mardi, décembre 6, 2022
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Iran : Appel à sauver la vie de prisonniers politiques dans un état grave

Communiqué du CNRI: La Résistance iranienne appelle toutes les organisations internationales et les organisations des droits de l’ homme, notamment le Groupe de travail sur la détention arbitraire et le Rapporteur spécial sur la torture, à une action urgente et efficace pour sauver la vie de prisonniers politiques, partisans de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran ( OMPI ) et parents de membres de l’OMPI au camp Liberty, qui sont gravement malades et dans un état catastrophique.

 

L’état de M. Mashallah (Hamid) Haeri, 63 ans, prisonnier politique sympathisant de l’OMPI, s’est détérioré à l’hôpital et il est tombé dans le coma à cause des pressions exercées par les autorités. Le 14 mai, après des saignements de l’oreille et du nez, les gardiens ont été contraints de l’hospitaliser hors de la prison. Malgré son état lamentable, les tortionnaires l’ont transféré menotté et avec les chaines aux pieds. Dans ces conditions inhumaines à l’hôpital, M. Haeri a une fois de plus connu des épisodes hémorragiques avant de tomber dans le coma.

M. Haeri, ancien prisonnier politique des années 1980, a été arrêté en décembre 2009 uniquement en raison de la présence de ses proches au camp d’Achraf en Irak. Il a été condamné à une peine de quinze ans de réclusion. A cause de la torture et des conditions déplorables de la prison, il a contracté des maladies cardiaques et respiratoires aiguës et a fait plusieurs crises cardiaques, mais les autorités l’ont systématiquement privé de soins médicaux.

Mme Motahareh (Simine) Bahrami, 60 ans, prisonnière politique à la prison d’Evine, est à deux doigts de la paralysie parce qu’elle est privée de soins médicaux. En raison des tortures et des conditions déplorables d’incarcération, elle qui a déjà connu la prison politique dans les années 1980, souffre d’une grave hernie discale vertébrale, de douleurs aux jambes, ainsi que des problèmes de vésicule biliaire qui lui ont valu une intervention chirurgicale. elle a été arrêtée dans le soulèvement de 2009, avec son mari, son fils, sa belle-fille et un autre de ses parents.

Mohsen et Ahmad Daneshpour-Moghaddam, respectivement le mari et le fils de Mme Bahrami, ont été condamnés à mort sous l’accusation de « guerre contre Dieu ». Ils sont incarcérés à la section 350 d’Evine dans des conditions critiques.

Mohsen Daneshpour, 73 ans, prisonnier politique des années 1980, souffre de problèmes cardiaques et du digestifs aigus et n’est plus en mesure d’être physiquement indépendants. Ahmad Daneshpour, 42 ans, a perdu 40 kg en raison d’une hémorragie du colon et de ses effets à la suite d’une grave inflammation du côlon, des tortures, de la privation de soins médicaux, et de la mauvaise qualité de la nourriture.

M. Ali Moezzi, 65 ans, prisonnier politique et sympathisant de l’OMPI, est également dans un état extrême à la prison de Ghezel-Hessar en banlieue de Téhéran. Malgré son cancer, il a fait une grève de la faim pour protester contre le raid brutal du 17 avril des forces répressives contre les prisonniers politiques de la section 350 d’Evine et a été mis à l’isolement et tenu au secret jusqu’au 17 mai. Cette mesure inhumaine a dégradé sa santé à l’extrême.

M. Ali Moezzi fait partie des anciens prisonniers politiques des 1980 qui ont été arrêté en 2008 uniquement pour avoir rendu visite au camp d’Achraf à ses deux enfants, qui sont membres de l’OMPI. En mars 2011, il a été arrêté pour la troisième fois pour avoir participé à une commémoration du prisonnier politique Mohsen Dogmechi, de l’Ompi, qui avait été condamné à une mort lente dans les pires tourments du cancer, sans soins, par les autorités.

M. Moezzi souffre de plusieurs maux en raison des tortures et de la situation déplorable de la prison. Il est atteint de cancer, de dysfonctionnement rénal et une arthrite sévère du cou. Pour accentuer la pression et aviver la torture, les autorités le privent systématiquement de traitement médical et le maintiennent en isolement. Comme M. Moezzi a refusé de comparaître dans des simulacres de procès, les agents de renseignement se vengent en lui fabriquant de nouvelles accusations.

M. Saleh Kohandel, un prisonnier politique sympathisant de l’OMPI incarcéré dans le hall 12 du quartier 4 de la prison de Gohardacht et qui souffre de leucémie est dans un état physique désastreux après une grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques de la section 350. La diffusion de signaux de bruit dans cette section politique, a aggravé l’état des prisonniers, notamment de M. Kohandel. Condamné à 10 ans de réclusion, il souffre de thrombocythémie grave, et les autorités le privent des analyses et des traitement spéciaux.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 18 mai 2014

 

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