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Bush: il existe une « obligation » d’empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire

George Bush et Angela MerkelWASHINGTON, 13 jan 2006 (AFP) – Le président américain George W. Bush a jugé vendredi obligatoire d’empêcher l’Iran d’avoir l’arme nucléaire, lors de sa première rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel qui a espéré un "nouveau chapitre" dans les relations entre les Etats-Unis et l’Allemagne.

"Il est logique qu’un pays qui a rejeté la diplomatie et les traités soit envoyé devant le Conseil de sécurité de l’Onu", a dit le président lors d’une conférence de presse à la Maison Blanche avec Angela Merkel qu’il rencontrait pour la première fois depuis sa prise de fonctions fin 2005.
"Un Iran doté de l’arme nucléaire pose une grave menace à la sécurité du monde. Et des pays comme les nôtres ont l’obligation de travailler ensemble et d’envoyer un message commun aux Iraniens", a-t-il dit, rappelant que le président iranien avait mis la destruction d’Israël dans son programme. "Cela est inacceptable", a souligné George W. Bush.
Interrogé sur d’éventuelles sanctions à l’égard de l’Iran, M. Bush a répondu qu’il ne voulait pas "préjuger" de la décision du Conseil de sécurité de l’Onu lorsqu’il sera saisi.
Il a souligné sa volonté de résoudre la crise nucléaire iranienne "de manière diplomatique". "Nous avons parlé de la question iranienne et de notre désir de résoudre cette question de manière diplomatique, en travaillant ensemble", a-t-il dit.
Mme Merkel a souligné que l’Iran n’intimidait pas la communauté internationale. "Nous ne serons certainement pas intimidés" par l’Iran, a-t-elle affirmé en dénonçant à nouveau les propos iraniens appelant à la fin d’Israël.
L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne, qui ont tenté en vain d’obtenir de l’Iran des garanties sur un abandon de son programme nucléaire militaire, doivent se concerter lundi à Londres avec les Américains, les Russes et les Chinois sur les conditions d’une saisine du Conseil de sécurité.
Tant Mme Merkel que M. Bush ont aussi souligné leur volonté d’intensifier les relations bilatérales, par "des visites, des appels téléphoniques, des consultations…"
"Mes premières impressions pendant ces 45 minutes seul (avec elle) dans le Bureau ovale ont été incroyablement positives. Elle est intelligente. Elle est sacrément compétente. Elle a une tournure d’esprit très engageante", a dit M. Bush, rompant avec le ton figé des conférences de presse menées avec Gerhard Schroeder, le prédécesseur de Mme Merkel et ardent critique de l’invasion de l’Irak.
"Nous avons en effet eu une discussion très ouverte, très franche, une discussion caractérisée par un esprit de confiance s’appuyant sur une longue tradition de relations germano-américaines et qui, je l’espère, ouvrira un nouveau chapitre dans nos relations", a renchéri la chancelière, se félicitant de la bonne coopération entretenue en Afghanistan et dans les Balkans.
Parmi les sujets de divergence, Mme Merkel a souligné avoir évoqué la question de la prison de Guantanamo (Cuba), où les Etats-Unis détiennent sans inculpation ni droit à un avocat des prisonniers de "la guerre contre le terrorisme".
Il y a eu des "incompréhensions" sur l’existence de cette prison, qui est essentielle pour protéger les Américains contre le terrorisme, a fait valoir le président américain. "Tant qu’il y aura une menace et que la guerre contre le terrorisme se poursuivra, nous aurons inévitablement besoin de détenir des gens", a-t-il dit.
Avant leur conférence de presse, les deux dirigeants avaient échangé souriants une poignée de mains devant les caméras dans le Bureau ovale de la Maison Blanche. Leurs entretiens ensuite avaient duré environ une heure et demie. M. Bush a ensuite déjeuné avec Mme Merkel, qui devait quitter Washington en fin d’après-midi pour regagner l’Allemagne.

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