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Rapport sur les manifestations nationales en Iran : 20 mars 2025 – 20 mars 2026

Rapport sur les manifestations nationales en Iran : 20 mars 2025 – 20 mars 2026
Téhéran, 2 juin 2026 : Des étudiants manifestent dans la capitale contre les récentes modifications apportées aux politiques d’examen d’entrée à l’université et aux systèmes de notation académique

Introduction

L’Iran a connu un mouvement de protestation sociale soutenu et d’envergure géographique au cours de l’année iranienne 1405 (20 mars 2025 et 20 mars 2026), reflétant la montée des pressions au sein de nombreux groupes professionnels et sociaux. Au cours de ces douze mois, 4 229 manifestations ont été recensées, impliquant ouvriers, retraités, chauffeurs routiers, boulangers, étudiants, agriculteurs, enseignants, professionnels de santé et d’autres secteurs de la société. L’ampleur et la diversité de ces protestations témoignent de la profondeur et de l’étendue du mécontentement social durant cette période.

L’année a été marquée non seulement par des manifestations sectorielles récurrentes, mais aussi par une forte escalade nationale entre le 22 décembre 2025 et le 20 janvier 2026. Parmi les manifestations enregistrées durant cette période, 1 767 ont été classées comme faisant partie du soulèvement national, ce qui constitue une rupture significative avec le schéma habituel de manifestations liées aux professions et aux moyens de subsistance. Le rapport examine donc deux dynamiques interdépendantes : la persistance des protestations de groupes sociaux et professionnels spécifiques, et l’émergence d’une mobilisation nationale plus large venant s’ajouter à ce climat de contestation préexistant.

Ces évolutions se sont déroulées dans un contexte de fortes pressions socio-économiques. La hausse des prix des biens essentiels, l’explosion des coûts du logement et des transports, l’inflation persistante, la baisse du pouvoir d’achat et un écart important entre les revenus des ménages et le coût de la vie estimé exercent une pression croissante sur des millions d’Iraniens. Les données présentées dans ce rapport ne présupposent pas que chaque manifestation puisse être attribuée à un indicateur économique précis. Elles examinent plutôt comment une mobilisation de grande ampleur s’est développée parallèlement à une crise des moyens de subsistance de plus en plus aiguë, touchant diverses couches de la société.

Ce rapport rassemble des données sur les manifestations, une analyse sectorielle, les tendances mensuelles et une sélection d’indicateurs économiques afin de fournir une évaluation structurée du paysage contestataire en Iran. Il compare également les résultats avec ceux de la période précédente, au cours de laquelle 3 902 manifestations avaient été recensées. L’augmentation à 4 229 manifestations représente une hausse globale d’environ 8,4 %, mais la signification de ce changement ne réside pas uniquement dans l’augmentation numérique. La composition des mouvements de protestation a considérablement évolué, aboutissant à une vaste mobilisation nationale, tandis que des manifestations sectorielles se sont poursuivies tout au long de l’année.

Pris ensemble, ces résultats permettent d’appréhender la vague de protestations de 2025-2026 non pas comme un ensemble de griefs isolés liés au lieu de travail ou à la vie locale, mais comme un mouvement de contestation sociale plus large, se développant dans un contexte de difficultés économiques persistantes et de mécontentement croissant au sein de la société iranienne.

Principales conclusions
Nombre total de manifestations : 4 229. Le pic mensuel le plus important a été observé entre le 22 décembre 2025 et le 20 janvier 2026, avec 1 839 manifestations, dont 1 767 événements classés comme soulèvement national durant cette période. Les travailleurs et les retraités constituaient les principaux groupes de manifestants, en dehors de la catégorie « soulèvement ».

Répartition par secteur

Secteur Nombre de manifestations:

Ouvriers : 744
Retraités : 597
Autres groupes : 490
Chauffeurs routiers : 204
Boulangers : 104
Étudiants : 103
Agriculteurs : 66
Enseignants : 36
Médecins : 29
Infirmiers : 29

Contexte de la collecte des données. Comme dans le rapport de l’année précédente, les chiffres des manifestations sont considérés comme une mesure structurée du mécontentement social touchant différents groupes sociaux : professionnels, économiques, éducatifs, du secteur de la santé, agricoles, des transports et autres. L’importance de ces données réside à la fois dans le nombre total d’événements et dans l’étendue de la participation, tous secteurs confondus.

