samedi, février 4, 2023
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Espionnage: des élus koweïtiens veulent l’expulsion de l’ambassadeur iranien

 Agence France Presse – Des députés koweïtiens ont demandé dimanche aux autorités d'expulser l'ambassadeur iranien suite aux informations sur le démantèlement d'une cellule d'espionnage au profit des Gardiens de la révolution, l'armée idéologique du régime de Téhéran.

"Nous appelons au gel de tous les accords avec l'Iran (…) Le gouvernement doit rappeler notre ambassadeur à Téhéran et expulser l'ambassadeur iranien au Koweït", a déclaré à la presse Mohammad Hayef, un sunnite de la mouvance islamiste, connu pour son hostilité à l'Iran.

Il a critiqué le gouvernement pour son silence, l'appelant à clarifier sa position et appelant dans le cas contraire à "un débat au Parlement sur cellule d'espionnage".

Peu après cette déclaration, le gouvernement a mis fin à deux jours de silence, tout en restant prudent sur cette affaire révélée samedi par le quotidien Al-Qabas.

"Les services de sécurité sont en train d'enquêter sur les informations dont ils disposent y compris ce qui a été publié récemment", a dit le porte-parole du gouvernement dans un communiqué publié par l'agence officielle Kuna.

Le porte-parole, Mohammad al-Basiri, ministre des Communications, a ajouté que l'enquête devait aboutir à des poursuites, tout en disant que ce qui a été publié par la presse était "inexact".

Un autre élu, l'indépendant Shuaib al-Muwaizri, porte-parole de la Commission parlementaire de la Défense et de l'Intérieur, a aussi appelé à l'expulsion de l'ambassadeur iranien "au cas où l'affaire est confirmée".

Le président du Parlement Jassem Al-Khorafi a dit espérer que l'Iran n'est pas impliqué dans cette affaire tandis que l'ambassade iranienne l'a nié en bloc, dans un communiqué, affirmant que les informations à propos de cette cellule visaient à "nuire aux relations" entre les deux pays.
Al-Qabas a affirmé samedi que sept des membres présumés de la cellule travaillaient pour l'armée et la police et recueillaient des informations sur des bases koweïtiennes et américaines.

Dimanche, le quotidien a précisé que la cellule comptait six Koweïtiens, deux apatrides, qui étaient dans l'armée. Deux Libanais vivant au Koweït sont également impliqués, dont l'un qui finançait ses activités.

L'autre Libanais passait les informations à un agent de liaison des Gardiens de la révolution en se rendant régulièrement dans les villes iraniennes de Machhad (nord-est) et Ispahan (centre).

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