vendredi, décembre 9, 2022
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Sarkozy presse le mouvement pour imposer des sanctions sévères à l’Iran

 Par Nadège PULJAK

Agence France Presse, 14 avril – Le président français Nicolas Sarkozy a pressé ses partenaires d'imposer des sanctions sévères à l'Iran afin d'empêcher le régime de Téhéran de se doter de l'arme ultime, à l'occasion de la conférence sur la sécurité nucléaire de Washington.

Des sanctions doivent être prises contre l'Iran à l'ONU "en avril ou mai. Pas plus tard. La minute de vérité approche", a lancé M. Sarkozy mardi, lors d'une conférence de presse, à l'issue de ce sommet initié par le président américain Barack Obama.

Depuis son arrivée aux Etats-Unis lundi, M. Sarkozy a multiplié les mises en garde contre les conséquences qu'aurait pour le monde un Iran nucléarisé. "L'acquisition par l'Iran de l'arme nucléaire à des fins militaires, couplée aux déclarations multiples des dirigeants iraniens contre la démocratie d'Israël, c'est un danger et c'est inacceptable", avait-il prévenu lundi soir, dans une interview à la chaîne de télévision américaine CBS.

"Je ne voudrais pas que le monde se réveille avec un conflit entre Israël et l'Iran parce que la communauté internationale aurait été incapable d'agir", avait-il ajouté. Mardi, il a de nouveau alerté sur "la crise potentiellement la plus dangereuse" qui menace actuellement le monde.

Le président français avait adopté une ligne dure vis-à-vis de Téhéran très tôt, notamment en 2009, quand Barack Obama, à peine élu, parlait de "tendre la main" aux ennemis de l'Amérique. En septembre 2009, il avait même regretté que cette démarche du président américain n'ait abouti à "rien".

Au fil des mois, alors que l'échec du dialogue avec Téhéran devenait de plus en plus patent – découverte du site secret de Qom, rejet de la proposition de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'enrichir le combustible iranien en Russie et en France – Paris et Washington se sont retrouvés sur une ligne de sévérité.

Aujourd'hui, les présidents français et américain sont les deux principaux promoteurs d'un nouveau train de sanctions vis-à-vis de Téhéran.

La question de l'Iran, accusé par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme nucléaire sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran, a été omniprésente à Washington. Elle n'était pourtant pas officiellement au programme d'une réunion destinée avant tout à la sécurisation des stocks nucléaires sensibles, afin d'empêcher que des terroristes ne s'en emparent.

Mais à l'heure où Téhéran vient d'annoncer la mise en service, "dans les prochains mois", de nouvelles centrifugeuses, tant M. Sarkozy que M. Obama ont insisté sur l'urgence qu'il y avait à prendre des sanctions "sévères" contre l'Iran, notamment au cours de leurs entretiens bilatéraux avec les membres du Conseil de sécurité de l'ONU réticents à les suivre sur cette voie, tels la Chine, le Brésil ou la Turquie.

"Chacun progresse vers l'idée que la situation actuelle ne peut pas continuer trop longtemps". "La main tendue du président Obama", les "tentatives de médiation" du président Brésilien Lula ou du Premier ministre turc n'ont "débouché sur rien d'autre qu'une perte de temps", a regretté M. Sarkozy.

Selon lui, "il y a une palette de sanctions qui sont possibles (…) Ce peut être des sanctions financières sur les comptes d'un certain nombre de dirigeants" ou ce peut être de "ne plus acheter de pétrole à l'Iran".

"Nous essayons, avec Barack Obama, de voter une résolution au Conseil de sécurité" sur des "sanctions les plus fermes possibles. Si nous y arrivons, tant mieux, sinon, il faudra que les Etats-Unis, l'Europe et d'autres prenions nos responsabilités", a-t-il martelé.

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