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Des juristes internationaux et des ONG demandent l’arrêt des exécutions en Iran

Genève 24 septembre 2010 et la condamnation des responsables du massacre de 30.000 prisonniers politiques en Iran et la protection d’Achraf par l’ONU et les Etats-Unis, parallèlement à la réunion du Conseil des droits de l’homme de l’ONU

CNRI – A l’invitation de l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), la Fondation France-Libertés (Danielle Mitterrand), le MRAP, d’éminents juristes et avocats et des défenseurs des droits de l’homme de divers pays, ont tenu une conférence au siège de l’ONU à Genève le 24 septembre.

Sous la houlette de Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, les participants ont demandé l’intervention urgente du Secrétaire général de l’ONU, du Conseil de Sécurité et du Haut Commissaire pour les droits de l’homme pour faire cesser les exécutions de prisonniers politiques en Iran sous l’accusation de Mohareb ou ennemi de Dieu, ainsi que les pressions intolérables sur les résidents du camp d’Achraf, membre de l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI). Ils ont également appelé à la mise en place d’un tribunal international par le Conseil de sécurité pour juger les cerveaux et les auteurs du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988 en Iran.

Au cours de la conférence les personnalités suivantes ont fait part de leur rapport d’enquête et de leur avis juridique :
– Dr. Juan Garcès, avocat des familles ayant porté plainte contre le général Pinochet, et ancien conseiller du président chilien Salvador Allende (Espagne).
– le Professeur Eric David, professeur de droit international et spécialiste du droit humanitaire international, ancien président du centre de droit international de l’Université Libre de Bruxelles (Belgique).
– Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien (Algérie).
– Abolghassem Rezaï, secrétaire adjoint du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) et représentant des familles des victimes du régime.
– L’ayatollah Jalal Gandjeï, président de la commission des religions et de la liberté de culte au CNRI.
– Parviz Khazaï, représentant du CNRI dans les pays nordiques.
– Tunne Kelam, eurodéputé estonien, membre de la délégation du Parlement européen qui s’est rendue à Achraf
– Jean-Charles Rielle, conseiller national (parlementaire) suisse.
– Une délégation de famille d’Achrafiens dont des parents ont été arrêtés par le régime ou condamnés à mort.

Au cours de la conférence, les participants ont souligné qu’avec la montée de la répression, des arrestations et de la torture en Iran, une grande partie des victimes et des condamnés à mort sont des membres et des sympathisants de l’OMPI et des proches des résidents d’Achraf. Des centaines de parents d’Achrafiens ont été arrêtés ces derniers mois et 11 d’entre eux ont été condamnés à mort comme Mohareb ou ennemi de Dieu, pour avoir rendu visite à leurs proches à Achraf.

Parallèlement aux menaces de tortures et de mort sur les parents d’Achrafiens, les pressions directes des forces irakiennes et des agents du régime iranien sur les 3400 membres de l’OMPI à Achraf, ont aussi été renforcées.

D’autre part, ces derniers mois, avec le départ des forces américaines d’Achraf entrainant avec elles le départ de l’équipe d’observateurs de l’ONU,  les pressions et les mesures répressives des forces irakiennes sur les 2400 Achrafiens, à la demande du régime des mollahs, ont aussi augmenté. De plus, la crise politique en Irak et l’absence de formation d’un nouveau gouvernement légal crée une situation dangereuse dont profite le régime de Téhéran.

Les intervenants ont souligné que les Achrafiens étant des « personnes protégées » par la 4e convention de Genève, devaient bénéficier de la protection de l’ONU et des forces américaines. Or cela fait 20 mois qu’ils subissent un blocus des forces armées irakiennes. En juillet 2009, lors de l’attaque de ces forces contre Achraf, 11 résidents ont été tués et 500 blessés.

Depuis huit mois, le régime iranien envoie constamment des groupes d’agents devant l’entrée d’Achraf où ils ont installé 40 haut-parleurs méga puissants qui déversent 24h sur 24 des menaces et de la propagande ignoble, infligeant la torture psychologique systématique et sans précédent aux Achrafiens. Des mesures qui violent totalement les droits élémentaires des résidents du camp.

La conférence appelle donc à cet effet :

– Le Secrétaire général de l’ONU et la Haut Commissaire aux droits de l’homme Navi Pillay a intervenir directement et sans délai pour sauver les condamnés à mort accusés de Moharebeh ou guerre contre Dieu.
– Le Conseil de Sécurité de l’ONU à mettre en place un tribunal spécial pour juger les cerveaux et les auteurs du massacre de 30.000 prisonniers politiques en 1988 pour ce crime contre l’humanité et ce génocide.
– L’installation de l’équipe d’observateurs de la MANUI à Achraf et des forces Américaines pour garantir la protection de l’équipe de la MANUI et la protection des Achrafiens.  C’est la responsabilité morale et juridique des Etats-Unis d’empêcher toute violence contre les résidents d’Achraf et leur déplacement forcé sur le sol irakien.

L’ONU et les Etats-Unis doivent réaffirmer le statut de personnes protégées par la 4e convention de Genève des Achrafiens et intervenir rapidement pour mettre fin au blocus et à la torture psychologique des résidents d’Achraf.

Le gouvernement irakien doit reconnaitre le statut de « personnes protégées » des Achrafiens et respecter leurs droits dans ce cadre.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 septembre 2010

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