Le régime iranien et la force terroriste Qods cherchent à forger des crises en Turquie et en Jordanie
CNRI – Selon des informations venant de l’intérieur du régime des mollahs, dans le but de sauver Bachar El-Assad de son renversement et d’empêcher la rupture de son front régional, le régime iranien a recours à une série de manœuvres politiques et bellicistes dans la région ; des actes qui ont échoué en général et amplifié l’indignation de l’opinion arabe et musulmane à son encontre :
1 – Après les élections américaines, la formation de la Coalition nationale syrienne et l’avancée de l’Armée syrienne libre, les cercles du pouvoir à Téhéran sont vivement préoccupés par la situation de Bachar al-Assad et la trouvent difficile, voire désespérée.
2 – La conférence du 18 novembre à Téhéran pour briser l’isolement de Bachar El-Assad est un nouvel échec pour le régime qui n’a même pas pu attirer l’opposition interne à Assad, celle qui ne demande pas formellement son renversement. Dans un rapport interne d’un organe du régime sur cette conférence adressé au Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) et à Khamenei, on peut lire : « Les représentants des parties venues de Damas à Téhéran, tout en n’exigeant pas le retrait de Bachar El-Assad du pouvoir, n’avaient aucun espoir sur son avenir. Certaines parties en Syrie n’ont pas participé à cette conférence. Interrogé sur la raison pour laquelle il n’était pas venu à Téhéran, un dirigeant de Tansiq, en relation active avec la république islamique, a dit qu’ils n’acceptaient pas de s’asseoir avec des représentants du gouvernement (de Bachar El-Assad) dans une réunion à Téhéran ! »
3 – Le rapport dit : « La conférence de Téhéran n’a pas été un succès et a même affaibli l’opposition interne à Assad. Ils ont dit qu’à leur retour à Damas, l’Iran s’est moqué de nous, nous a imposé Assad et nous a ôté toute crédibilité. »
4 – A la suite des sanctions de l’UE et des Etats-Unis contre la télévision syrienne, le régime a signé un accord avec les représentants du gouvernement de Damas pour diffuser les émissions de la télé syrienne sur le réseau Kossar de Téhéran dans la région.
5- La Forces terroriste Qods essaie de détourner l’attention de la Syrie des pays de la région en créant des crises régionales, pour rendre la situation des opposants syriens encore plus difficile. Les deux pays voisins, la Turquie et la Jordanie, sont visés par le régime. Selon un rapport interne du CSSN : « Nous (le régime) essayons de déstabiliser la Turquie, particulièrement dans la zone kurde, et nous ne laisserons pas les Turcs avoir des ambitions sur le Moyen-Orient et occuper une place spéciale. Nous allons occuper le gouvernement turc avec des problèmes internes. » Un des plans du régime est de « semer la discorde et des conflits entre les Kurdes syriens et turcs et l’Armée syrienne libre et l’opposition syrienne », en faveur de Bachar al-Assad.
6 – La Force Qods cherche également à forger des crises en Jordanie, pour apporter une bouffée d’oxygène à Bachar al-Assad. Selon un rapport confidentiel du CSSN : Les groupes d’opposition s’organisent et se développent contre le roi de Jordanie. La République islamique d’Iran a lancé des activités contre le gouvernement jordanien. Ces activités sont politiques dans le but d’activer les groupes d’opposition au gouvernement jordanien. Des troubles plus graves pourraient éclater par la suite en Jordanie. »
Cependant, ces tentatives n’ont pas réussi à empêcher l’Armée syrienne libre de libérer toutes les frontières syro-turques et une grande partie de la frontière avec la Jordanie.
7- Le régime des mollahs a également essayé de détourner l’attention de la communauté internationale et des pays de la région du massacre de la population en Syrie avec la guerre à Gaza, et d’autre part de se faire passer pour le défenseur des droits du peuple palestinien, pour réduire les condamnations que lui apportent son soutien à Assad.
8 – Des instructions ont été données par la Force Qods à ses agents et entités affiliées, notamment :
– « Avant la guerre à Gaza, l’Iran et ses partisans étaient isolés dans la région. L’image du régime a été ternie à cause de la Syrie. La guerre d’Israël à Gaza changera la donne. La République islamique et ses partisans dans la guerre ont été poussés en avant et en quelque sorte sont sortis de l’isolation. Il est devenu clair que non seulement que l’Iran parle, mais qu’il est présent sur le terrain et qu’aujourd’hui Gaza et le Hezbollah sont protégés par les missiles iraniens. La République islamique d’Iran doit faire le plus de propagande possible comme quoi Gaza est protégé par les missiles iraniens et Israël déstabilisé par les missiles iraniens. »
– « La guerre à Gaza fera venir les USA et l’Occident, dans de possibles futures négociations avec l’Iran, dans un rapport de force différent. La guerre à Gaza et en Israël a été une victoire militaire pour le Hamas et une victoire politique pour l’Iran. »
– « La guerre à Gaza a bénéficié à la Syrie (de Bachar El-Assad) sous un autre angle. Car il est devenu clair que l’Iran a donné des missiles au Hamas et au Jihad islamique, mais les pays arabes comme le Qatar et l’Arabie saoudite, qui veulent renverser Bachar El-Assad n’ont rien fait et ont trahi (…) La propagande de la République islamique d’Iran à cette effet sur al-Jazeera et dans d’autres médias a été très importante et a eu une grande couverture dans la communauté internationale. »
9 – Les autorités du régime iranien ont admis pour la première fois officiellement et ouvertement l’envoi de missile et d’armes à Gaza. La Force Qods avait demandé à Hassan Nasrallah et à d’autres agents dans les pays arabes, spécialement en Egypte et au Liban de déclarer dans leurs discours que les missiles iraniens avaient changé le terrain de bataille et que l’Iran avait remporté cette guerre.
10 – Selon ces rapports, les missiles ont été convoyés à Gaza en pièces détachées et ont été assemblés là-bas. La Force Qods a envoyé des agents en Iran pour leur enseigner le maniement des missiles et a donné une formation militaire de six mois au niveau du commandement. De plus, elle a envoyé des commandants de missiles du Hezbollah à Gaza pour former à l’assemblage et au maniement des missiles.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 28 novembre 2012