Présentation visuelle des données

Figure 1. Répartition des manifestations par secteur.

Manifestations en Iran, mars 2025-mars 2026

Figure 2. Nombre de manifestations par secteur.

Manifestations en Iran, mars 2025-mars 2026

Figure 3. Volume mensuel des manifestations.

Crise socio-économique : Contexte des manifestations

Les données relatives aux manifestations doivent être analysées en parallèle avec les documents économiques et relatifs aux moyens de subsistance fournis. Ces documents mettent en évidence les pressions exercées par les prix alimentaires, le coût du logement, les frais de transport, la baisse du pouvoir d’achat, les écarts par rapport au seuil de pauvreté et la fragilité du marché du travail. Tous les montants ci-dessous sont convertis en rials.

Flambe du coût de la vie et inflation alimentaire

  • Le pain a été le produit ayant subi la plus forte hausse immédiate dans les documents économiques fournis : le prix du lavash est passé de 14 000 à 27 000 rials, celui du taftoon de 23 000 à 45 000 rials, celui du barbari de 53 000 à 100 000 rials et celui du sangak de 74 000 à 155 000 rials.
  • Le prix du poulet a connu une forte augmentation fin avril-début mai.
  • Le prix du kilogramme a oscillé entre 2 800 000 et 3 580 000 rials avant de se stabiliser relativement.
  • L’huile de cuisson est restée l’un des produits de première nécessité dont le prix a le plus augmenté, la bouteille de 900 ml se vendant aux alentours de 3 480 000 rials, ce qui a continué de peser sur le budget alimentaire des ménages.

Logement, loyer et coût de la vie urbaine

  • La note économique souligne que les prix de l’immobilier à Téhéran ont connu une hausse spectaculaire ces dernières années, atteignant, selon certaines estimations, environ 70 000 000 de rials par mètre carré en 2018 et près de 980 000 000 de rials par mètre carré en 2024.
  • Le logement et le loyer absorbant une part importante du revenu des ménages, la pression sur le logement est un facteur majeur de précarité des moyens de subsistance.

Transports, carburants et hausse des coûts indirects

  • Le rapport note que le gouvernement a réduit le quota d’essence de 30 000 rials de 70 à 50 litres, entraînant une hausse indirecte des dépenses de carburant pour certains ménages.
  • À Téhéran, les tarifs des bus urbains et des BRT ont augmenté d’environ 25 % à partir de la mi-mai 2026, tandis que les services de bus privés ont été autorisés à appliquer des augmentations allant jusqu’à 42 % dans certains cas.
  • Les tarifs des bus interurbains ont officiellement augmenté de 21 % à compter du 6 juin 2026, accentuant la pression sur les coûts des déplacements.

Salaires, inflation et inégalités

Le salaire minimum a augmenté nominalement d’environ 60 % en 2026, passant d’environ 104 millions de rials à plus de 166 millions de rials. Les notes de synthèse soulignent que les hausses de salaires nominales ne rétablissent pas automatiquement le pouvoir d’achat réel.

L’inflation est restée élevée, les estimations de la Banque mondiale et du FMI pour 2025 la situant aux alentours de 42,2 %.

Selon des estimations indépendantes, le seuil de pauvreté pour un ménage de quatre personnes se situait entre 350 et 450 millions de rials dans les villes moyennes et entre 500 et 600 millions de rials à Téhéran, tandis que de nombreux salariés au salaire minimum percevaient entre 220 et 250 millions de rials par mois.

Dans ces conditions, le revenu minimum ne permet de couvrir que 11 à 19 jours de dépenses mensuelles pour un ménage de quatre personnes, selon la ville et le seuil de pauvreté estimé. Chômage, sous-emploi et difficultés économiques cachées

Selon les estimations officielles/standardisées, le taux de chômage devrait se situer entre 8,3 et 9,5 % en 2025, soit environ 2,5 à 3 millions de chômeurs.

