mercredi, décembre 7, 2022
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Comment faire face à la menace nucléaire iranienne

Lord KingLord King Tarsem, membre travailliste de la Chambre des Lords britannique

The Huffington Post – L'étau se resserre sur les mollahs iraniens qui aspirent à devenir une puissance nucléaire et la force dominante au Moyen-Orient. Considérons ces divers éléments :

• Le président Obama accueille un sommet sur la sécurité nucléaire à Washington pour renforcer la coopération internationale dans le but de prévenir le terrorisme nucléaire, un problème qu'il a identifié comme la menace immédiate la plus grave pour la sécurité mondiale. Quelque 40 pays y participent, ce qui représente un ensemble diversifié de régions et de niveaux d'expertise nucléaire.

• En Irak, les électeurs ont soutenu la coalition dirigée par l'ancien Premier ministre laïc Iyad Allaoui contre Nouri al-Maliki l'actuel Premier ministre soutenu par l'Iran.

• Un autre trou a été fait dans l'étiquette de terroriste collée au groupe d'opposition iranien exilé des Moudjahidine du peuple (OMPI) avec la révélation comme quoi le ministère iranien du Renseignement (le Vevak) est la source d'un rapport prétendant que l'organisation avait été impliquée dans la répression des Kurdes et des chiites irakiens à la suite de l'opération Tempête du Désert en 1991.

Qu'est-ce que tout cela a à voir avec les mollahs qui dirigent l'Iran d’une poigne de fer ?

Cela signifie qu’une préoccupation croissante mondiale sur le terrorisme nucléaire va de pair avec une préoccupation croissante sur les efforts de l'Iran pour devenir une puissance nucléaire. Prévenir le terrorisme nucléaire est un objectif noble, mais en réalité, la plus grande menace serait qu’un État qui parraine le terrorisme se dote d’une arme nucléaire.

Ainsi donc, si les objectifs du Sommet sur la sécurité nucléaire sont, en un mot, de trouver une façon de s'assurer que les matières nucléaires et les armes ne tombent entre les mains de terroristes, cette semaine est un bon moment pour le président Obama pour faire pression en faveur de fortes sanctions contre le régime iranien, l’Etat qui parraine le plus activement le terrorisme et la prolifération nucléaire.

Des sanctions strictes devraient être imposées au Corps des gardiens de la révolution (CGR). Ces dernières années, sous la supervision du guide suprême l'ayatollah Ali Khamenei, le CGR est apparu comme le seul protecteur du régime.

Quand Mahmoud Ahmadinejad est devenu président, l'ayatollah Khamenei a permis aux gardiens de la révolution de s'implanter lentement dans tous les organes de l'Etat. Le rôle du CGR dans des secteurs cruciaux de l'économie iranienne a été en constante augmentation.

Maryam Radjavi, une éminente dirigeante de l'opposition iranienne et la présidente élue du Parlement de l'opposition en exil a déclaré au Bundestag allemand le mois dernier que la chose la plus importante que la communauté internationale pouvait faire pour freiner la course de l'Iran à la capacité nucléaire était « d’imposer des sanctions globales, en particulier en ce qui concerne le pétrole et l'essence, au régime ».

Elle a ajouté que « s’opposer à des sanctions pour de supposés préjudices portés aux Iraniens ordinaires était une énorme tromperie. Nous avons des informations crédibles de l'intérieur du régime que même les sanctions minimales sur les services bancaires ont entraîné des effets dévastateurs pour le régime. En outre, le CGR doit être placé sur la liste des organisations terroristes et les agents de renseignement des mollahs en Europe doivent être expulsés. »

Le CGR est l'appareil clé de la répression et le principal moteur du régime pour acquérir des armes nucléaires et des missiles balistiques. Son rôle dans l'appareil de renseignement du régime a augmenté depuis les manifestations à l'échelle nationale qui ont commencé en juin dernier.

On attend depuis longtemps de voir imposer des sanctions sévères au CGR et de le voir placer sur la liste du terrorisme. Cela aurait des conséquences paralysantes pour le régime.

Mais, les sanctions doivent être couplées d’un changement de politique à l'égard de l'opposition iranienne, de manière à faire pression sur les mollahs à l’intérieur du pays où ils sont confrontés à une crise aiguë.

Le moment est également venu de retirer l'OMPI de la liste américaine des organisations terroristes, alors que les preuves montrent clairement qu’elle n'est pas et n'a jamais été une organisation terroriste. C'est un mythe diffusé par les mollahs et acceptée par l'Occident dans une vaine tentative de plaire à Téhéran.

C’est l’OMPI qui a tiré la sonnette d'alarme sur le programme nucléaire clandestin du régime en 2002, déclenchant l'isolement international de Téhéran. Avec plus de deux douzaines de révélations ultérieures, l’OMPI est l'une des principales sources d'information sur les projets secrets du régime.

Le chemin à suivre par l'Occident est clair : 1. Imposer des sanctions sévères à l'Iran jusqu'à l’arrêt de ses ambitions nucléaires, et 2. Reconnaître et travailler avec l'OMPI.

Les mollahs vacillent face à une opposition renouvelée dans le pays. Une bonne poussée de l'occident peut achever leur chute.

* Lord King of West Bromwich, membre de la Chambre des Lords du parti travailliste, est membre du Comité parlementaire britannique pour la liberté en Iran.

 

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