, ce traité et son adoption ultérieure, à laquelle je vous conseille vivement de vous opposer, créent un dangereux précédent ailleurs en Europe, car d’autres nations dont les citoyens sont retenus en otage par Téhéran pourraient tenter de conclure des traités similaires. Vous conviendrez, je l’espère, qu’une telle évolution ferait de l’Europe un terrain de jeu pour les escadrons de tueurs terroristes envoyés par Téhéran, et menacerait non seulement la sécurité de l’Europe, mais aussi la vie et les libertés des réfugiés iraniens sur le sol européen. »
Des dizaines de déclarations similaires ont été publiées par des groupes de défense des Droits de l’Homme, des associations de la diaspora iranienne, des législateurs et des politiciens qui sont réellement alarmés par les répercussions du renvoi d’Assadi à Téhéran.
Parallèle, les partisans de la Résistance iranienne ont organisé des rassemblements de protestation dans des dizaines de villes à travers le monde, demandant au gouvernement belge d’annuler ce traité scandaleux.
Les conséquences de la complaisance
L’objectif de cette initiative massive est d’avertir les nations du monde et les responsables gouvernementaux de différents pays des dangers de succomber à de tels traités avec le régime des mollahs. Téhéran considérerait cela comme un nouveau feu vert pour se lancer dans de nouveaux complots et crimes terroristes dans le monde entier.
La complaisance enhardit les dictateurs, en particulier la dictature terroriste qui règne aujourd’hui en Iran. Le seul langage que ces États despotiques comprennent est celui de la fermeté, de la détermination et de la volonté de l’étayer par des mesures concrètes.
Si la communauté internationale entend mettre un terme au terrorisme mondial, elle doit adopter une politique forte face au banquier central du terrorisme international, la théocratie au pouvoir en Iran.
Chamberlain a adopté la complaisance face à Hitler, ce qui a conduit à la Seconde Guerre mondiale. Plus récemment, l’Occident a refusé d’adopter une politique forte face à Poutine, ce qui a conduit à la guerre actuelle en Ukraine.
Les mollahs de Téhéran ont observé de près la situation, profitant de la politique de complaisance menée par l’Occident depuis des décennies pour semer la pagaille au Moyen-Orient et au-delà, et prendre des ressortissants occidentaux en otage pour les échanger contre leurs terroristes condamnés.
Le moment est venu de mettre fin à ce cycle de complaisance et de terrorisme. L’Occident doit rester ferme face aux dictateurs.