La note économique souligne que le chômage officiel ne prend pas pleinement en compte les travailleurs découragés, le sous-emploi involontaire et le travail à très faible temps de travail ; certaines estimations analytiques situent le chômage ou le sous-emploi effectif entre 15 et 25 % de la population active.

Figure 4. Indicateurs de pression économique sélectionnés.

Indicateurs économiques sélectionnés

Analyse :

les données relatives aux manifestations de 2025-2026 révèlent deux dynamiques simultanées : des manifestations sectorielles récurrentes tout au long de l’année et une importante vague de protestations nationales. L’escalade des protestations s’est produite entre le 22 décembre 2025 et le 20 janvier 2026. La répartition sectorielle est significative, car les manifestations ne se sont pas concentrées dans une seule profession ou localité ; elles ont touché des ouvriers, des retraités, des employés des transports, des étudiants, des agriculteurs, des enseignants, des professionnels de la santé et d’autres groupes sociaux.

Les données économiques permettent de comprendre pourquoi ces protestations s’inscrivent dans une crise des moyens de subsistance plus vaste. La hausse des prix alimentaires, notamment du pain, de la volaille et de l’huile de cuisson, a pesé directement sur la survie des ménages. Le coût du logement et des loyers a accentué les difficultés des familles urbaines. Les coûts liés aux transports et au carburant ont renchéri les déplacements quotidiens. Parallèlement, les augmentations nominales des salaires n’ont pas comblé l’écart entre les revenus et le coût estimé des besoins essentiels.

Il convient d’analyser avec prudence le lien entre les difficultés économiques et les mouvements de protestation : les données ne prouvent pas que chaque protestation ait été causée par une variation de prix spécifique. Elles montrent plutôt qu’une mobilisation sociale de grande ampleur s’est déroulée durant la même période où les indicateurs relatifs aux biens essentiels, au logement, aux transports, aux salaires, à la pauvreté et au marché du travail témoignaient de fortes pressions matérielles.

Ce schéma combiné ressemble à la structure mise en évidence dans le rapport de l’année précédente : les protestations ne sont pas des revendications syndicales isolées ni des griefs locaux épars. Elles sont les signes d’une crise sociale plus vaste dans laquelle de nombreux Les populations subissent des pressions croissantes liées aux salaires, aux retraites, à l’alimentation, au logement, aux services publics, à l’emploi et à l’effondrement du pouvoir d’achat.

Bien que ces tendances témoignent d’une crise sociale plus vaste, toute évaluation fondée uniquement sur les manifestations recensées et les indicateurs socio-économiques est nécessairement incomplète. Les données mesurent l’occurrence, la fréquence et la répartition sectorielle des manifestations, mais ne prennent pas systématiquement en compte d’autres facteurs politiques et organisationnels susceptibles de contribuer à la poursuite ou à la répression des mouvements de protestation. Ces variables sont particulièrement importantes dans le contexte iranien, où la mobilisation sociale se développe sous le joug d’une surveillance étatique omniprésente, de mesures de sécurité coercitives, d’arrestations et de la menace de sanctions sévères.

Parmi ces facteurs, la présence continue de réseaux d’opposition organisés en Iran mérite d’être examinée. En particulier, les activités des Unités de résistance affiliées à l’OMPI/MEK constituent une dimension de la mobilisation antigouvernementale qui n’est pas prise en compte par le simple décompte des manifestations. Des sources du CNRI et de l’OMPI/MEK ont signalé des activités répétées des Unités de résistance à Téhéran et dans de nombreuses autres villes, notamment des opérations dirigées contre les Gardiens de la révolution, les forces paramilitaires du Bassidj, les institutions et les symboles associés à la répression d’État, malgré une surveillance accrue et des mesures de sécurité renforcées. Ces activités ont été signalées à plusieurs reprises au cours des mois précédant et suivant la période étudiée dans ce rapport.

