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Libérer ce peuple de 70 millions d’âmes en quasi-totalité contre le régime en Iran (Dr. Radjavi)

CNRI – « Vous savez qu’en dépit de l’exécution de plus de 120.000 membres de cette résistance parmi lesquels se trouvaient trois membres de sa propre famille et cinq membres de la famille de son époux, Maryam Radjavi s’est prononcée pour l’abolition de la peine de mort », a rappelé le Dr Saleh Radjavi, président de la Commission de la Santé et représentant en France du CNRI qui intervenait lors d’une conférence sur la peine de mort en Iran, à la Maison de la Chimie à Paris le 5 octobre, à l’initiative du Comité français contre les exécutions en Iran.

 

Il était entouré de juristes et de défenseurs des droits de l’homme, comme le Bâtonnier Gilles Paruelle, Mgr Jacques Gaillot, le député maire de Montreuil Jacques Brard, Me Daniel Jacoby ancien président de la FIDH, Me Patrick Baudouin, président d’honneur de la FIDH, Pierre Bercis, président des Nouveaux Droits de l’Homme, Mme Anissa Boumediene,  écrivain et islamologue, et Me Reza  Rohani, président de la commission des Minorités au CNRI.

Voici un extrait de son intervention :

Je pense que tout a été dit et que le film a été assez éloquent. En voyant le film je ne pouvait pas m’arrêter de rendre hommage aux efforts inlassables de Robert Badinter, Garde des Sceaux, qui ont abouti le 9 octobre 1981 avec l’abolition de la peine de mort en France. Cet aboutissement allait dans le sens des aspirations de nombreuses personnalités publiques et politiques et françaises qui depuis longtemps, précisément depuis 179, depuis plus de deux siècles, avaient oeuvré dans ce sens. Dans l’ordre chronologique on peut citer Condorcet, l’abbé Grégoire, Victor Hugo, Aristide Briand, Albert Camus, Alfred Kessler et d’autres. Mais cette abolition de la peine de mort en France a déclenché une dynamique formidable, elle s’est répandue en tache d’huile et plusieurs pays ont suivi. De même le congrès mondial pour l’abolition de la peine de mort réuni à Strasbourg en 2001 s’est fixé comme objectif de l’étendre à tous les pays du monde. Et aujourd’hui, la condition sine qua non d’adhésion au conseil de l’Europe c’est l’abolition de la peine de mort.

Mais, car il y a un mais, comme toutes les médailles ont leur revers, et chaque paradis a ses serpents, on est effrayé par la recrudescence impitoyable incroyable et intolérable des exécutions sommaires et publiques dans la république des mollahs. Les chiffres officiels font état de 500 exécutions en moins de 2 ans, de 251 en 2007. Sans compter qu’il y a 600 condamnés qui attendent dans les couloirs de la mort à l’heure actuelle dans la seule prison de Gohardacht en Iran. Les chiffres ont été dits mais ces exécutions ont des particularités assez significatives. Tout d’abord elles sont publiques. Les habitants des quartiers sont obligés et contraints d’assister à ces scènes d’horreurs qui sont largement diffusés dans la télévision et les journaux de l’Etat.

Vous avez pu constater que parfois qu’un condamné la corde au cou, serein et souriant, essaie de remonter le moral des spectateurs plongés dans une tristesse absolue. D’autre part un grand nombre d’opposants iraniens sont exécutés ainsi sous le prétexte fallacieux de délit de droit commun. Il faut noter également que le nombre de femmes exécutées ainsi que des jeunes et des enfants mineurs ne cesse d’augmenter. Le chiffre que je viens de vous annoncer fait abstraction de 105 personnes tuées à bout portant durant les deux dernières années par les pasdarans au cours de manifestations dans diverses villes iraniennes, notamment à Ahwaz, au Kurdistan iranien, à Naghadeh ou ailleurs. En effet le régime des mollahs est en permanence secoué par des manifestations publiques, on en dénombre 500 environ par an. Des manifestations étouffées dans le sang et dont malheureusement, comme tout le monde l’a constaté, personne ne parle. Ce chiffre ne tient pas compte aussi d’un nombre important d’opposants que le régime essaie d’éliminer par les accidents dit de la circulation. Il ne tient pas compte non plus de ceux que l’on jette de la falaise ou de la montagne. Il ne tient pas compte non plus des lapidations à mort, qui continuent, au nom de l’islam.

Un islam déformée, dénaturé, instrumentalisé, criminalisé et je dirai même déshonoré. Car l’islam authentique comme chaque sourate du Coran le précise, c’est la religion de la clémence, c’est la religion de la miséricorde, de la tolérance et du pardon.

A ces exactions que vous avez vues dans le film, il faut ajouter une autre campagne de répression qui s’abat sur les femmes : 150.000 qui ont été arrêtées et maltraitées pour la mauvaise tenue vestimentaire, quand même ce n’est pas rien. En ce qui concerne la lapidation, il faut rappeler que Mohammad Javad Laridjani le conseiller du chef du pouvoir iranien déclaré très calmement : « la lapidation n’est ni une torture, ni un châtiment impropre ». Ahurissant ! Mais je pense que dans la tête de cet homme qui connaît ce sui se passe dans les prisons et dans les lieux de détention secrets du régime, les 74 sortes de tortures infligées aux opposants, c’est quand même quelque chose devant lesquelles pour cet homme la lapidation n’a pas une importance considérable.

