vendredi, janvier 27, 2023
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Iran : La faction de Khamenei assène un coup à Rohani en rejetant trois de ses ministres

Les quatre jours de réunions du parlement des mollahs reflètent une crise mortelle et la montée des luttes intestines

La faction de Khamenei assène un coup à Rohani en rejetant trois de ses ministres malgré les courbettes de fidélité des membres du gouvernement au guide suprême

Le coup porté par la faction de Khamenei à Rohani avec le rejet au Majlis de trois de ses ministres fait entrer la lutte pour le pouvoir dans une nouvelle phase. Les quatre jours de réunions au parlement des mollahs pour examiner le gouvernement de Rohani se sont terminés jeudi soir. Ils ont mis à jour les crises fatales qui rongent le régime dans les domaines politique, économique et social et d’autre part ont fait monter d’un cran les luttes intestines.

L’élimination des candidats aux trois ministères de l’Education nationale, des Sciences et des Sports, intervient alors que tous les ministres proposés, y compris ces trois-là, ont joué des rôles majeurs ces trente dernières années dans la guerre, la répression et l’exportation du terrorisme et de l’intégrisme, et qu’ils ne comptent aucun individu extérieur aux agents du régime depuis 34 ans.

Les trois candidats recalés concernent des ministères reliés à la jeunesse et aux jeunes des établissements scolaires et des universités. Le Majlis ne les a pas jugés suffisamment forts pour contenir et réprimer les révoltes sociales. La population scolarisée en Iran se monte à 19 millions de jeunes.

Un aspect important du gouvernement de Rohani est le bilan de la sécurité et le rôle direct des ministres dans la répression. Rohani a fait du critère la sécurité au sein de son gouvernement une « fierté ».

Ali Rabi’i, son ministre du Travail, a déclaré au Majlis : « Certains considèrent le gouvernement proposé comme un gouvernement de sécurité. C’est bon. Des gens intelligents ont travaillé dans les branches de la sécurité (…) j’ai été gardien de la révolution et je suis fier de mon passé. » Un représentant du régime a dit en faveur de Rabi’i : « pendant l’opération Lumière éternelle (contre l’OMPI aux portes de Kermanchah en aout 1988) je l’ai rencontré quand il été vice-ministre, et comme un milicien du Bassidj avec son arme à l’épaule, comme un soldat de l’infanterie, il s’est battu comme un soldat. »

Le mollah Pourmohammadi, ministre de la Justice, est un des grands criminels de ce régime. Il a été le principal membre de la commission de la mort lors du massacre des prisonniers politiques de 1988 puis vice-ministre du Renseignement pendant quatre ans.

Hossein Dehghan, le ministre de la Défense, faisait partie des « étudiants de la ligne de l’imam [Khomeiny] » qui ont pris l’ambassade américaine à Téhéran le 4 novembre 1979 et les diplomates américains en otages pendant 444 jours. C’est un membre fondateur du Hezbollah au Liban et il a été impliqué dans des activités terroristes dans ce pays dans les années 1980.

Ali Jannati, ministre de l’Orientation, a joué un rôle significatif dans la répression de la population des provinces de Khorassan et de Khouzistan quand il en était le gouverneur. Lors de la révolte de la ville de Machad en mai 1992, Jannati alors gouverneur de la province a joué un rôle actif dans des tueries pour empêcher la révolte de s’étendre.

Un représentant de la faction de Khamenei a déclaré : « Un de mes critères de base pour approuver ce gouvernement c’est la détermination du président et de son gouvernement de défendre les droits nucléaires de la nation iranienne. J’ai aussi rencontré le candidat aux Affaires étrangères qui a répété qu’il ne reculerait pas d’un iota sur les droits et les intérêts de la nation iranienne sur la scène internationale (…) mais en prenant des mesures raisonnables pour obtenir un maximum de bénéfices et réduire les couts qui ne sont pas nécessaires, il appliquera la politique étrangère du régime et du guide. »

Zarif a dit au Majlis qu’il défendrait les « droits inaliénable du peuple iranien dans le domaine nucléaire et qu’il ne concéderait pas un iota des droits de cette nation (…) La politique étrangère doit être nationale, non partisane, constitutionnelle et sous la supervision directe du guide suprême (…) pour s’éloigner des luttes de factions et intestines. »

Eshaq Jahangiri, le premier vice-président de Rohani a déclaré en défendant ce gouvernement : « Rohani a mis pour condition à ses ministres un engagement dans la pratique vis-à-vis du guide suprême (…) Sur la base du mandat présidentiel, ils donneront la priorité pour toutes les décisions à la politique générale définie par le guide. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 15 aout 2013
 

 

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