L’ensemble de données sur les manifestations utilisé dans cette étude n’a pas été conçu pour quantifier précisément la contribution causale des Unités de résistance au nombre total de manifestations publiques. Néanmoins, la poursuite de leurs activités organisées demeure essentielle à la compréhension de la dynamique plus large des protestations et de la dissidence. Opérant dans un contexte où la participation comporte des risques personnels importants, ces réseaux contribuent à maintenir une opposition visible à l’État, à contester les efforts du régime pour projeter une image de contrôle total et à préserver un climat propice à la transformation de griefs sociaux plus larges en une mobilisation antigouvernementale plus explicite.

L’autre aspect de cette dynamique – les efforts soutenus de l’État pour empêcher la mobilisation – doit également être intégré à l’analyse. Les chiffres des manifestations ne doivent pas être interprétés comme la simple expression du mécontentement populaire ; ils sont aussi la conséquence visible d’une mobilisation orchestrée dans des conditions délibérément conçues pour rendre les manifestations difficiles et dangereuses.

Suite au soulèvement de janvier 2026, les autorités iraniennes ont imposé des mesures de sécurité massives, de type militaire, incluant des déploiements de forces lourdement armées, un réseau dense de points de contrôle et de patrouilles, des restrictions de circulation et des mesures visant à empêcher les rassemblements de rue. Amnesty International a signalé que ces mesures s’accompagnaient d’arrestations massives, de disparitions forcées, de couvre-feux nocturnes et d’interdictions de rassemblements. Ces mesures démontrent à quel point les autorités cherchaient à prévenir toute nouvelle mobilisation de grande ampleur, plutôt qu’à simplement répondre à des manifestations isolées.

Cette présence sécuritaire est devenue encore plus visible après le déclenchement de la guerre israélo-américaine contre l’Iran. En mars 2026, le chef de la police iranienne a confirmé que la police et les forces Bassidj patrouillaient Téhéran et les villes du pays « jour et nuit », au lendemain des manifestations et depuis le début du conflit. Des barrages routiers lourdement armés et une mobilisation de rue progouvernementale ont été mis en place, malgré les avertissements officiels contre toute reprise des manifestations antigouvernementales. L’importance de cette évolution est considérable : les manifestations durant cette période ne se sont pas déroulées en l’absence de dissuasion étatique, mais dans le cadre d’une stratégie sécuritaire renforcée visant explicitement à empêcher toute nouvelle mobilisation.

Le recours du régime aux exécutions, aux condamnations à mort, aux emprisonnements et aux pressions exercées sur les détenus politiques s’inscrit dans ce même contexte de dissuasion plus large.

La signification des données relatives aux manifestations doit donc être évaluée au regard de trois forces interdépendantes : l’aggravation des pressions socio-économiques, la poursuite de l’activité de l’opposition organisée et une réponse étatique de plus en plus coercitive destinée à dissuader la mobilisation populaire.

Dans ce contexte, la persistance des manifestations ne peut être comprise comme la simple conséquence mécanique de la détérioration des conditions économiques. Les difficultés économiques engendrent de profonds ressentiments, mais ces ressentiments seuls n’expliquent pas pourquoi les manifestations se poursuivent dans des conditions où la participation peut entraîner une arrestation, un emprisonnement, voire des sanctions bien plus sévères. Le maintien de réseaux organisés prêts à mener des activités antigouvernementales malgré ces risques est donc pertinent pour comprendre la résilience du contexte de contestation au sens large.

Cela ne signifie pas pour autant que toutes les manifestations ouvrières, de retraite, étudiantes ou de défense des moyens de subsistance ont été organisées ou dirigées par l’OMPI/MEK ou ses unités de résistance.

L’importance analytique de la résistance organisée réside dans sa contribution potentielle au maintien d’un climat de contestation plus large : elle démontre la possibilité continue d’une opposition organisée, s’oppose à la tentative de l’État d’imposer la passivité politique et contribue à empêcher qu’une répression sévère n’entraîne automatiquement la disparition de toute dissidence visible.

