dimanche, février 5, 2023
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Les déclarations de Khamenei contre le tribunal international du Liban, une preuve claire de l’implication iranienne dans l’assassinat de Hariri

CNRI – Ali Khamenei, le guide suprême des mollahs en Iran, a déclaré lundi 20 décembre, dans une rencontre avec l’émir du Qatar que le tribunal international du Liban pour le meurtre du Premier ministre Rafic Hariri « est un procès aux ordres, et son verdict, quel qu’il soit, est récusé ». Il a ajouté l’air menaçant : « j’espère que les parties influentes et engagées au Liban agiront avec intelligence, pour éviter que cette affaire ne se transforme en problème ».

Mme Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a estimé que ces propos traduisaient la crainte de Khamenei de voir le rôle du régime et le sien dévoilé dans ce crime énorme et d’en subir les conséquences régionales et internationales. Elle a déclaré : le guide suprême du régime confond ce tribunal avec les tribunaux des mollahs et confond ces juges avec les criminels comme Mortazavi et Salavati.

Mme Radjavi a ajouté : ces déclarations ne laissent aucun doute sur l’implication et la responsabilité direct du régime dans l’assassinat de Hariri. Depuis deux décennies, Khamenei ordonne des assassinats à l’étranger, notamment des opposants. Faits confirmés dans des verdicts des tribunaux européens dans les affaires d’assassinats des opposants en Europe.

Mme Radjavi a souligné que les menaces scandaleuses de Khamenei démontrent que lui et son régime n’ont aucun respect pour la justice, ni pour les Nations Unies, ni pour le Conseil de sécurité.

La présidente élue de la Résistance a appelé l’Assemblée générale de l’ONU et le Conseil de sécurité à condamner fermement ces propos et à expulser ses représentants de l’ONU et de ses organes, ainsi à traduire en justice les crimes terroristes de ce régime qui ne représente en aucun cas la nation iranienne. Cette dictature est responsable de centaines d’attentats terroristes à l’étranger contre les membres de la Résistance iranienne.

Depuis toujours, en déployant toutes leurs forces et leurs moyens de chantage, les dirigeants des mollahs et leurs mercenaires libanais tentent d’échapper à une inculpation de justice, en dissimulant leurs rôles dans l’assassinat de Rafic Hariri et de dizaines de personnalités libanaises. Ces efforts n’ont pas été efficaces, au point de susciter l’intervention personnelle de Khamenei, pour tenter de neutraliser ou d’affaiblir le tribunal en brandissant menaces et fatwas. Cela rappelle le Fatwa anti islamique et inhumaine contre Salman Rushdie. Auparavant le Hezbollah qui se dit officiellement aux ordres du principe du Velayat Faghih (suprématie du guide suprême) et du guide suprême qu’il considère comme source d’imitation, avait menacé de ne pas se soumettre à la décision du tribunal et d’agir contre le gouvernement libanais.
 
Le tribunal basé à la Haye, s’est constitué en 2005 à la demande du gouvernement libanais et fait suite à une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU, avec le soutien de divers pays dont l’Union européenne, pour enquêter sur l’assassinat de Rafic Hariri. Le président du tribunal est le Pr. Antony Casses, un éminent juriste international, qui remet annuellement les résultats des travaux du tribunal au Secrétaire général de l’ONU. Le tribunal devrait bientôt décider de l’inculpation des responsables de ce crime.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 21 décembre 2010