mercredi, novembre 30, 2022
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Iran : Le prisonnier politique Alborz Ghassemi meurt par refus de soins médicaux

 CNRI – Le capitaine de vaisseau Alborz Ghassemi, 51 ans, prisonnier politique, est décédé le 19 janvier 2010, après 20 mois passé dans les prisons barbares des mollahs sous la torture. Il souffrait de douleurs chroniques dues à un cancer de l'estomac et il est mort à la funeste prison d'Evine de Téhéran. Les bourreaux l'ont privé d'hospitalisation et de traitement médical approprié. Ghassemi était un ancien commandant du Centre spécialisé d'instruction navale de la ville de Racht et instructeur dans une des Ecoles de la marine.

Ghassemi avait été arrêté le 12 mai 2008 et accusé de transférer des renseignements à l’organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI). Son frère, Hamid Ghassemi, résidant au Canada, a également été arrêté à son retour en Iran. Les deux prisonniers politiques ont été condamnés à mort après des audiences préliminaires pour moharebeh (guerre contre Dieu). Une cour d'appel a ensuite ramené leur peine à la prison à vie.

Alborz Ghassemi a purgé sa peine en cellule d'isolement au centre de détention des services de renseignements de l’armée et à la prison d'Evine, à la section 240. Il y était incarcéré à la section 350 ces deux derniers mois. Ghassemi a été soumis à des tortures cruelles durant sa détention.

Les bourreaux ont refusé des soins minimum à Ghassemi, malgré ses douleurs intolérables dues à un cancer de l'estomac, les effets de la torture et les circonstances atroces de l’isolement cellulaire.
Hamid Ghassemi, son frère, emprisonné lui depuis 20 mois, est aussi sous la torture et en isolement. Il est actuellement dans la section 350 d’Evine dans des conditions désastreuses.

Actuellement, un grand nombre de prisonniers politiques en Iran souffrent de maladies chroniques, mais se voient refuser des soins médicaux appropriés. Le régime va jusqu’à leur dire : Nous ne vous avons pas amené ici pour vous sauver ; nous vous avons amenés ici pour une mort douloureuse.

Les noms de certains prisonniers politiques malades et leur état de santé sont les suivants :

1. Ali Saremi, qui a des antécédents d'infarctus, risque à présent un autre infarctus à cause de sa pression artérielle ;
2. Le Dr Mohammad Maleki, ancien président de l'Université de Téhéran, souffre d'un cancer, de diabète et d'hypertension artérielle ;
3. Ali Moezi souffre d’hydronephrose, et se trouve dans un état critique ;
4. Hamed Rouhinejad souffre de sclérose en plaques et perd la vue. Il garde difficilement son équilibre ;
5. Mansour Ossanlou, souffre d’une multitude de maladies, notamment aux yeux et des disques intervertébraux qui font qu’il ne sent plus ses jambes.
6. Mansour Radpour a des complications rénales sévères ;
7. Misaq Yazdan-Nezhad souffre de graves problèmes nerveux ;
8. Mme Houri (Fatemeh) Zia’i souffre de sclérose en plaques ;
9. Behrouz Javid Tehrani a de graves problème de vue suite à la torture et des coups violents sur la tête par des objets lourds, comme des extincteurs et des chaises ;
10. Alireza Karami Kheirabadi souffre d'une hépatite aiguë ;
11. Hamid Ha’eri souffre de complications cardiaques chroniques.
12. Hadi (Homayoun) Abed Bakhoda, par maque de soins, à la prison de Racht est au seuil de la mort. Ancien prisonnier politique des années 1980, lors de son arrestation, les pasdarans avaient tiré sur lui, le touchant la moelle épinière. Sous la pression des ONG, le régime a été contraint de le transférer hors de la prison pour qu’il reçoive des soins.
13. Abbas Khorsandi , qui a déjà subi une opération du cœur, se trouve dans un état critique.
14. Farhad Vakili, a déjà fait une attaque cardiaque et risque d’en faire une autre.
15. Mohammad Hassan Fallahi-Zadeh, souffre d’hépatite.

La Résistance iranienne appelle toutes les instances internationales, en particulier le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme et le Rapporteur spécial des Nations unies sur les détentions arbitraires et la torture, ainsi que les syndicats et associations de médecins à prendre des mesures urgentes pour enquêter sur la situation des prisonniers politiques en Iran, en particulier ceux qui souffrent de maladies graves et chroniques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 février 2010

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