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Téhéran : Arrestation de 500 manifestants à Ariachahr

Téhéran, 11 février 2010 Révolte du 11 février en Iran – n°19

« On n’a pas donné de martyrs pour faire des compromis et aduler le guide criminel » crient les manifestants sur la place Vali-Asr

CNRI – Le peuple iranien a fait du 11 février une nouvelle défaite cuisante pour le régime du guide suprême. Malgré tout le dispositif répressif déployé ces deux dernières semaines, avec la présence de plusieurs rangées de forces de sécurité dès les premières heures du jour, le centre de Téhéran a été le théâtre en plusieurs points d’affrontements entre la population et les forces déchaînées du régime.

Toutes les rues autour de la place Azadi jusqu’à la place Enghelab et Ariachahr, étaient saturées d’agents des services de renseignements, en civil, de sécurité et de miliciens, postés tous les mètres. Près d’un millier de gardes anti-émeutes et 200 voltigeurs à moto des agents en civil dont tous les visages étaient dissimulés sous des casques intégraux, se sont livrés à la répression. Dans la panoplie d’équipements répressifs, on pouvait voir des véhicules blindés modernes.

Mais la population et sa jeunesse en colère, faisant preuve d’une volonté à tout crin, ont affronté les forces répressives en lançant des slogans hostiles au pouvoir. Dans ces affrontements, environs 500 manifestants, dont de très nombreuses femmes et jeunes filles, ont été arrêtées à Ariachahr et ses alentours. La population a réussi à délivrer plusieurs manifestants, dont une jeune femme qui se battait contre des agents en civil.

Sur la place Azadi, les agents ont blessé avec des fusils à grenailles de nombreux protestataires. Les blessés ont été emmenés par des agents dans des ambulances du régime vers des lieux inconnus.

Sur la place Vali-Asr également des jeunes défiaient les troupes avec bravoure en lançant les slogans « référendum, référendum », « mort au dictateur », et « on n’a pas donné de martyrs pour faire des compromis et aduler le guide criminel ».

Dans ce secteur les agents contrôlaient avec précision l’intérieur des véhicules, les conducteurs, les passagers, leurs téléphones portables avec caméras et les empêchaient de rejoindre les manifestants.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 février 2010

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