jeudi, février 9, 2023
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La Justice koweïtienne accuse 24 personnes d’être liées au régime iranien et d’avoir planifié des attaques terroristes

La Justice koweïtienne accuse 24 personnes d’être liées au régime iranien et d’avoir planifié des attaques terroristes

Le mardi 1er septembre, La Justice koweïtienne a accusé 24 personnes d’être liés au régime iranien et au Hezbollah et d’avoir planifié des attaques contre le Koweït, indique un communiqué publié par le bureau du procureur général du Koweït.

Les personnes arrêtées sont accusés d’« espionnage pour le compte de la République islamique d’Iran et le Hezbollah, dans le but de commettre des attaques contre l’Etat du Koweït, avec des explosifs et des armes à feu », précise le communiqué.

La photo d’un véhicule des forces spéciales du Koweït installées devant la Cour constitutionnelle du Koweït (photo publiée le 4 août 2015 par l’AFP)

Les individus arrêtés sont également accusés d’« avoir planifié des actes susceptibles de nuire à l’unité et à l’intégrité territoriale du Koweït, et d’être en possession des dispositifs d’écoute », ajoute le communiqué.

Dans la même affaire, deux autres hommes ont été mis en examen. L’un d’entre eux est accusé de détention illégale d’armes et l’autre est accusé d’avoir omis d’informer les autorités sur l’existence de ces armes, a rapporté l’AFP.

L’un des suspects est un homme de nationalité iranienne et les autres sont des ressortissants koweïtiens. Dans ce dossier, trois autres personnes – qui sont toujours en cavale – ont été mises en examen et sont activement recherchées par la police.

Le procureur général du Koweït a déclaré que les suspects étaient liés à une « cellule terroriste ». Une grande quantité d’armes, de munitions et d’explosifs appartenant à cette cellule a été saisie par les autorités locales.

Selon les autorités, dans un premier temps, trois hommes avaient été arrêtés et avaient avoué qu’ils ont rejoint un groupe clandestin. Les médias locaux ont précisé que ce groupe clandestin était lié au Hezbollah (milice chiite, basée au Liban).

D’après les médias locaux, de nouvelles arrestations vont avoir lieu. Le procureur a dit que « les suspects arrêtés mardi avaient reçu des explosifs, des armes et des formations militaires pour commettre des actions illégales ».

Plusieurs de ces suspects sont accusés d’être des membres du Hezbollah et de « chercher à démolir les fondements sociaux et économiques du pays », a ajouté le procureur.

Dimanche dernier, le chef de la Commission des relations étrangères du Parlement koweïtien, le député Hamad al-Harashani, a qualifié le régime iranien de « véritable ennemi » des pays arabes et sunnites de la région. Il a ajouté que le régime d’Iran cherche à « semer le chaos » dans la région.

Ce n’est pas la première fois qu’un réseau d’espionnage lié au régime iranien est repéré et démantelé au Koweït.

En mai 2013, la Cour suprême du Koweït a confirmé le verdict de prison à vie prononcé à l’encontre de 4 hommes, dont deux iraniens, un koweïtien et un apatride. Ces condamnés – qui avaient précédemment travaillé pour l’armée koweitienne – ont été reconnus coupables d’espionnage au profit de Téhéran et d’avoir transmis aux Gardiens de la Révolution du régime iranien des informations sur les forces militaires koweïtiennes et les forces militaires américaines stationnées au Koweït.

Ces hommes avaient également été reconnus coupables d’avoir planifié des attentats contre des pipelines sur le territoire du Koweït qui est un grand exportateur de pétrole.

A la suite de cette affaire, les relations entre les deux pays se sont fortement détériorées et des diplomates iraniens ont été expulsés du Koweït. Les investigations menées par les autorités koweïtiennes avaient montré que les informations collectées par ce réseau d’espionnage ont été transmises aux diplomates basés à l’ambassade d’Iran à Koweït City.