jeudi, décembre 8, 2022
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Iran : agressions contre des prisonniers dans le but de les éliminer

 CNRI – Le 5 septembre, des agents de la prison de Gohardacht, dans la banlieue téhéranaise, ont agressé M. Saleh Kohandel, un prisonnier politique de la section 4, dans le but de l’éliminer. Mais grâce à l’intervention d’autres détenus, il a réussi à avoir la vie sauve.

Lundi 6 septembre également, dans une rixe sanglante dans la section 1, lancée par des prisonniers dangereux provoqués par le régime, au moins sept prisonniers ont été grièvement blessés. Quatre d’entre eux ont dû être hospitalisés hors de la maison d’arrêt. Un prisonnier, qui avait reçu un coup de poignard au visage, a dû subir l’ablation d’un œil dans le dispensaire pénitentiaire.

Le 7 septembre, Abbas Tavakkoli Borazdjani, de la section 6 de cette même prison, a été gravement blessé à l’œil gauche et à la main gauche par des voyous provoqués par le régime. Les gardiens lui ont refusé le moindre soin. Il a été victime de cette agression sauvage parce qu’il avait apporté son soutien aux prisonniers politiques et qu’il leur avait adressé la parole. En 2008, il avait été arrêté avec toute sa famille. Accusé d’affrontement avec les forces de sécurité, il a été condamné à mort. Son frère Hossein, âgé de 33 ans, est mort sous la torture en prison. Les agents du régime ont contraint sa mère à signer un papier disant que son fils était mort de complications rénales et qu’elle ne porterait pas plainte.

Enfermer des détenus politiques avec des prisonniers dangereux et en faire la cible d’agressions féroces pour les éliminer sont des méthodes courantes dans les centres de détention du régime. Ces agressions sont entièrement planifiées et dirigées par les autorités. Ali Hadj Kazem, le directeur criminel de Gohardacht et son adjoint, le pasdar Ali Mohammadi, le pasdar Kermani directeur de la sécurité et des renseignements de la prison, et Faradji son adjoint, figurent au nombre de ces responsables.

Lors de ces agressions, les gardiens ferment les portes des sections pour que les bandes de voyous puissent se défouler librement dans l’intention de tuer. A la fin, les pasdarans ramassent les corps. Aucun des agresseurs n’a jamais été inquiété.

Tout en mettant en garde contre les manœuvres du régime pour éliminer les prisonniers politiques, la Résistance iranienne demande une intervention urgente internationale pour les sauver.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 10 septembre 2010

 

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