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Iran : le régime a entamé dès 2000 la construction de sites nucléaires secrets

Mehdi Abrichamtchi, pdt de la commission de la Paix du CNRI, à Paris, 3 novembre 2009 (photo getty images) CNRI – Téhéran a entamé dès 2000 la construction de sites nucléaires secrets ayant une vocation militaire, a affirmé mardi à Paris le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), mouvement d'opposition qui avait été le premier en 2002 à révéler le programme nucléaire iranien.

« Nos nouvelles informations montrent que le régime avait secrètement commencé en 2000 la construction du site de METFAZ », sigle désignant le « Centre de recherche de la technologie de l'explosion et de l'impact », qui disposerait de plusieurs installations dans la banlieue est de la capitale, a déclaré le président de la commission de la Paix du CNRI, Mehdi Abrihamtchi, lors d'une conférence de presse.

Un de ces sites de METFAZ, dont le CNRI a affirmé l'existence en septembre, abrite « des activités liées à la fabrication du détonateur » d'une bombe atomique et serait construit « sous une colline » percée de trois tunnels pour « garantir sa protection », a-t-il ajouté, croquis et photos satellite à l'appui.

« C'est la même année que la construction des tunnels du site de Qom a commencé », a-t-il précisé, en référence au dernier site d'enrichissement nucléaire dont Téhéran a révélé l'existence à l'AIEA en septembre.

Le site de Qom, situé à 150 km au sud-ouest de Téhéran, « poursuit des objectifs militaires ».

Y travaillent « d'importants membres des gardiens de la révolution », a précisé Mehdi Abrihamtchi, citant les noms de Morteza Behzad, présenté comme « l'homme clé du projet de Qom », « spécialiste de la fabrication de centrifugeuses », et de Hossein Zilou'i, un autre expert du nucléaire.

En outre, le régime a volontairement tenté d'empêcher toute tentative de localisation du site de Qom en le baptisant « Fordou », du nom d'un village situé à 50 km au sud de la ville alors que le site est quant à lui situé à 30 km au nord, a-t-il souligné.

Il a précisé que son mouvement avait informé l'AIEA de ces dernières découvertes et déploré que d'importantes sanctions ne soient pas prises contre le régime des mollahs, qui ne fait, que « gagner du temps » en prolongeant les négociations avec l'occident.

(Avec des dépêches de l’AFP – photo Getty images)