mercredi, novembre 30, 2022
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Iran – Les mensonges de Rohani au sujet de l’OMPI

Les mensonges de Rohani au sujet de l'OMPI

Le lundi 31 août, Hassan Rohani, le président des mollahs, a proféré une série de mensonges contre l’OMPI et a imputé les crimes du régime aux opposants de la dictature religieuse, qu’on compare aujourd’hui à Daech en Iran. Il intervenait lors d’une conférence organisée par la fondation « Habilian », un organe du Ministère des Renseignements (Vevak), en présence de nervis du régime et ses mercenaires étrangers.

Depuis la prise du pouvoir par Khomeini, Rohani a toujours joué un rôle clé dans la répression et les crimes de guerre du régime, tels que l’envoi d’enfants sur les champs de mines, l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme et le programme d’armes nucléaires. Durant sa présidence, un grand nombre de femmes ont été attaquées à l’acide par des hommes de main du régime, un crime odieux qui continue de faire de nouvelles victimes dans divers villes iraniennes.

Dans son discours du 31 août, parmi les mensonges grotesques qu’il a proférés, il a prétendu que l’OMPI et les opposants ont « assassiné des commerçants ordinaires », « dépouillé la police et les agents de sécurité » et « guidé les avions irakiens pour bombarder des agglomérations (iraniennes). »

Au cours des deux dernières décennies, le régime des mollahs a essayé de faire avaler ces mensonges aux systèmes judiciaires des pays occidentaux. Mais en mai 2011, après 10 ans d’enquête, la justice française a notamment statué que « le NCRI, l’OMPI et l’ALNI sont une seule et même entreprise collective ayant pour but de renverser le régime en place en Iran (…) L’information judiciaire a mis en lumière les différentes catégories de moyens utilisés, qu’ils soient politiques, qu’ils s’apparentent à des actions de guerre par l’utilisation d’une véritable armée, l’ANLI, ou qu’il consiste en des actions armées en Iran revendiquées par l’OMPI (…) Ceci ne permet toutefois pas de confondre les offensives militaires avec des actes de terrorisme ».

Le discours de Rohani peut être vu comme une réaction à l’accueil croissant pour la Résistance iranienne au sein de la société iranienne et son prestige sur la scène internationale.

Évoquant le grand rassemblement de la Résistance iranienne à Paris en juin dernier, l’animateur de la conférence organisé par le Vevak a déclaré: « Les politiciens occidentaux essaient de créer une alternative à la République islamique dans leurs réunions sur le terrorisme (…) Ils considèrent les terroristes comme des opposants politiques. Après cela, ce pas étonnant que le Congrès américain demande au chef de l’OMPI de commenter l’accord des P5+1 avec l’Iran. »

Parlant des crimes du régime dans la région comme de la lutte contre le terrorisme, Rohani a déclaré avec insolence: « Partout où il le faudra, avec toute notre puissance et notre capacité, nous interviendrons contre le terrorisme (…) Et alors que les terroristes en Irak, en Syrie, au Liban, au Pakistan, en Afghanistan et au Yémen ont mis les innocents sous leurs bottes avec l’aide des grandes puissances, nous allons leur opposer notre résistance. » Il a menacé l’Europe et les Etats-Unis, et « certains pays musulmans » : « tout pays qui aide aujourd’hui le terrorisme… peut être sûr de se retrouver enchevêtré dans cette terreur. »

Le directeur de la conférence a de son côté prétendu que « dans les attaques terroristes en Iran, on a constaté l’empreinte des ingérences des Etats-Unis et des pays européens » et il a apporté pour preuve « les documents sur les négociations directes entre le Département d’Etat américain et l’OMPI, ainsi que le soutien américain à l’OMPI après l’occupation de l’Irak ».

Rappelons que ce genre d’accusations est récurrent chez les mollahs qui cherchent à discréditer l’opposition. À l’époque, les agents de Mahmoud Ahmadinejad avaient même impliqué l’OMPI et les gouvernements britannique et français dans l’assassinat de Neda Aghasoltan, symbole des manifestants tués lors du soulèvement populaire de 2009 en Iran. Amnesty International avait ensuite révélé que son fiancé avait été menacé et contraint d’accuser l’OMPI du meurtre de Neda.

Il est révélateur de constater que plus de 2000 prisonniers ont été exécutés en Iran pendant les deux années du mandat de Rohani. Ce dernier est allé jusqu’à justifier ces exécutions comme étant le résultat de « l’application de la volonté de Dieu et des décrets de la loi ». Ce mollah est en effet un digne apprenti de Khomeiny qui avait déclaré en 1981: « Nous voulons un calife qui coupe les mains, applique des peines et procède à la lapidation (…) Ce ne sont pas quelques années de prison qui vont régler les choses. Oubliez vos émotions puériles. »

Rohani a déclaré le 14 juillet 1999, à l’apogée de la révolte des étudiants : « Insulter Khamenei, c’est insulter l’Iran et c’est insulter l’islam, les musulmans, la Constitution et ceux qui considèrent l’Iran comme la mère-patrie de l’Islam… Un ordre ferme a été donné pour réprimer vigoureusement tout action de ces éléments (manifestants). »

Si Rohani dit vrai, qu’il autorise la publication des noms de 30.000 prisonniers politiques massacrés en 1988 par la fatwa de Khomeiny et indique à leurs familles endeuillées les lieux des fosses communes où ils ont été ensevelis. À l’époque, Rohani était un des décideurs du régime et a donc une part de responsabilité dans ce crime contre l’humanité. Mostafa Pour-Mohammadi, le ministre de la Justice du gouvernement Rohani, était pour sa part un membre clé du « comité de la mort » qui signait les décrets de mort. Un autre membre du sinistre comité était Ibrahim Raïssi, l’actuel n°2 de l’appareil judiciaire du régime.

Les crimes odieux commis par Daech sont minimes par comparaison avec les crimes commis par le régime contre le peuple iranien à travers les fatwas de Khomeiny et de Khamenei. Assassinats de prisonniers politiques sous la torture, exécution de femmes enceintes, viol des jeunes filles avant leur exécution, drainage du sang des prisonniers avant leur exécution, amputation, arrachage des yeux, jeter les prisonniers du haut de falaises, etc. sont autant de crimes que le calife de Téhéran commet depuis des années.

Le régime iranien parle de lutter contre Daech, alors que toutes les forces démocratiques et nationalistes et les chefs religieux de la région, ainsi que les experts régionaux et internationaux estiment que Daech n’est qu’un sous-produit du régime des mollahs et de ses deux marionnettes régionales, Bachar al-Assad et Nouri al-Maliki. Rohani a toujours soutenu Maliki et a annoncé à plusieurs reprises son appui inconditionnel au régime syrien. Il y a même quelques semaines, lors d’une réunion avec le ministre des AE d’Assad, il a de nouveau réitéré cet appui.

Les remarques de Rohani reflètent une fois de plus l’intention funeste du régime de continuer à réprimer les opposants et exporter l’intégrisme et le terrorisme dans la région et dans le monde. La Résistance iranienne insiste sur la nécessité d’adopter une politique ferme vis-à-vis de ce régime et prévient que tant que ce dernier n’aura pas cessé les exécutions en Iran et ses ingérences meurtrières dans la région, toute amélioration des relations avec ce dernier ira à l’encontre des intérêts du peuple iranien et de la paix et la stabilité dans la région et dans le monde.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1er september 2015

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