samedi, décembre 3, 2022
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Le Congrès mécontent d’avoir été contourné au sujet de l’accord sur l’Iran

Des Républicains du Sénat américain affirment que l’administration Obama est sur le point de contourner le Congrès en autorisant les Nations Unies à approuver un accord nucléaire avec le régime iranien que les législateurs n’ont pas signé, et encore moins convenablement examiné. La bataille réunit les Républicains, du candidat conservateur aux présidentielles, le Sénateur Ted Cruz, au président de la Commission des Affaires Etrangères, le  Sénateur Bob Corker.

 

Le Sénateur John Thune (Républicain – Dakota du Sud), président de la Conférence républicaine du Sénat, a exhorté l’administration à repousser le vote du Conseil de Sécurité de l’ONU.

La manœuvre hâtive en direction du vote de l’ONU a également irrité les Républicains de la base, avec le sénateur David Perdue disant que cela donne l’impression que l’administration « a toujours l’intention de court-circuiter le Congrès en s’orientant vers les Nations Unies ».

Cruz menace de bloquer les candidats et le financement du Département d’Etat à moins que l’administration n’empêche le Conseil de Sécurité de l’ONU de voter la résolution sur l’accord nucléaire.

L’un des adversaires de Cruz à la candidature républicaine, le sénateur Marco Rubio (Républicain – Floride), a également fustigé l’administration, insinuant que Obama présente l’accord en premier aux Nations Unies parce qu’il sait que le Congrès rejettera finalement l’accord.

« C’est un signal évident du fait qu’il sait que si l’accord est examiné de près par le peuple américain, il sera rejeté », a déclaré Rubio.

Suite à l’accord nucléaire signé la semaine dernière entre les puissances mondiales et le régime iranien, la dirigeante de l’opposition iranienne Maryam Radjavi a déclaré que cet accord – qui contourne six résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU – ne fermera pas la voie à la tromperie et à l’accès à la bombe nucléaire. Mme Radjavi a toutefois ajouté qu’en battant en retraite sur ses lignes rouges, le guide suprême des mollahs Ali Khamenei a bu « le calice du poison nucléaire » qui fera voler en éclats son hégémonie et minera l’ensemble de son régime.

Mme Radjavi est la Présidente élue du Conseil National de la Résistance d’Iran (CNRI) qui a été le premier à dévoiler les sites nucléaires secrets du régime iranien en 2002, ce qui a déclenché l’enquête de l’agence de surveillance nucléaire de l’ONU.

Les révélations du CNRI sur le programme nucléaire du régime iranien sont faites à partir d’informations sorties clandestinement d’Iran par le principal groupe d’opposition, les Moudjahidines du Peuple (OMPI).

Les sénateurs républicains américains reçoivent également le soutien bipartite de l’autre côté du Capitol, d’après TheHill.com.

Le Représentant Ed Royce, président de la Commission des Affaires Etrangères, a déclaré lors d’un entretien avec « Lou Dobbs Tonight » que les législateurs tenteront d’empêcher Obama d’enlever l’embargo sur les armes s’il laisse le vote de l’ONU se faire avant l’approbation du Congrès, ou sa désapprobation, de cet accord.

Le Représentant Steny Hoyer, le numéro 2 de la Chambre Démocrate, rejette également l’administration. Le législateur du Maryland a déclaré qu’attendre de présenter l’accord aux Nations Unies jusqu’à ce que le Congrès ait voté « serait cohérent avec l’intention et le fond » de la législation réexaminée.

L’administration Obama affirme qu’il n’y a rien dans l’accord iranien qui nécessite l’approbation du Congrès avant que la communauté internationale puisse agir.

L’attaché de presse de la Maison Blanche Josh Earnest a déclaré vendredi que l’agence internationale fait preuve de déférence envers le Congrès en reportant la mise en oeuvre de l’ordre de 90 jours. Le report donnerait une « ample opportunité » aux législateurs pour examiner l’accord, a indiqué Earnest.

Wendy Sherman, la sous-secrétaire du Département d’Etat aux affaires politiques, a laissé entendre que l’administration était sous pression de la part des six autres pays impliqués dans les pourparlers – le groupe nommé P5+1 – pour se présenter devant l’ONU davantage plus tôt que plus tard.

« Il aurait été un peu difficile pour nous, lorsque tous les membres du P5+1 voulaient se rendre aux Nations Unies pour obtenir l’approbation de cet accord, de dire « eh bien, excusez-nous, le monde, vous devez attendre le Congrès américain », », a-t-elle déclaré aux journalistes lors d’un briefing au Département d’Etat à la suite de l’accord.

Mais la décision de l’administration Obama risque de braquer Corker, qui fait partie de la poignée de Républicains du Sénat indécis sur l’accord.

L’influent Républicain du Tennessee a qualifié la décision de porter la résolution aux Nations Unies « d’affront au Congrès ».

« C’est exactement ce que nous tentons d’arrêter », a-t-il déclaré, faisant allusion aux législateurs de la loi votée plus tôt cette année obligeant l’administration à remettre l’accord au Congrès afin qu’il puisse voter dessus.

Tandis que les Républicains sont dans une bataille ardue en outrepassant le veto d’Obama, il y a énormément de démocrates sceptiques sur l’accord, mettant potentiellement un autre obstacle sur le chemin de l’administration.

Le sénateur Ben Cardin (Démocrate – Maryland), membre de haut rang de la Commission des Relations Etrangères, a déclaré que la question reflétait l’une des « différences saisissantes » entre l’administration et le Congrès.

Le Démocrate du Maryland a été essentiel dans la négociation d’un accord sur la législation de réexamen qui rendrait la loi plus acceptable pour la Maison Blanche.

A présent, Cardin et Corker font front commun pour demander au président de repousser le vote du Conseil de Sécurité, laissant entendre que cette décision constitue une contradiction avec l’engagement du président de laisser le Congrès et le peuple américain examiner l’accord.

Le sénateur Chris Murphy a déclaré qu’il aurait préféré que l’administration attende pour le vote de l’ONU. « Cela crée une dynamique très embarrassante dans laquelle le Conseil de Sécurité va défaire une série de sanctions qui sont profondément entremêlées à la série de sanctions du Congrès. »

Mais le Démocrate du Connecticut a ajouté que cela posait un problème « que nos alliés y tenaient extrêmement à coeur ».

Toutefois, le sénateur Tim Kaine (Démocrate – Virginie) a laissé entendre que les législateurs avaient compris, lorsqu’ils avaient voté la législation de réexamen plus tôt cette année, que l’administration pourrait lever des sanctions qui n’étaient pas imposées par le Congrès.

« Je dis simplement que cela a été prudemment mené tandis que nous trouvions une solution sur l’accord », a déclaré Kaine, membre de la Commission des Relations Etrangères. « Il y avait une compréhension évidente que le président avait des prérogatives en ce qui concerne les sanctions internationales et exécutives. »

 

 

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