Ils les qualifient de réfugiés politiques et de personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève
CNRI – 1 163 chefs de tribus irakiens, dont 90 hauts dirigeants et 1073 autres de Bagdad, Bassora, Qadessieh, Zeqar, Diyala, Salahiddin, Kirkuk, al-Anbar, Neinawa, Mossana et Karbala, ont signé une déclaration condamnant le régime iranien et ses valets qui veulent utiliser le plan de réconciliation irakien contre lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran (OMPI). Dans le texte ils déclarent : Les membres de lOMPI sont depuis 20 ans en Irak où ils sont réfugiés politiques et protégés par la Quatrième convention de Genève.
Voici le texte de la déclaration :
"Dimanche 27 août, dans une démarche orchestrée, les médias iraniens ont publié de fausses informations en prétendant que plus de 600 chefs de tribus irakiens avaient appelé à lexpulsion de lOMPI dIrak afin que la paix et la tranquillité puissent prévaloir. Simultanément, les médias officiels de Téhéran ont affirmé que le problème nucléaire de lIran avec les Etats-Unis ne pouvait se résoudre à la table des négociations, et quil se règlerait plutôt dans les rues de Bagdad et de Beyrouth, puisque loccident naccepterait lidée dun Iran nucléaire que lorsquil naura plus dautres choix. La supériorité régionale de lIran est telle que ça lui donnera cette emprise. » (Quotidien officiel Kayhan 27 août 2006)
Nous, les chefs de tribus soussignés, qui avons apporté notre plein soutien au plan de Réconciliation national, et dautres qui étaient présents au séminaire de Bagdad, nous nacceptons pas le détournement du plan par le régime iranien et ses valets de son véritable objectif qui était de désarmer les milices et de mettre fin au bain de sang, aux enlèvements dinnocents et aux attaques arbitraires, ainsi que de démanteler les groupes paramilitaires pour en faire un instrument de règlement de compte avec son opposition.
Nous sommes tenus dhonorer la convention pour la réconciliation nationale qui a été signée par des chefs de tribus dans le but de préserver lunité nationale dans tout lIrak, et nous considérons le démantèlement des groupes paramilitaires comme une nécessité et utiliserons lexpérience positive de lancienne armée comme il est stipulé dans la déclaration finale du séminaire des tribus. En même temps, nous rappelons que la déclaration finale a été préparée et publiée par un comité baptisé comité de préparation, sans que nous en soyons avisés. Nous napprouvons pas certains de ses articles, notamment larticle 20 du texte intitulé Terrorisme qui sert les intentions du régime iranien, ce qui est contraire à la loi internationale et à la Déclaration universelle des droits de lhomme et qui est mal employé dune manière répressive et non démocratique contre lOMPI. Les membres de lOMPI vivent en Irak depuis plus de vingt ans et ont accepté de rendre leurs armes. Les membres de lOMPI ont rejeté la violence et le terrorisme et on accepté de se conformer à la loi irakienne. Ils sont considérés comme des réfugiés politiques et sont protégés par la Quatrième Convention de Genève.
Secrétariat du Conseil national de la résistance iranienne
Le 15 septembre 2006

