CNRI – Le samedi 10 avril, M. Jean-Pierre Muller, maire de Magny-en-Vexin et vice-président du Conseil général du Val d'Oise, et une délégation du conseil municipal de Magny-en-Vexin, se sont entretenus avec Mme Maryam Radjavi dans sa résidence à Auvers-sur-Oise. Ils ont été chaleureusement accueillis par les nombreuses personnes qui se trouvaient aux bureaux du CNRI.
« C'est un honneur pour moi de vous accueillir aujourd'hui à Auvers sur Oise, au Conseil national de la Résistance iranienne, a dit Mme Radjavi en guise de discours de bienvenue, parce que vous êtes pour nous et pour l'ensemble de la Résistance, plus que des amis. Vous êtes de la famille de la Résistance, parce que vous avez été à nos côtés dans les périodes les plus sombres de notre histoire. Les Achrafiens vous sont reconnaissant Pour votre solidarité pendant la terrible attaque de juillet. e vous souhaite la bienvenue, avec l’espoir de vous accueillir bientôt dans un Iran libre.
Monsieur le Maire, Vous avez souvent dit votre conviction profonde sur la chute des murs de la dictature et du fascisme. Vous faites partie des premiers qui ont brisé les murs de la désinformation et du mensonge autour de notre Résistance.
Partout le peuple fait entendre sa voix. En Irak, le peuple a élu une liste nationaliste et laïque opposée à l’ingérence des mollahs iraniens et à leur complot contre la cité d’Achraf. En Iran, le soulèvement continue le peuple dans la rue crie « A bas le principe du guide suprême » et demande la démocratie et la liberté.
Aussi je peux vous annoncer que le peuple iranien va bientôt briser lui aussi le mur du fascisme religieux et alors il pourra rendre un bel hommage à ses amis, comme ils le méritent.
Merci une fois de plus d'avoir accepté cette invitation et de nous avoir honorés de votre présence et je voudrais vous présenter cette médaille de la part des résidents d'Achraf comme un symbole pour remercier votre soutien à la Résistance iranienne. »
Prenant à son tour la parole, Jean-Pierre Muller a notamment déclaré :
« Mme La Présidente, Mesdames et messieurs, mais je préfère dire chers amis les Moudjahidine du peuple. C’est une surprise cet accueil grandiose. L’émotion et la reconnaissance sont là, et dans nos yeux et dans nos cœurs. Je voulais donc très sincèrement, très modestement vous remercier pour cette invitation chez vous Madame la présidente, chers amis au CNRI.
On est ravi d’être parmi vous. Auvers-sur-Oise c’est d’abord dans l’esprit de beaucoup de gens la ville des impressionnistes. Mais aujourd’hui, je crois qu’Auvers-sur-Oise c’est aussi autre chose, une ville qui va aussi compter dans l’histoire de la justice et de la liberté.
Une ville qui sera aussi synonyme de mauvais souvenir, où un jour 1200 policiers et gendarmes sont arrivés chez vous et ont fait ce qui nous a fait honte, parce qu’on ne traite pas les gens qui se battent pour la liberté comme ils vous ont traités. C’est vrai que nous avons été très en colère. Notre colère n’est pas passée. Heureusement qu’aujourd’hui, chacun sait que c’était un mauvais coup porté à votre mouvement, à la démocratie.
Mais Auvers, c’est aujourd’hui l’épicentre à l’étranger de la résistance iranienne. La rue des Gords à Auvers-sur-Oise ce n’est pas rien. Vos amis sont là. On vous sait épris de démocratie et de liberté.
Vous avez reçu de nombreuses personnes attachées aux valeurs qui sont symbolisées par notre drapeau et par nos valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Je lisais dans une de vos dernières publications l’hommage que vous rendiez à Jean Ferrat qui était venu vous voir ici, qui vient de disparaître et qui dans le cœur de beaucoup de Français représente quelque chose en termes d’humanisme. Mais vous en avez reçu beaucoup d’autres, qui venaient non pas vous rendre une visite de courtoisie, mais soutenir votre mouvement, parce que votre mouvement doit être soutenu. Je pense à l’Abbé Pierre, je pense à Danièle Mitterrand. Je pense à beaucoup d’autres qui ont comme dénominateur commun la défense des droits de l’homme et qui avaient compris que les terroristes ne sont pas dans votre camp. Donc Auvers est un symbole.
