jeudi, février 2, 2023
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Des parlementaires britanniques appellent au dialogue avec la Résistance iranienne

CNRI – 150 parlementaires britanniques ont appelé Londres et l’Union européenne à dialoguer avec la Résistance iranienne et sa présidente élue Maryam Radjavi, tout en imposant des sanctions rigoureuses au régime iranien.

CNRI – 150 parlementaires britanniques ont appelé Londres et l’Union européenne à dialoguer avec la Résistance iranienne et sa présidente élue Maryam Radjavi, tout en imposant des sanctions rigoureuses au régime iranien.

L’annonce a été faite lors d’une conférence de presse mercredi au parlement britannique à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort par des députés et des Lords représentant le Comité parlementaire britannique pour la liberté en l’Iran, dont voici le texte de la résolution.

Comité Parlementaire britannique pour Liberté de l’Iran

Des parlementaires britanniques demandent une action de l’UE contre le régime iranien sur les violations des droits

150 parlementaires signent une déclaration appelant au renvoi du dossier des droits de l’homme de Téhéran au Conseil de sécurité

Un groupe multipartite de législateurs des deux Chambres du Parlement  a dénoncé mercredi les violations systématiques et récentes des droits de l’homme du régime iranien et a vivement recommandé au gouvernement britannique et à l’Union européenne d’imposer des sanctions complètes à Téhéran. Les députés et les Lords ont exposé des déclarations signées par plus de 150 parlementaires condamnant les violations flagrantes des droits de l’homme par Téhéran.

À la conférence de presse au Parlement à l’occasion de la Journée mondiale contre la peine de mort, les députés et les Lords représentant le Comité Parlementaire britannique pour la liberté en Iran ont dit que le politique de complaisance de l’UE vis-à-vis du régime de Téhéran avait encouragé les mollahs à violer à maintes reprises les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU sur leur travail nucléaire clandestin et à commettre des vagues d’exécutions collectives dans le cadre d’une répression de l’opposition politique dans la société, sans précédent dans l’histoire récente.

Un document choquant sur les brutalités policières et les exécutions publiques en Iran sorti récemment d’Iran dans la clandestinité par les partisans du principal groupe de la résistance iranienne, l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (l’OMPI), a été diffusé pour la première fois à la réunion.

« Il y a 600 prisonniers politiques menacés d’exécution ce matin en Iran. Cent cinquante collègues parlementaires et moi-même attendons et demandons à notre gouvernement et aux représentants du Royaume-Uni à l’ONU à New York d’attirer l’attention sur ces exécutions », a déclaré le député Andrew MacKinlay (travailliste, Thurrock) à la conférence. Il a qualifié l’exécution massive de 30.000 membres et partisans de l’OMPI par le régime en 1988 de "génocide".

« Il ne peut y avoir aucun dialogue significatif avec le régime actuel de Téhéran », a dit le député Roger Gale (conservateur, Thanet North), ajoutant que la Résistance iranienne bénéficiait d’un soutien multipartite au Parlement. Il a estimé la proscription de l’OMPI au Royaume-Uni d’ "illégal".

« De la torture aux exécutions publiques, le régime iranien, même au regard de ses propres normes de brutalité, s’est surpassé ces derniers mois », a dit le député Brian Binley (conservateur, Northampton South). Il a appelé le gouvernement à soutenir les activités de l’OMPI, disant que l’unique but du groupe était la création « d’un Iran démocratique et libre ».

« 150 députés ont signé une déclaration sur l’Iran demandant au gouvernement britannique et à l’UE d’entamer un dialogue avec la Résistance iranienne et sa présidente élue, Mme Maryam Radjavi, en imposant des sanctions rigoureuses au régime”, a-t-il ajouté.

L’ancien ministre conservateur de l’Intérieur Lord Waddington a estimé à la réunion qu’ « il y a un besoin de changement fondamental en Iran pour nous débarrasser d’un régime qui est une menace à la paix du monde. … La levée des restrictions actuelles pesant sur l’OMPI est essentielle pour la paix dans le monde ».

« Les femmes, qui sont réprimées en Iran, trouvent un réconfort dans Mme Radjavi (…) Mme Radjavi est la vraie championne du peuple iranien. Nous devrions lui apporter  tout notre soutien », a dit Lord Waddington.

Le député Henry Bellingham, (conservateur, North West Norfolk) a dit que « les manifestations des étudiants en Iran à un moment où le régime exécute ses opposants montrent leur courage et leur bravoure. Il a appelé au retrait de l’OMPI de la liste noire.

Mme Mehrafrouz Peikarnegar, de la commission des Affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne, a dit quant à elle : « Au CNRI nous croyons qu’il est temps que le conseil des droits de l’homme de l’ONU nomme un Rapporteur spécial pour contrôler les violations systématiques des droits de l’homme en Iran. Nous recommandons aussi vivement à l’UE de renvoyer le dossier des droits de l’homme de Téhéran au Conseil de sécurité en vue d’imposer des mesures contre le régime. »

Evoquant les options de la communauté internationale face aux menaces que le régime pose à la paix dans le monde, Mme Peikarnegar a déclaré : « Ni la complaisance du régime, ni l’intervention militaire étrangère ne sont une solution à la crise iranienne. La communauté internationale a une troisième voie : un changement démocratique en Iran en s’appuyant sur le peuple iranien et sa résistance. »
 
Fustigeant le régime de Téhéran pour sa répression des femmes, la baronne Turner of Camden (travailliste) a souligné : « En Iran les droits des femme n’existent pas. »

« Il est inacceptable que notre gouvernement considère l’OMPI comme une organisation terroriste quand les véritables terroristes sont la police religieuse en Iran », a-t-elle affirmé.

Le vice président des démocrates libéraux, Lord Dholakia, s’est dit « “profondément bouleversée par le court-métrage sur les exécutions en Iran diffusé à la réunion.

« Aucun gouvernement démocratique ne devrait jamais faire preuve de complaisance avec un régime d’une telle brutalité. Nous ne devrions jamais négocier avec une dictature puisqu’une dictature n’a aucun mandat de son peuple », a-t-il dit, ajoutant que l’UE devrait adopter des sanctions économiques contre ce régime.

« Je voudrais lancer un appel. Il devrait y avoir un tribunal international des crimes de guerre pour traduire en justice ceux qui en Iran commettent de tels crimes. «

« Je veux m’associer avec le travail effectué par la Résistance iranienne », a dit Lord Dholakia, ajoutant qu’il soutenait les efforts pour lever la proscription de l’OMPI au  Royaume-Uni.

D’autres intervenants ont pris la parole, dont le député David Drew (travailliste, Stroud) et Mme Azadeh Zabeti, co-présidente du Comité des avocats anglo-iraniens. Mme Zabeti a dit que « l’engagement constructif, si jamais il avait été considéré comme une option politique viable, était désormais une farce. Cette politique a échoué et coûte des vies. Le peuple iranien paye de son sang pour l’inaction de la communauté internationale. »

Les orateurs ont dit qu’en plus de l’action de l’ONU sur le programme illégal d’enrichissement d’uranium de Téhéran, la Grande-Bretagne et l’UE doivent renvoyer le dossier des droits de l’homme de Téhéran au Conseil de sécurité en vue d’imposer des sanctions complètes au régime.

Comité Parlementaire britannique pour la Liberté en Iran
Le 10 octobre 2007

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