
Le soulèvement iranien – N°57
Effrayé par la reprise des manifestations populaires en Iran, le mollah Ahmad Khatami, vice-président de l’Assemblée des experts et Imam de la prière du vendredi à Téhéran, a déclaré: « Ne pensez pas que les efforts pour le renversement (du système) est terminé. Non, les ennemis n’arrêteront pas de penser au renversement. Nous devons être vigilants (…) L’ennemi abuse de nouveaux outils de l’information: la messagerie Telegram, l’Instagram et d’autres outils dans ce domaine. »
Inquiet par la popularité croissante de l’OMPI parmi la population et la jeunesse iranienne, Khatami a appelé à la délation: « Vous avez déjoué la sédition de l’OMPI en 1996, en 2009 et en janvier 2018. Le peuple déjouera les prochaines séditions et il peut le faire. Vous avez déjoué la sédition de l’OMPI. Comment? Vous avez dit qu’il y a une équipe près de chez nous, allez les arrêter. Ils (les forces répressives) sont allés les arrêter et les ont détruits…. Partout où vous voyez la conspiration et des comploteurs, avertissez rapidement les autorités, c’est votre devoir. »
Conscient de la colère et l’aversion populaire pour les mollahs au pouvoir, Ahmad Khatami a déclaré: « Leur nouveau plan est d’affaiblir le clergé. Vous avez vu, les émeutiers ont attaqué certains séminaires, pire que l’attaque du régime de Chah contre le séminaire de « Faizia ». Le séminaire de Takistan en est un exemple. Cela illustre la profondeur de la rancune des ennemis à l’égard du clergé. »
Le 5 janvier, il avait également évoqué au sujet des cibles prises par les manifestants : « Ils ont attaqué les bureau de certains Imams du vendredi, de l’Organisation islamique de propagande, du Conseil de règlement des différends… »
Pour couvrir les pillages et la corruption des mollahs, il a déclaré honteusement : « Même un rial de notre salaire mensuel ne provient pas du budget de l’Etat. Le salaire d’un séminariste se situe entre 500 et 600 mille tomans…ce qui est en dessous du seuil de pauvreté ».
Il est de notoriété publique que des centaines de millions de dollars du budget du pays sont officiellement consacrés à l’éducation des mollahs sous couvert de » séminaires » ou à la formation de terroristes non iraniens recrutés comme « séminariste étrangers ». Par ailleurs, une grande partie des revenus du pays sont spoliés par les mollahs et leurs enfants corrompus. Ce n’est pas sans raison que la colère populaire est si profonde à l’égard des pasdaran et des mollahs au pouvoir.
Il y a deux semaines, le mollah Ghiasédine Tahamohammadi, a déclaré lors de la prière du vendredi à Hamadan: « Pendant la sédition une soixantaine de bureaux des Imams du vendredi ont été attaqués.» Dans la plupart des villes iraniennes, la source de la pluparts des crimes, des détournements et des corruptions morales et financières trouvent leurs origines chez les imams du vendredi et leurs bureaux qui représentent Khamenei et sont nommés par lui.
Le mollah Dorri Najafabadi, l’Imam du vendredi à Arak, un autre cadre dirigeant de l’Assemblée des experts du régime et ancien ministre du Renseignement, a déclaré le 17 janvier: « Notre maison a été attaquée et j’étais chez moi. Dans les événements récents, l’âge des manifestants était très bas. Ceux qui ont attaqué notre maison, bien qu’ils aient couvert leur visage, avaient moins de 30 ans et même moins de 18 ans; bien sûr, je ne parle que de la province du Centre. »
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 janvier 2018

