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La falsification et la déformation des déclarations faites par le Secrétaire général des Nations Unies et le président égyptien doivent être condamnées par la communauté internationale

La censure, la falsification flagrante et la distorsion des déclarations faites par les participants à la conférence ou attribuées à ceux-ci, y compris le Secrétaire général des Nations unies (SGNU) et le président égyptien, sont une tromperie sans précédent du régime des mollahs, qui doit être vigoureusement condamnée par la communauté internationale.

La traduction des discours a été entièrement contrôlée et effectuée par des membres de l’appareil de la sécurité et de répression de l’Etat. Certaines parties des interventions qui allaient d’une manière ou d’une autre à l’encontre de la politique du régime ont été entièrement supprimées et remplacées par des déclarations totalement différentes. Dans certains cas, plusieurs paragraphes contenant des déclarations fabriquées en faveur de la politique du régime ont été ajoutés aux discours en question. En outre, en insérant ou en supprimant des mots ou phrases dans une grande partie du discours, celui-ci a été vidé du sens voulu.

Le texte original du discours du Secrétaire général de l’ONU est joint.

 1 – Les phrases suivantes ont été ajoutées au discours du SGNU ou des traductions  complètement différentes en ont été fournies:
Je demande à la République islamique d’Iran de continuer, comme elle l’a fait dans le passé, d’être transparente dans ses actions, spécialement sur ​​la question nucléaire et de prendre des mesures pour renforcer la confiance vers la réalisation de ses objectifs pour avoir l’énergie nucléaire pacifique. Je dois également souligner que la coopération de la République islamique d’Iran avec l’AIEA a été constructive, utile et positive.

Rappelez-vous, s’il vous plaît, que la République islamique d’Iran, en tant que membre de l’Organisation des Nations Unies et membre de l’AIEA, a pris des mesures positives en ce qui concerne l’énergie nucléaire pacifique ainsi qu’en refusant de se doter d’armes non conventionnelles.

• Je crois que nous aurions pu mettre en place de meilleures solutions, et dans ce cas, je crois que le gouvernement syrien doit obéir à certains principes pour éviter que certaines questions fournissent des excuses à d’autres pays.

 2 – Ces parties du discours du SGNU ont été totalement supprimées dans la traduction en farsi:

• Comme je l’ai dit à maintes reprises à travers le monde – je rejette fermement les menaces par un État membre à en détruire un autre, ou les tentatives scandaleuses pour nier des faits historiques, tels que l’Holocauste. Prétendre qu’un autre État membre de l’ONU, Israël, n’a pas le droit d’exister, ou le décrire en termes racistes, est non seulement totalement faux, mais porte atteinte aux principes mêmes que nous nous sommes tous engagés à respecter.

Mais la prévention commence à l’intérieur – par le renforcement des institutions démocratiques, la sauvegarde des droits de l’homme, assurant la participation populaire et en garantissant l’état de droit.

 • La Syrie n’est que le dernier exemple de ce qui arrive quand la vérité est ignorée. La crise en Syrie a commencé par des manifestations pacifiques qui ont été réprimées par la force brutale. Aujourd’hui, nous courons le sinistre risque d’une longue guerre civile qui détruirait la riche mosaïque des communautés en Syrie. Ceux qui fournissent des armes à chaque partie en Syrie contribuent à la misère. Davantage de militarisation du conflit n’est pas la réponse. La situation ne peut être résolue par le sang et sur les corps de plus de 18.000 personnes. Il ne devrait plus avoir de balles ni bombes. J’exhorte toutes les parties, dans les termes les plus forts possibles, à arrêter la violence aujourd’hui. Le gouvernement syrien a la principale responsabilité de résoudre cette crise en écoutant réellement la voix du peuple.

• Nos efforts diplomatiques seront dirigés par le Représentant spécial conjoint de l’Organisation des Nations Unies et de la Ligue arabe, M. Lakhdar Brahimi. Il aura besoin de l’appui solidaire de la communauté internationale. Et tous ceux qui ont de l’influence dans cette affaire devront faire partie de la solution à cette crise et travailler en étroite collaboration avec le Représentant spécial conjoint.

Permettez-moi de noter également que les efforts visant à créer un Moyen-Orient exempt d’armes nucléaires et de toutes autres armes de destruction massive sont en cours. Rappelons-nous que c’est l’Iran lui-même , il y a 38 ans, a proposé la création d’une zone libre d’armes nucléaires au Moyen-Orient. En tant que Secrétaire général, je suis absolument déterminé à parvenir à un monde libéré d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive. Je partage également votre désir de renforcer les contrôles contre le commerce illicite des armes. Alors, continuons à travailler pour atteindre ces objectifs communs.

3 – Exemples des parties de discours qui ont été omises ou déformées en faveur de la  position des mollahs

Le Secrétaire général des Nations Unies:
«Nous voyons beaucoup trop de conflits politiques entre les Etats au sein du Mouvement des pays non-alignés. Je suis préoccupé, par exemple, par l’échec du Soudan et du Sud Soudan à finaliser leurs frontières et empêcher l’effusion de sang. « 

La  traduction fournie par le régime en farsi:
« Comme exemple, je me tourne vers le Soudan et le Soudan du Nord. Les Nations Unies ont travaillé très dur pour s’assurer que, malgré la sécession du Sud-Soudan du Soudan du nord, il n’y ait aucune effusion de sang. Cela a créé une situation adaptée au Soudan. »

En outre, le discours prononcé par le président égyptien Mohammed Morsi n’a pas échappé à la lame tranchante de la censure du régime iranien :

Le site Baztab géré par l’État a écrit le 30 Août : « Au début du discours de Morsi, le traducteur de la télévision d’Etat  a changé les déclarations de Morsi en remplaçant le mot « Syrie » par Bahreïn alors que Morsi n’avait pas parlé du Bahreïn. »

Au même moment, alors que le président égyptien avait critiqué « le régime despotique syrien » et souligné le besoin d’ « un soutien total au mouvement du peuple », l’agence de presse gouvernementale Mehr, affiliée au ministère du Renseignement du régime iranien, le citait ainsi : au seizième sommet des pays non-alignés à Téhéran, le président égyptien a évoqué les complots contre la Syrie et souligné que «  nous devons espérer que le régime populaire  restera au pouvoir et nous devons déployer tous nos efforts pour faire des réformes en Syrie une réalité. C’est notre devoir, notre ligne et notre stratégie. « 

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 septembre 2012