Le schéma qui en résulte ressemble donc à la structure identifiée dans le rapport de l’année précédente, tout en la dépassant. Ces protestations ne peuvent être considérées comme de simples conflits sociaux isolés ou des griefs locaux sans lien apparent. Elles s’inscrivent dans une crise sociale et politique plus vaste, où le mécontentement lié aux salaires, aux retraites, aux prix alimentaires, au logement, aux services publics, à l’emploi et à l’effondrement du pouvoir d’achat interagit avec l’activité de l’opposition organisée et un appareil d’État de dissuasion et de répression de plus en plus intensif.

Dans ce contexte, le soulèvement national du 22 décembre 2025 au 20 janvier 2026 représente une rupture structurelle dans le schéma annuel. Elle a émergé dans un contexte de contestation sectorielle déjà bien établi et a marqué le moment où des griefs économiques, sociaux et politiques dispersés se sont mués en une mobilisation nationale d’une ampleur bien plus grande. Plutôt que d’apparaître comme une éruption isolée, ce soulèvement s’apparente davantage à l’escalade la plus visible des tensions accumulées tout au long de la période considérée.

Conclusion :

Les 4 229 manifestations recensées entre le 20 mars 2025 et le 20 mars 2026 révèlent un paysage contestataire d’une rare ampleur, culminant avec le soulèvement national du 22 décembre 2025 au 20 janvier 2026. Les travailleurs et les retraités constituaient les principaux groupes de protestation récurrents, mais la répartition plus large des mouvements au sein des différents secteurs sociaux montre que le mécontentement dépassait largement le cadre d’un seul groupe économique.

Conjuguées aux données économiques fournies, ces informations révèlent une société soumise à une pression constante due à l’inflation des biens essentiels, au coût du logement et des loyers, aux coûts de transport, à la baisse du pouvoir d’achat, aux écarts par rapport au seuil de pauvreté et au sous-emploi. Le rapport révisé présente donc la vague de protestations de 2025-2026 comme un phénomène à la fois politique et socio-économique : un mouvement de contestation nationale enraciné dans les difficultés matérielles quotidiennes et amplifié par l’étendue des groupes sociaux touchés.

Analyse comparative : 2024-2025 vs 2025-2026
Le nombre total de manifestations recensées est passé de 3 902 dans le rapport du 21 mars 2024 au 21 mars 2025 à 4 229 dans celui du 20 mars 2025 au 20 mars 2026. Cela représente une augmentation de 327 manifestations, soit environ 8,4 %.

Comparaison des totaux annuels des manifestations 2024-2025 et 2025-2026

Figure 5. Comparaison des totaux annuels des manifestations. Évolution sectorielle

Évolutions sectorielles

Comparaison sectorielle 2024-2025 vs 2025-2026

Figure 6. Comparaison sectorielle.

Le nombre total de manifestations a légèrement augmenté, mais la structure de ces manifestations a fortement évolué. Dans les catégories sectorielles communes, plusieurs secteurs sociaux récurrents ont enregistré des chiffres inférieurs en 2025-2026 par rapport à l’année précédente. Les baisses les plus notables concernent les retraités, les travailleurs, les infirmiers et infirmières, ainsi que d’autres groupes.

Parallèlement, le rapport 2025-2026 inclut une importante catégorie de soulèvement national pour la période du 22 décembre 2025 au 20 janvier 2026, totalisant 1 767 événements. Ceci explique la hausse du nombre total annuel, malgré des chiffres inférieurs dans plusieurs catégories sectorielles récurrentes.

La conclusion comparative ne se résume donc pas à une simple augmentation des manifestations. Le total annuel a plutôt augmenté d’environ 8,4 %, tandis que la tendance a évolué : le rapport précédent faisait état de pics sectoriels récurrents très élevés, tandis que l’année a été marquée par une escalade majeure à l’échelle nationale, s’ajoutant à la persistance des manifestations sectorielles.

Ali Safavi (@amsafavi), sociologue de formation, est membre de la Commission des affaires étrangères du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), basé à Paris.