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Par Elaheh Azimfar, représentante du CNRI auprès des organisations internationales
Le vendredi 13 novembre, Paris a été ciblé par des attaques terroristes horribles et sans précédent en Europe. Tandis que les Français pleuraient leurs morts, les terroristes de Daech ont honteusement revendiqué la responsabilité de ce crime contre l’humanité et ont même menacé qu’il va y avoir d’autres attentats de ce type contre la France.
Le samedi 14 novembre, un nouveau round de négociations sur la Syrie a eu lieu à Vienne pour déterminer le sort de Bachar Al-Assad. La France, les pays occidentaux et les pays arabes insistent qu’Assad doit s’en aller, tandis que le régime iranien et la Russie ont adopté une nouvelle posture pour soutenir Assad, en disant que son sort doit être décidé par des électeurs en Syrie.
Le fait est que le sort d’Assad a déjà été décidé par le peuple syrien. Le soulèvement populaire en Syrie a commencé au début du printemps 2011 avec des manifestations massives contre Bachar al-Assad, concomitamment avec les événements connus désormais sous le nom de « Printemps arabe ». Beaucoup de personnel de l’armée syrienne ont quitté les rangs de l’armée dès les premières étapes de cette révolte et ont rejoint les rangs de la Résistance. Assad était sur le point d’être renversé, mais le régime iranien est parti à sa rescousse et a déployé d’énormes moyens pour le maintenir au pouvoir.
Le 14 février 2013, Mehdi Taeb, un proche collaborateur d’Ali Khamenei, le chef suprême du régime iranien, a décrit l’importance stratégique de la Syrie à l’Iran en des termes très clairs : «La Syrie est la 35e province de l’Iran. Si l’ennemi nous attaque pour envahir en même temps notre province de Khouzestân et la Syrie, notre priorité sera de défendre la Syrie. Si nous gardons la Syrie, nous serons en mesure de reprendre Khouzestan. Mais si nous perdons Syrie, nous ne serons même pas en mesure de garder Téhéran. »
Par conséquent, le régime iranien s’est fortement impliqué dans l’opération de sauvegarde du régime d’Assad, en créant en Syrie des milices sur le modèle des forces de Bassidj en Iran, en déployant sur le territoire syrien un grand nombre de ses « gardiens de la Révolution », des membres du Hezbollah libanais, des miliciens venues d’Irak et même des bataillons composés de mercenaires recrutés chez les réfugiés afghans résidant en Iran. Le régime des mollahs dépense de 15 à 35 milliards de dollars chaque année pour maintenir Assad au pouvoir. Sans le soutien décisif de Téhéran, Bachar el-Assad aurait été renversé il y a longtemps.
Alors que la France et le monde entier sont très affectés par des attaques terroristes à Paris, le régime iranien a déclaré que la paix va revenir en Europe si les occidentaux luttent contre les groupes terroristes en Syrie. Dans la bouche du régime iranien, l’expression « groupes terroristes » ne désigne pas Daech, mais désigne les forces populaires et démocratiques qui luttent en Syrie contre la dictature de Bachar al-Assad. En réalité, en maintenant Assad au pouvoir en Syrie, les dirigeants du régime iranien amplifie la crise syrienne et contribue à la propagation du terrorisme dans les villes européennes. Le départ d’Assad va avoir un impact important sur la situation en Syrie et supprimera le prétexte invoqué par les terroristes de Daech pour justifier leurs attaques terroristes en Europe.

