samedi, février 4, 2023
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Iran : Trois jours de grève de la faim des prisonniers politiques

CNRI – Ils ont décidé de marquer cette journée en faisant la grève de la faim, en faisant usage du seul droit qui leur reste, celui de résister. Eux, ce sont les prisonniers politiques en Iran, tous menacés de mort, soit par pendaison, soit sous la torture, soit dans une agression orchestrée par les autorités carcérales. Alors en cette Journée contre la peine de mort,  ils se sont donnés le mot dans toutes les prisons du pays à travers une lettre ouverte pour mener trois jours de grève de la faim.

L’appel comprend tous ces héros des temps modernes, enfermés dans les pires conditions à la prison d’Evine dans la capitale, de Gohardasht en banlieue, la centrale d’Oroumieh dans le nord-ouest, celle de Birjand dans le nord-est, de Diesel Abad dans la ville de Kermanchah à l’ouest et de Bandar Abbas et d’Ahwaz dans le sud. 

Eux aussi protestent, avec beaucoup de courage, contre la nouvelle vague d’exécutions en Iran.

"Les exécutions sont devenues un mode de vie dans notre pays et même les enfants innocents ne sont pas épargnés par l’horreur du spectacle des corps qui pendent au bout des grues », dit la lettre ouverte.

"Tout le monde sait en Iran qu’à travers ces crimes atroces, le régime des mollahs cherche à étendre la peur dans la population".  

"Au cours des années, en prison, nous avons vu monter la population carcérale".

"Les ouvriers déshérités n’ont pas été payés depuis des mois en Iran. Pour protester, nous avons décidé de mener une grève de la faim de trois jours dans les prisons du pays", disent les prisonniers.

"Nous résumons nos demandes comme suit :

1. Un arrêt immédiat de toutes les exécutions publiques et collectives et l’abolition de ce châtiment dégradant en Iran.

2. La fin de la torture physique et psychologique et des attaques systématiques des  prisonniers politiques en Iran. Ces dernières semaines, nous avons tous vu deux de nos compagnons de cellule, MM. Afshine Bayemani et Javid Tehrani sévèrement battus par les gardiens de prison. M. Bayemani souffre d’entailles abdominales et n’a pas reçu de traitement médical pendant des heures après la torture. C’est dans ces conditions qu’il a été emmené à de nouveaux interrogatoires au cours desquels ils lui ont brisé le nez. Nos familles sont constamment harcelées par les agents du ministère des renseignements pour ne pas suivre nos dossiers.

3. Nous défendons les droits de tous les travailleurs particulièrement ceux des ouvriers de la raffinerie de canne à sucre de Chouch dans le sud-ouest.

4. Nous, prisonniers politiques, exigeons que les droits de tous les ouvriers, activistes étudiant, femmes et de tout le peuple soient respectés en Iran. " 

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