lundi, janvier 30, 2023
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La justice donne raison à Yves Bonnet qui a présenté Naraghi, Chadanlou,Chalali comme agent du Vevak

 CNRI – Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté, jeudi 11 février, la plainte en diffamation contre M. Yves Bonnet, ancien préfet, député et directeur de la DST, pour avoir révélé des agissements en France des agents du régime iranien contre les opposants.

Ce sont ainsi des pans entiers des activités du Vevak et sa campagne de désinformation et de diabolisation de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui se trouvent confirmés par la justice française. La fabrication de dossiers et la plainte du Vevak contre M. Yves Bonnet pour avoir dénoncé son réseau de renseignements en France, ont échoué. M. Bonnet était représenté par Me Thierry Lévy.

 CNRI – Le tribunal correctionnel de Paris a rejeté, jeudi 11 février, la plainte en diffamation contre M. Yves Bonnet, ancien préfet, député et directeur de la DST, pour avoir révélé des agissements en France des agents du régime iranien contre les opposants.

Ce sont ainsi des pans entiers des activités du Vevak et sa campagne de désinformation et de diabolisation de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) et du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), qui se trouvent confirmés par la justice française. La fabrication de dossiers et la plainte du Vevak contre M. Yves Bonnet pour avoir dénoncé son réseau de renseignements en France, ont échoué. M. Bonnet était représenté par Me Thierry Lévy. 

Ehsan Naraghi, Djahangir Chadanlou et Manoutchehr Chalali avaient porté plainte en diffamation contre M. Bonnet pour les avoir présentés comme des agents du Vevak en France dans son ouvrage intitulé « Vevak : Au service des Ayatollahs ». Dans cet essai, M. Bonnet dévoile les liens de ces individus avec le Vevak et leurs activités pour son compte, notamment les tentatives de monter de faux dossiers contre la résistance iranienne en France.

Le livre présente Naraghi comme un « agent triple » qui « s’emploie à organiser une campagne visant à discréditer la résistance iranienne ». Il a été « membre du Toudeh dans les premières années du règne du chah » et «offre rapidement ses services à la Savak ». Arrêté après la révolution, « il choisit de changer à nouveau et pour mieux convaincre de sa bonne volonté, il n’hésite pas à participer à la torture psychologique de ses anciens camarades ».

Quant à Manoutchehr Chalali, il « s’inscrit, précisément, dans la lignée des agents infiltrés. Son appartenance aux services iraniens ne fait aucun doute… ».

Djahangir Chadanlou, de son côté, a créé « l’association pour la protection des émigrants d’Iran » qui « joue le rôle d’une entreprise de recrutement pour de nouveaux agents, piège les demandeurs d’asile et la colonie iranienne de France, en faisant vibrer la corde patriotique ».

Le tribunal a déclaré que compte tenu de l’ensemble des preuves et témoignages présentés par M. Bonnet concernant les relations et les activités de ces individus, leurs plaintes en diffamation pour avoir été traité d'agent du Vevak ne sont pas justifiées.

Lors de l’audience du 18 décembre 2009, le procureur avait estimé que vu les sources d’information auxquelles sa position particulière lui permettait d’accéder, on pouvait accorder à M. Bonnet le bénéfice de la bonne foi.

Au cours de cette audience, le contenu de la lettre privée d’Ehsan Naraghi adressée à Mahmoud Ahmadinejad sur les services qu’il avait rendus au régime iranien en France, notamment ses activités contre l'OMPI, ainsi que certains points concernant cette affaire, ont été dévoilés. Naraghi avait joint à cette lettre ses propres notes de frais et d’honoraires d'avocats et celles de Chadanlou, en demandant leur paiement. Il avait également joint la note de frais de l’enregistrement du dossier. Outre la demande d’aide dans sa lettre à Ahmadinejad, Naraghi avait exprimé l’espoir de voir, avec le « soutien » de ce dernier, « les responsables » du régime « intervenir plus activement, pour que l’on puisse, tous ensemble, révéler et prouver la fausseté du contenu insensé de ce livre et la propagande mensongère des Moudjahidine du peuple, auprès des instances judiciaires françaises, des hommes politiques, des penseurs et de l’opinion publique européenne ».

Dans une autre lettre adressée au bureau d’Ahmadinejad, Naraghi avait de nouveau joint les notes de frais de son avocat et son propre RIB pour demander le versement sur son compte des sommes indiquées.

Lors de l’audience, Me Thierry Lévy, le conseil de M. Bonnet, a dévoilé un enregistrement audio d’une conversation téléphonique entre un responsable du régime et Ehsan Naraghi dans lequel il affirme avoir joué un rôle actif dans la préparation des dossiers montés contre la Résistance iranienne en France. Il dit aussi avoir accompagné 40 à 50 agents du régime chez le juge d’instruction pour qu’il les entende.

Ailleurs, au cours de l’audience, lorsque Me Lévy a souligné le rôle destructeur d’Ehsan Naraghi vis-à-vis des intellectuels assassinés par le régime iranien, Naraghi a tenté, en vociférant, de l’interrompre. Naraghi a alors été conduit à l’extérieur par la garde sur l’ordre du juge.

Outre les preuves présentées au tribunal sur les relations de Djahangir Chadanlou avec le Vevak, un témoin a affirmé que Chadanlou lui avait proposé de la part du Vevak de quitter le CNRI en échange d’une récompense généreuse.

Plusieurs témoignages ont été entendus sur les relations de Chalali avec le Vevak, dont ses tentatives pour infiltrer la communauté de sympathisants de l’OMPI en France. De plus, il a été présenté un témoignage écrit du maire de Taverny (Val d’Oise) dans lequel il affirme avoir été approché par Chalali et s’est vu invité par l’ambassadeur d’Iran à Paris, pour des vacances à l’Ile de Kiche (dans le Golfe persique) aux frais de l'ambassadeur.

L'agent Ehsan Naraghi avait porté plainte sur sept passages du livre de M. Bonnet, exigeant de l'éditeur et de l'auteur, 115.000 euros de dommages et intérêts, en plus des frais d'avocat.  Le tribunal n'a pas accepté les plaintes portant sur cinq passages : l'appartenance de Naraghi au Vevak comme agent ainsi qu'à la Savak du chah, sa justification de la torture des Moudjahidine du peuple et des militants iraniens, son approbation de la Fatwa de mort contre Salman Rushdie et son embauche à l'UNESCO sur les conseils du régime des mollahs.

Le tribunal n'a reconnu que deux passages diffamatoires celui accusant Naraghi d'avoir participé à la torture psychologique des prisonniers politiques et celui l'accusant d'avoir trompé les services français en leur présentant des individus pour faire de faux témoignages contre les Moudjahidine du peuple et a condamné M. Bonnet à verser un euros symbolique et à l'éditeur de publier une annonce.

Au cour de l’audience, François Nicoullaud, l’ancien ambassadeur de France à Téhéran et Michel Debacq, l’un des responsables du dossier honteux du 17 juin 2003 contre l'opposition iranienne, ont témoigné en faveur des parties civiles. Abolhassan Banisadr, le premier président de la République de Khomeiny a également fait une déposition écrite en faveur de Naraghi.

MM. Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre d’Algérie, Claude Silberzahn, ancien directeur de la DGSE, Michel Olas, ancien directeur adjoint de la DST, ainsi que François Colcombet, magistrat et ancien député, et Paulo Casaca, ancien député européen, un nombre de responsables politiques iraniens et de personnalités de la Résistance iranienne ont confirmé, dans leurs témoignages, le rôle des plaignants comme agents du Vevak.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 11 février 2010

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