samedi, février 4, 2023
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Washington s’oppose à Ahmadinejad et oeuvre à de nouvelles sanctions

Agence France Presse – Les Etats-Unis ont réfuté mercredi l’affirmation du président Mahmoud Ahmadinejad selon laquelle le dossier nucléaire iranien était clos, et continuent d’oeuvrer avec leurs partenaires à imposer des sanctions plus contraignantes à l’Iran.

"Je suis désolé de devoir dire au président Ahmadinejad que le dossier n’est pas clos", a déclaré mercredi à New York le numéro trois du département d’Etat, Nicholas Burns, en marge de l’Assemblée générale annuelle de l’ONU.

"Le président iranien se trompe complètement s’il croit que la communauté internationale va oublier le fait que son pays poursuit, contre la volonté du Conseil de sécurité de l’ONU, son programme de recherche nucléaire à Natanz", a ajouté M. Burns, qui est plus particulièrement chargé du dossier iranien au ministère américain des Affaires étrangères.

"En fait nous allons nous réunir ce soir, les pays du P5 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité: Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Chine, Russie), pour examiner le détail des éléments d’une troisième résolution du Conseil de sécurité" prévoyant des sanctions contre Téhéran, a ajouté M. Burns, secrétaire d’Etat adjoint chargé des Affaires politiques.

Le responsable américain a précisé qu’il recevrait dans la soirée à dîner ses homologues russe, chinois, britannique, français et allemand pour ces discussions, qui devraient se poursuivre jeudi.

La secrétaire d’Etat américaine, Condoleezza Rice, rencontrera ensuite ses homologues russe Sergueï Lavrov, chinois Yang Jiechi, britannique David Milliband, français Bernard Kouchner et allemand Frank-Walter Steinmeier, vendredi en fin de matinée dans un grand hôtel de New York.

L’objectif est de "tracer un plan d’action, un plan d’action diplomatique pour le reste de l’automne car nous cherchons à maintenir cette bonne coopération internationale", a expliqué M. Burns.

Les directeurs politiques des six puissances impliquées dans les négociations sur le programme nucléaire iranien –un groupe connu sous le nom de P5+1– s’étaient rencontrés vendredi à Washington sans parvenir à un accord sur de nouvelles sanctions.

Washington et les Européens y sont favorables mais Moscou y est opposé et la Chine s’aligne généralement sur la Russie.
 
M. Burns a reconnu que les discussions seraient difficiles. "Nous n’aurons pas de résolution cette semaine. Cela va prendre du temps", a-t-il déclaré. "Mais je suis persuadé que nous y arriverons".

"Si M. Ahmadinejad pense qu’il a une chance d’y échapper, il se trompe", a-t-il affirmé.

Les discussions ne porteront pas seulement sur des sanctions, a-t-il dit. Les Etats-Unis continuent en effet à inciter d’autres pays à adopter des sanctions en dehors du Conseil de sécurité, notamment financières.

M. Burns a rappelé que les Etats-Unis avaient proposé en mai 2006 de se joindre aux négociations des Européens avec l’Iran à condition que les activités iraniennes d’enrichissement soient suspendues.

"Mais vu l’incapacité du gouvernement à accepter cette offre depuis un an et quatre mois, nous n’avons d’autre choix que de poursuivre les sanctions", a-t-il affirmé.

"Je n’ai constaté aucun affaiblissement de l’engagement de la majorité de nos partenaires, notamment les Européens", a-t-il assuré.

Le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel ont apporté mardi à New York leur soutien à de nouvelles sanctions contre l’Iran, soutien que le Premier ministre britannique Gordon Brown avait exprimé début septembre.

M. Ahmadinejad a affirmé mardi devant l’Assemblée générale de l’ONU que son pays considérait que le problème nucléaire iranien était "clos" et était désormais une question "ordinaire" relevant de l’AIEA, l’Agence internationale de l’énergie atomique.

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