vendredi, décembre 2, 2022
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Iran : la lutte pour le pouvoir monte d’un cran au sein du régime

Le chef du judiciaire menace Rohani

A l’approche de la prise de fonction du nouveau président des mollahs, la lutte pour le pouvoir monte d’un cran entre les factions. Sadegh Larijani, chef du judiciaire du régime, a lancé à cet égard : « ceux qui n’acceptent pas la voie de l’imam [Khomeiny] et n’ont pas accepté le principe du guide suprême refont leur apparition. Leur vie de vipère a senti de la chaleur et ils sont sortis pour s’accrocher au mouvement, mais ils se trompent. » Dans une claire référence à Rohani et son gouvernement, il s’est fait menaçant : « Tous les officiels et parties prenantes doivent marcher dans le chemin originel de la révolution et de l’islam dans leur direction politique et ne pas emprunter le mauvais chemin, sinon le peuple iranien ne les laissera pas faire. » (Chaîne d’infos nationale, 24 juillet).

De son côté, Esfanani, porte-parole de la commission judiciaire du parlement des mollahs, a mis en garde Rohani contre la présence de séditieux dans son gouvernement, ajoutant que si ces derniers ne prenaient pas l’avertissement de Laridjani au sérieux et cherchaient à tirer profit du climat, ils ne devaient pas s’attendre à une absence de réaction du judiciaire. De telles personnes ne peuvent entrer dans l’atmosphère politique du pays. Les avertissements de l’ayatollah Larijani constituent des positions légales et judiciaires. (Agence de presse des pasdaran, Fars, 25 juillet).

Quelques jours auparavant, Keyhan, le quotidien de Khamenei, avait lui aussi mis clairement en garde Rohani : « A Dieu ne plaise, Rohani échouera s’il se tient dans une position redevable face à l’Occident et au courant de la sédition. Les premières demandes des deux côtés portent sur le gouvernement et en particulier sur les cinq ministères clés de l’Intérieur, du Renseignement, de la Science, de la Culture et de l’Orientation islamique, et des Affaires étrangères. » Il a menacé : « Il est naturel que les représentants du parlement ne permettront pas la revitalisation de ce mouvement parasite. »

Entre temps, les représentants de la faction dominante ont averti Rohani que ses ministres devaient “accepter le principe du guide suprême au sens large, être des experts culturels, religieux, des islamologues, connaitre l’ennemi, croire dans la religion, avoir un passé culturel combiné à la gestion exécutive, être familier de la jeunesse et n’avoir pas participé aux intrigues des années 1998, 99 et 2009 pas plus que leurs familles. » (Radio gouvernementale Farhang – 21 juillet)

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 juillet 2013

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