mardi, février 7, 2023
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Iran : Appel à libérer les avocats, enseignants et jeunes emprisonnés

 CNRI – Les arrestations arbitraires de militants politiques, défenseurs des droits civils et des jeunes se poursuivent en Iran sous divers prétextes, afin de renforcer le climat de répression dans la société.

Le 1er mai, des agents du renseignement des mollahs, le Vevak, ont convoqué M. Olia’ifard, juriste et avocat auprès du tribunal de la révolution du régime, prétendant faussement qu'ils voulaient examiner le dossier de son client. A l’arrivée de M. Olia’ifard, il a été arrêté et emmené enchaîné en prison. M. Olia’ifard est l’avocat de militants ouvriers, de défenseurs des droits des enfants et d’un certain nombre de mineurs incarcérés dans le couloir de la mort.

Les bourreaux du régime l'ont accusé de « propagande contre le système » et de « propagation de mensonges », pour faire pression sur lui. Il a également été condamné à un an de prison. La sentence ne lui a pas été officiellement communiquée, ni à son avocat. Il avait déjà été emprisonné une semaine après son arrestation le 8 mars 2010.

Par ailleurs, le 28 avril, deux jeunes identifiés comme Sina Zoheyri Mesgar et Shayan Sharif Sadate ont été arrêtés et emmenés vers une destination inconnue.

Les 27 et 29 avril, MM Alireza Hashemi, secrétaire général de l’organisation des enseignants iraniens, Ali Akbar Baghani, Secrétaire général du Foyer corporatif des enseignants, et Mahmoud Beheshti Langaroudi, son porte-parole, ont été arrêtés. MM Baghani et Beheshti ont été incarcérés à la section 209 de la prison d'Evine à Téhéran. La famille de M. Hashemi ignore encore les raisons de son arrestation, le lieu de sa détention ou sa situation. Alireza Hashemi avait déjà été arrêté à deux reprises (en mars 2007 et au cours du soulèvement populaire en 2009), et enfermé à la prison d'Evine.

Ces arrestations surviennent à la suite de protestations de l'Association contre la détérioration des conditions de vie des enseignants à travers le pays ainsi que les arrestations et jugements prononcés par le régime concernant des enseignants emprisonnés, comme Abdolreza Qanbari, Abdollah Momeni, Hachem Khastar, Mohammad Davari, Farzad Kamangar et Rassoul Badaqi. 

Par la suite, le 2 mai, Journée des Enseignants en Iran, un certain nombre d'enseignants ont été arrêtés par le Vevak lors de la commémoration de la mort d'un collègue, M. Abolhassan Khanali, sur sa tombe à Ebn-e Babouyeh.

L'arrestation des enseignants ne s’est pas été limitée à Téhéran. A Hamedan, quatre enseignants – Jalal Naderi, Ali Najafi, Mohammad Khani et Saïd Jahan Ara – ont été arrêtés. Le Vevak continue de convoquer, d'interroger et de menacer les membres et responsables du Foyer corporatif des enseignants dans les villes de Hamedan (ouest), Tabriz (nord-ouest), et Kermanchah (ouest). Avec des amendes et des condamnations au fouet, le régime espérait freiner les protestations pour la Journée des Enseignants. Le filtrage des weblogs de l'Association est également un moyen de pression sur les enseignants du pays.

La Résistance iranienne appelle toutes les organisations internationales des droits de l'homme, les syndicats d'avocats et ceux de l’enseignement à travers le monde à condamner la répression des avocats, des enseignants et des militants politiques par le fascisme religieux en Iran. La Résistance iranienne demande des mesures urgentes pour mettre fin aux arrestations arbitraires en Iran et faire libérer sans condition les prisonniers politiques.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 5 mai 2010