jeudi, décembre 1, 2022
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L’Iran possède des installations nucléaires souterraines secrètes, d’après un groupe de résistance

installation nucléaire en IranAssociated Press, Londres, 20 décembre – Un groupe iranien exilé a affirmé mardi que Téhéran avait construit secrètement un réseau de tunnels et d’installations souterraines avec l’aide de deux scientifiques russes dans le but de dissimuler une partie de son programme atomique et de missiles.

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) prétend que ces installations cachent du matériel nucléaire, des ateliers de recherche et des centres de contrôle et de commande nucléaires et de missiles. Le groupe affirme que ces informations proviennent de sources de l’establishment iranien, mais ne les a pas identifiées.

« La Résistance iranienne a reçu des informations concernant 14 emplacements où ces tunnels et installations souterraines ont été construits près de Téhéran, Ispahan, Qom et d’autres villes », a déclaré Hossein Abedini, membre de la commission des affaires étrangères du groupe.

Abedini a révélé à la presse dans une salle de conférence du parlement que l’Iran utilisait des sociétés de couverture et de la technologie importée d’autres pays pour son projet de construction de tunnels.
Il a également affirmé que l’Iranian Tunneling Association, qui a été fondée selon lui en 1998 par Mahmoud Ahmadinejad, l’actuel président de l’Iran, « a joué un rôle fondamental dans la dissimulation du projet du régime de construction de tunnels liés au nucléaire et aux missiles ».

Il dit que deux scientifiques russes, qu’il a identifiés sous les noms de André Kridiko  et Lakht, avaient « coopéré avec le régime iranien pour la construction de ces installations protégées ». Il n’a donné aucune autre information à leur sujet.
La Russie aide l’Iran à construire un réacteur nucléaire à Bouchehr, en Iran, projet qui selon Téhéran est strictement destiné à la génération d’électricité. Cependant, les États-Unis accusent Téhéran de se servir de ce projet pour dissimuler sa tentative de fabrication d’armes atomiques.

Les dirigeant israéliens ont parlé ouvertement de la possibilité d’une attaque en Iran, soit seul, soit avec d’autres pays, afin de paralyser ses capacités de développement nucléaire.
L’exactitude des informations divulguées par le CNRI, l’arme politique des Moudjahidin-e-Khalq, groupe que Washington et l’Union Européenne considèrent comme une organisation terroriste, n’a pas toujours été vérifiée.
Il y a trois ans, le groupe a révélé des informations concernant deux sites nucléaires cachés et qui ont conduit à la découverte de presque deux décennies d’activités atomiques secrètes en Iran et ont suscité la crainte actuelle autour de l’éventualité de la fabrication d’une bombe atomique par Téhéran. Mais la plupart des informations que le groupe a divulguées depuis appuyant le fait que l’Iran possède un programme secret d’armement n’ont pas été publiquement vérifiées.
Abedini a demandé avec insistance à l’Agence internationale de l’énergie atomique et à l’Union européenne de cesser les négociations avec l’Iran sur son programme nucléaire et de renvoyer son dossier au Conseil de Sécurité de l’ONU afin de déterminer si la « dictature religieuse » de Téhéran doit subir des sanctions pour avoir violé les accords internationaux en « essayant de se procurer des armes nucléaires ».
Mohamed ElBaradei, directeur général de l’AIEA, a déclaré que le programme de l’Iran leur a été dissimulé pendant 20 ans et que plus de transparence était nécessaire de la part de Téhéran pour que l’agence puisse apaiser les craintes et décider si ce programme est pacifique ou avait pour objet le développement d’armes nucléaires.
Dans un discours à Londres plus tôt dans le mois, ElBaradei a déclaré que le programme d’enrichissement d’uranium de l’Iran, qui pourrait éventuellement conduire à la construction d’armes nucléaires, restait en suspens et que l’AIEA « n’avait pas de preuve tangible ».
L’Iran affirme vouloir simplement produire du combustible, mais la communauté internationale craint de plus en plus que le programme soit détourné. Les négociations entre l’UE et l’Iran au sujet de ce problème épineux devraient reprendre cette semaine.

 

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