Nous sommes dans un système où Ahmadinejad, le président de la république n’est qu’un tortionnaire notoire. Il pratiqué et enseigné la torture dans la sinistre prison d’Evine où il a à son actif d’avoir tiré des coups de grâce sur un millier des suppliciés en fin de course.

A l’opposé de ce régime, vous avez en face son alternative démocratique, le Conseil national de la Résistance iranienne qui ne cesse de répéter par la bouche de sa présidente Maryam Radjavi, ses objectifs et les raisons de sa lutte qui sont l’instauration d’une démocratie pluraliste et laïque, où la torture, les châtiments corporels et les traitements dégradants et inhumains et la ségrégation sous toutes ses formes sont proscrites. Vous savez qu’en dépit de l’exécution de plus de 120.000 membres de cette résistance parmi lesquels se trouvaient trois membres de sa propre famille et cinq membres de la famille de son époux, Maryam Radjavi s’est prononcée pour l’abolition de la peine de mort.

Notre combat vise à faire de l’Iran une démocratie, un îlot de paix, qui sera par ailleurs un acteur et un vecteur de la démocratie et de la stabilité dans la région du Moyen-Orient.

Ici on se pose deux questions : quelles sont les raisons des mollahs pour commettre autant de violence et de barbarie ? Et quelles sont les solutions à ce problème absolument inhumain et incroyable. C’est très simple. Vous savez que tous les régimes dictatoriaux, lorsqu’ils sont à bout de force, lorsqu’ils n’ont pas des assises populaires assez importantes, ils perdent pied et augmentent la répression.

Le régime des mollahs aussi sent la température de la société iranienne, sent que la terre tremble sous ses pieds et à ce moment là, il augmente la répression. La flèche d’exécutions et de répression qu’on a constaté à partir de juillet dernier, de juillet dernier à aujourd’hui 164 personnes ont été exécutées. Cette flèche correspondait aux manifestation de masse à travers à la suit d l’augmentation du prix de pétrole qui ont dégénéré en manifestations populaires et qui risquaient d’entraîner un soulèvement qui serait la fin des mollahs.

Avec ces exécutions et avec cette campagne de répression, le régime des mollahs tente d’éviter ce renversement. En réalité, le point faible des mollahs se trouve à l’intérieur de l’Iran. A l’intérieur il augmente la répression, et à l’extérieur à coups de pétro dollars et de marchandage, il va essayer et réussir malheureusement de mettre son opposition démocratique et principale avec les objectifs que je vous ai décrits, sur la liste des organisations terroristes et ce malgré le verdict de la cour européenne de justice. Ce qui est une injustice incroyable ; ce qui est par ailleurs une façon de piétiner les valeurs démocratiques républicaines.

Alors quelles sont les solutions ? Maryam Radjavi le répète depuis trois ans : C’est la 3e voie. Ce n’est pas la guerre et l’attaque militaire contre le régime des mollahs qui pourraient régler le problème car la victime essentielle sera le peuple iranien. D’autant plus que les mollahs pensent que ceux qui avancent cette hypothèse n’ont pas les moyens de l’appliquer. Ce qui explique l’arrogance d’Ahmadinejad à l’Assemblée générale de l’ONU.

Par ailleurs on l’a répété à maintes reprises, Mme Radjavi notamment l’année dernière au Conseil de l’Europe, la politique de négociation, de dialogue et de complaisance avec les mollahs a touché à sa fin et il faut l’enterrer définitivement. Cette politique depuis quatre ans a donné l’occasion aux mollahs de plonger la région du Moyen Orient dans le feu et dans le sang. Elle leur a donné l’occasion de parfaire leur technique en matière d’armement nucléaire. Elle leur a donné l’occasion d’installer leur pions et leurs terroristes un peu partout. Elle leur a donné l’occasion d’acheter al Qaïda et de l’installer dans la corne d’Afrique et vous avez pu assister et entendre parler de ce qui s’est passé en Algérie récemment. Donc dans ces conditions, la solution qui parait la plus efficace la plus rentable, c’est de s’appuyer sur le peuple iranien, c’est de libérer ce peuple de 70 millions d’âmes et qui sont en majorité, en quasi-totalité contre ce régime.  En quoi faisant ?

En arrêtant la politique de négociation et de complaisance à l’égard de ce régime. En imposant à ce régime un embargo total comme celui qui a eu raison du régime de l’apartheid en Afrique du sud.  En supprimant l’OMPI qui était à comprendre ce régime, ses objectifs et a eu le courage de le contrer, sortir cette organisation de la liste du terrorisme. Ça sera la justice et ça permettra d’éviter aux générations futures des catastrophes considérables. Car les mollahs  essaient d’installer sur la rive gauche de la méditerranée leur terrorisme pour pouvoir faire du chantage de plus en  plus. Vous comprendrez qu’un régime comme celui-ci, s’il est doté de l’arme nucléaire, il est difficile de pouvoir le contrer. D’ailleurs, les activités de ce régime dans ce domaine visent essentiellement à le stabiliser à l’intérieur où se trouve son ennemi mortel et essentiel, le peuple iranien.