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Poutine : Les négociations nucléaires avec l’Iran ne sont pas simples

Poutine : Les négociations nucléaires avec l’Iran ne sont pas simples The Associated Press , 22 février – Les négociations avec l’Iran sur la proposition russe visant à résoudre la crise internationale sur le programme d’armes nucléaires suspecté de Téhéran ne sont pas faciles, a déclaré mercredi le président Vladimir Poutine.

« Les négociations ne sont pas faciles mais nous comptons bien aboutir à un résultat positif », a affirmé Poutine aux journalistes lors de sa visite en Azerbaijan.

Le chef d’État russe a déclaré que l’offre du Kremlin d’enrichir de l’uranium pour Téhéran afin d’éviter le risque que les Iraniens utilisent le combustible nucléaire pour des armes atomiques devrait être « parfaitement acceptable » pour l’Iran et pourrait être utilisée comme « un moyen de résoudre le problème ».

« Nous ne perdons pas notre optimisme », a assuré Poutine. « Nous attendons la réponse finale des négociateurs iraniens et nous espérons un résultat positif. »

Mardi, les négociateurs des deux pays ont achevé à Moscou deux journées de pourparlers peu concluantes au sujet de l’initiative russe.
 
Mercredi, les journaux russes ont cité les responsables iraniens disant que l’Iran n’était pas prêt à accepter le plan russe car Téhéran insistait sur son droit de conduire lui-même ses activités d’enrichissement.

« Il n’y a aucune raison à ce stade de reprendre le dialogue », a déclaré un haut responsable proche de la délégation iranienne, selon le quotidien Vedomosti.

Le négociateur iranien en chef, Ali Hosseinitash, a qualifié la réunion de Moscou de « positive et constructive », mais certains Russes ont exprimé leurs craintes que l’Iran se serve du compromis proposé par le Kremlin pour gagner du temps et éviter des sanctions internationales.

La proposition russe, qui a le soutien des États-Unis et de l’Union Européenne, est considérée comme la dernière chance de remédier aux inquiétudes internationales au sujet des ambitions nucléaires suspectées de l’Iran. Téhéran a rejeté les requêtes d’un retour au gel de l’enrichissement de l’uranium.

L’organe de surveillance nucléaire des Nations Unies, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique, va se réunir le 6 mars où pourrait débuter alors un processus menant à l’intervention du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui a le pouvoir d’imposer des sanctions contre l’Iran.