AccueilCommuniqués CNRICommuniqués CNRI: Terrorisme & intégrismeIran /France : Les crimes abjects de Daech à Paris, que faire...

Iran /France : Les crimes abjects de Daech à Paris, que faire ? (Par l’Ayatollah Gangei)

Iran /France : Les crimes abjects de Daech à Paris, que faire ? (Par l’Ayatollah Gangei)

Les échos des crimes en série perpétrés par Daech dans la soirée du vendredi 13 novembre ont secoué le monde entier et provoqué une vague de sympathie de la part des dirigeants politiques et des intellectuels à travers le monde. Notamment, Mme Maryam Radjavi, la présidente-élue de la Résistance iranienne a adressé un message pertinent dans lequel elle a condamné les atrocités commises par Daech et affirmé que les auteurs de ce crime n’ont rien à voir avec l’Islam et avec les valeurs essentielles de cette religion basé sur l’émancipation, l’humanisme et la paix.

Après les tueries de Paris nous avons aussi observé l’attitude hypocrite des dirigeants du régime iranien, qui en apparence se sont dit solidaires des victimes, mais ont implicitement désigné ces derniers et les dirigeants français comme les responsables de ce drame. Les déclarations des mollahs sont caractéristiques d’une tendance au sein du régime iranien qui durant quatre décennies a toujours essayé de jeter le blâme sur les victimes et ses opposants (voir la communiqué du CNRI, daté du 14 novembre 2014 et intitulé « La satisfaction du régime des mollahs face au catastrophe terroriste à Paris »)

C’est très encourageant de voir que les dirigeants français et un grand nombre de dirigeants politiques et intellectuels à travers le monde ont réaffirmé leur volonté de lutter jusqu’au bout contre les commanditaires de ces crimes.

Pour notre part, nous pensons qu’il est nécessaire de souligner les points suivants :

1) En commettant ces attentats à Paris, Daech et ses acolytes poursuivent deux objectifs : Premièrement, créer un climat de terreur dans le monde et propager l’idée que l’on est confronté à des barbares sanguinaires contre qui l’on ne peut rien et on ne doit pas chercher à résister. Ainsi, ils veulent forcer le monde libre à capituler et adopter une politique de complaisance, semblable à celui poursuivit durant les quatre dernières décennies à l’égard des mollahs intégristes au pouvoir en Iran. Deuxièmement, propager ce mensonge que ces sauvageries sont inspirées des « fondements » de l’Islam. Et que lutter contre eux est équivalent à lutter contre près de deux milliards de musulmans dans le monde, une tâche impossible et irréalisable.

2) Nous avons donc la responsabilité de résister face à cette barbarie. Nous devons agir de façon vigilante et concerté pour que ces extrémistes ne puissent pas atteindre les deux objectifs susmentionnés. L’extrémisme est condamné à l’échec, de même que le régime des mollahs en Iran, en tant que le modèle dont s’inspirent ces groupes extrémistes, est en train d’échouer face à résistance du peuple iranien. Une résistance incarnée par celle des minorités opprimées, des jeunes et des femmes. Les mollahs qui ont pris le pouvoir en usurpant la révolution populaire de 1979 n’ont pas réussi à stabiliser leur pouvoir. Au contraire, leur fin s’approche et ils seront bientôt renversés par le peuple iranien et sa Résistance organisée. Face à cet intégrisme noir, la seule solution est de résister. Car, dans le monde contemporain et face à la résistance du peuple iranien et les autres peuples de la région, les intégristes n’ont aucune chance de réussir.

3) Etant donné que ces criminels commettent leurs crimes au nom de l’Islam, il faut affirmer haut et fort que les apôtres de cette idéologie de mort et de destruction n’ont rien à voir avec les percepts de l’Islam véritable. Dans le combat face aux extrémistes qui se revendiquent de l’Islam, les musulmans ont une responsabilité accrue. Les musulmans de France et des autres pays visés par ces criminels ont le devoir de prendre la parole et de condamner ces actes barbares.

4) Il faut éclairer les gens en leur expliquant les valeurs authentiques de l’Islam. En observant les textes du coran et la vie du prophète de l’Islam, on réalise qu’il adhérait profondément à la liberté de religion et respectait les croyances d’autrui, leurs droits à la vie et à la sécurité, et ne tolérait pas les injustices, même à l’égard de ses ennemies. Dans les siècles passés et dans les temps plus récents, beaucoup d’oppresseurs ont usurpé le nom de l’Islam pour justifier leurs actions bellicistes et expansionnistes. Ces despotes n’ont rien à voir avec l’islam véritable.

5) Dans sa propagande, le régime iranien prétend participer à la lutte contre Daech en Irak et en Syrie, ou prétend qu’à tel ou tel endroit une mosquée chiite a été détruit pas Daech. Or, le régime des mollahs a eu des collaborations actives et au plus haut niveau tant avec Al-Qaïda qu’avec Daech. Plusieurs exemples de ces collaborations sont maintenant de notoriété publique. Le régime iranien et des groupes terroristes tels qu’Al-Qaïda et Daech se ressemblent manifestement. Les deux menacent la paix et la sécurité mondiale ; les deux sont des forces archaïques et anachroniques ; les deux essayent de s’imposer par la force et la terreur qui visent autant les musulmans que les non musulmans ; les deux sont contre la liberté et toute notion de droits humains, tant pour les musulmans que les non musulmans. La communauté internationale et en particulier les Parisiens n’ont pas oublié qu’à plusieurs reprises le régime iranien a perpétré des attentats meurtriers visant des lieux publics à Paris.

Nous réitérons notre solidarité avec le peuple français et toutes les consciences libres qui ont été affectées par les crimes abjectes de Daech et des extrémistes. La résistance active et globale contre ces criminels triomphera. L’humanité et les lumières triompheront de l’obscurantisme et de la barbarie.

Vive la résistance contre la tyrannie et l’obscurantisme

Conseil national de la Résistance iranienne
Jalal Ganjeï, président de la commission de la Liberté du culte
Le 15 novembre 2015