Si vous avez reçu beaucoup de monde, vous avez été également reçue et vous êtes de plus en plus reçue à travers l’Europe, vous avez été reçue à Strasbourg, vous avez eu des contacts multiples dans les pays scandinaves, dans les pays germaniques, et cela montre la justesse de votre cause et le rayonnement que vous avez aujourd’hui.
Ce n’est pas rien, parce qu’au fur et à mesure les gens savent ce qu’ils doivent penser, ce qu’ils doivent dire aux uns et aux autres, sur ce qui se passe dans votre pays. Et dans votre pays, ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas l’Iran. Pour nous l’Iran ce n’est pas le chah, ce n’est pas Reza Pahlavi, ce n’est pas le régime des mollahs, ce sont les humanistes, ce sont les gens plein de culture et d’intelligence, ces concepts que vous concrétisez au quotidien.
Nous sommes à chaque fois ébahis de votre culture, de votre façon d’être, de votre façon de vous comporter. C’est ça qui nous importe et c’est pour ça que nous sommes également à vos côtés.
Il faut que l’Iran le moment venu retrouve le chemin de la liberté et de la démocratie. Vous me présentiez tout à l’heure des amis qui sont les représentants de votre mouvement aux Etats-Unis. Aujourd’hui, comme une tache d’huile, votre cause a une importance et prend corps.
Il y a quelques heures encore le président Barack Obama disait que les desseins du régime des mollahs étaient funestes et chacun aujourd’hui voit le danger de ce régime qui reste en place dans votre pays, non seulement pour le peuple iranien mais pour le monde entier. Comme je vous l’avais dit tout à l’heure, oui les murs du fascisme finissent toujours par tomber. Mais il y a aujourd’hui, un intérêt vital, non seulement pour votre pays et votre région, mais pour l’intérêt et le bien du monde.
Alors il faut tourner le dos à la complaisance. Il faut naturellement ne pas s’engager dans une guerre dont on ne connaitrait pas les conséquences. Mais la solution, en tout c’est la vôtre, c’est la troisième voie. C’est faire que vous soyez le plus rapidement possible aux responsabilités en Iran. Et vous avez démontré, vous avez dit que vous êtes un mouvement démocratique, parce que vous voulez des élections libres en Iran, sus l’égide des Nations Unies ; vous êtes pour la liberté, contre la torture, contre la peine de mort, vous êtes pour l’égalité entre les hommes et les femmes. Ce sont des conceptions qui sont les nôtres, celles de tout démocrate.
Je veux penser qu’un jour prochain, les choses changent.
Je suis honoré d’être là avec mes amis. Je suis honoré d’avoir pu baptiser un des salons de l’hôtel de ville de Magny, Salon Téhéran. Il y a deux horloges accrochées aujourd’hui au mur du salon Téhéran, une à l’heure de Paris et une à l’heure de Téhéran. Je veux croire qu’à un moment très prochain, naturellement il y aura toujours une différence de décalage horaire, mais que nos cœurs et nos espoirs, battent de la même façon, ici et là-bas.
Chez nous on dit : il y a le verre à moitié vide et le verre à moitié plein. Je vois toujours le verre à moitié vide, parce que c’est ma nature, mais je crois qu’il n’y a pas d’autre issue et qui est proche, qu’un autre régime en Iran. Je veux voir dans les fleurs que nous avons échangées, qu’il y a toujours des fleurs qui après le mauvais temps, qu’elles arrivent à éclore. Je veux que ce soit le symbole de la liberté et de la démocratie bientôt retrouvée.
Vous nous avez fait l’honneur et le plaisir de nous offrir un beau tableau, avec cette jeune femme sur la place de Téhéran et Téhéran crie liberté. Oui, je crois que Téhéran crie liberté et que bientôt l’Iran retrouvera sa liberté, parce que c’est l’intérêt de votre pays et l’intérêt du monde.
Merci à vous, chers amis, merci de votre accueil.

