vendredi, janvier 27, 2023
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Le salaire minimum pour le nouvel an iranien bien en dessous des besoins minimaux, laissant les travailleurs dans le désastre

Tout en félicitant tous les travailleurs d’Iran, la Commission du travail du Conseil National de la Résistance iranienne a décrit le salaire minimum annoncé par le régime des mollahs en Iran pour la nouvelle année civile iranienne, comme cruel et inacceptable.

La Commission du travail du CNRI a ensuite appelé tous les travailleurs iraniens à prendre position contre la discrimination de ce régime et contre les mesures répressives à l’encontre des intérêts des travailleurs. La fin du pillage, de la pauvreté, du chômage et de la précarité de ce régime, l’instauration de la liberté et d’un gouvernement populaire ne seront possibles qu’après le renversement de ce régime.

Le ministre iranien du Travail, Ali Rabii, l’un des fondateurs du ministère du Renseignement du régime (Vevak – connu comme une mafia d’assassinats, d’exécutions et de tortures en Iran) a annoncé 9,3 millions de rials (soit 265 dollars) comme salaire minimum mensuel des travailleurs pour la nouvelle année civile iranienne (mars 2017 – mars 2018), selon les médias officiels. Même les propres experts du régime admettent que cela est beaucoup plus bas que le salaire qu’il faut aux travailleurs pour aider leurs familles à joindre les deux bouts. (Les médias officiels – le 15 mars 2016)

« Cette année, la valeur de 24,89 millions de rials d’un panier alimentaire pour les familles des travailleurs est la base de tels coûts pour une famille de 3,5 personnes. Cependant, il faut se demander quel est le prix réel pour une famille de quatre ou cinq personnes ? », a publié l’agence de presse officielle ILNA qui rapportait le 8 mars, les propos d‘un expert du régime.

À cette fin, les travailleurs et leurs familles, qui, selon les statistiques gouvernementales, se comptent à plus de 40 millions de personnes, seront confrontés à davantage de pauvreté, de discrimination et de pression au cours de la prochaine année. (Agence de presse officielle ISNA – le 7 décembre 2016)

Tous les signes indiquent que le Guide Suprême iranien, Ali Khamenei, et les pasdaran (CGRI), qui contrôlent une grande partie de l’économie du pays, jouent les rôles les plus importants dans la réglementation de ces salaires inhumains. La raison en est simple : l’argent rapporté par les travailleurs laborieux de l’Iran remplit d’abord leurs poches. Selon les propres directeurs économiques du régime, 120 entités, organisations et fondations différentes sont engagées dans des activités économiques importantes, contrôlant environ 50% du produit intérieur brut de l’Iran.

Le 18 décembre 2015, quatre mois seulement avant l’annonce du salaire minimum pour le prochain exercice financier de l’Iran, le site Javan Online affilié aux pasdaran prévoyait un salaire minimum à 8,3 millions de rials (environ 238 dollars). Ce même chiffre a été annoncé comme le salaire minimum officiel.

« De fin novembre à la première moitié du mois de décembre, l’inflation a atteint 8,6%. Divers experts estiment que cela doit être un maximum de trois à cinq pourcent de plus que le taux d’inflation », a déclaré Khabar Online, un autre site affilié aux pasdaran. Le 15 mars, Rabii avait annoncé l’augmentation du salaire minimum de 14%.

Au cours des deux dernières années, le régime des mollahs a même supprimé la présence de quelques travailleurs au Conseil supérieur du travail. Depuis lors, toute décision sur le salaire minimum a été entièrement contrôlée par l’État. De plus, l’année dernière, le président iranien, Hassan Rohani, a créé un groupe baptisé « Groupe de travail national tripartite » présidé par Rabii. Cette entité a adopté une résolution avec un article intitulé « Salaire régional des travailleurs ». Le régime a cherché à mettre fin à la détermination du salaire minimum et à permettre à chaque employeur de déterminer son salaire minimum. Cela augmente encore l’exploitation des travailleurs et détruit complètement la sécurité de leur emploi. Cependant, étant donné que les travailleurs sont restés fermes sur leur position, Rohani et Rabii ont été forcés d’annuler cette résolution pour la nouvelle année civile iranienne.

Les travailleurs de notre pays savent très bien qu’au sein du Conseil suprême du travail, le représentant des travailleurs qui participe à ce conseil et qui détermine le salaire minimum des travailleurs n’est qu’une façade. Selon les médias officiels, le 6 mars 2014, la Commission du salaire minimum a annoncé que « le coût de la vie pour une famille de quatre personnes est supérieur à 37,5 millions de rials » (environ 1 070 dollars). Quelques jours plus tard, cependant, le ministre du Travail de Rohani a réduit le salaire minimum d’un quart.

Le salaire minimum des travailleurs est actuellement évalué à 265 $, alors que l’Assemblée des experts du régime a opposé son veto à un projet de loi visant à limiter le salaire mensuel du directeur à 120 millions de rials (environ 3 430 $). Cela légitime pratiquement les énormes salaires dont jouissent les responsables du régime des mollahs.

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