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Une conférence dénonce la venue d’Ahmadinejad à New York

et exigent que les Etats-Unis soutiennent l’opposition iranienne 

WASHINGTON, 18 septembre 2011/PRNewswire-USNewswire/ – Samedi 17 septembre 2011, un panel de hautes autorités, composées d’anciens minsitres, généraux et gouverneurs ainsi que de responsables du Département d’Etat et du ministère de la Justice, ont dénoncé la présence du président du régime iranien Mahmoud Ahmadinejad aux Nations Unies et exigé la radiation du principal mouvement d’opposition iranien, les Moudjahidine du peuple (OMPI), de la liste des organisations terroristes étrangères du département d’Etat, rapporte l’Internationale des Droits de l’Homme et de la Démocratie.

Figuraient au panel le procureur général Michael Mukasey, le ministre de l’Energie Spencer Abraham, le gouverneur de Pennsylvanie Ed Rendell, le commandant du Corps des Marines le général James Conway, le commandant adjoint des Etats Unis pour l’Europe Charles Wald, l’ambassadeur John Bolton et le directeur du FBI Louis Freeh. Le maintien de l’inscription de l’OMPI [sur la liste noire] sert de permis pour un génocide au camp d’Achraf, en Irak ont déclaré ces autorités.

« Que peut-donc faire la Secrétaire d’Etat lorsque Mahmoud Ahmadinejad se prépare à venir à New York et à organiser son monstrueux spectacle annuel aux Nations Unies ? » a demandé le juge Mukasey. « Elle peut faire ce que l’Union Européenne a déjà fait, ce que le Royaume Uni a déjà fait, supprimer cette désignation néfaste et elle peut le faire en guise de formidable bienvenue à Ahmadinejad lorsqu’il vient à New York pour cracher au visage de l’humanité ».

Le gouverneur Rendell a ajouté : «  Aucune source n’a relevé d’actes de violence de l’OMPI contre les Etats-Unis ni aucun de leurs alliés depuis 2001 pendant plus de dix ans (…) Nous détenons le témoignage d’un expert, des preuves indirectes, l’opinion d’un autre tribunal ; cela devrait être suffisant si nous suivons la loi, si nous tranchons cette affaire sur le fond. L’OMPI est extraordinairement innocente ; radiez l’OMPI et faites-le tout de suite ».

« Le maintien de cette organisation sur la liste, contrairement à tous les faits et à la loi, n’est pas seulement un acte de passivité. C’est un élément qui donne au régime iranien et malheureusement au premier ministre irakien l’autorisation de tuer. Cette permission de tuer est utilisée fréquemment, que ce soit par les parodies de tribunaux iraniens qui arrêtent, torturent et tuent les gens ou pour déclencher les atrocités du 8 avril. C’est pour éviter le génocide et les crimes de guerre. Maintenant, le temps n’est pas seulement compté ; c’est urgent », a souligné le directeur Freeh.

En parlant de son expérience personnelle avec l’OMPI au camp d’Achraf, le général Conway a déclaré : « Mon officier d’opérations et mon commandant de bataillon sont revenus en secouant la tête, affirmant que ces personnes n’étaient pas des terroristes. Ils ne sont pas plus terroristes que les rédacteurs de notre propre constitution. Ils n’aiment pas le gouvernement de leur pays hôte mais nous ne devons nous inquiéter d’aucune activité terroriste (…) Ce qui s’est passé [à Achraf] il y a quelques mois est un véritable outrage. Nous avons, comme nation, et cela a été dit plusieurs fois, la responsabilité morale de la protection de ces personnes ». 

« Je pense, en particulier, qu’il est pénible d’entendre parler de la situation du camp d’Achraf. A mon avis, les Etats-Unis ont tout simplement l’obligation morale de protéger ces personnes qui y vivent (…) A la fin de la journée, le Congrès et le gouvernement doivent aller au-delà des résolutions et des écrits. Nous devons être beaucoup plus énergiques. C’est un grave problème humanitaire et nous ne pouvons pas rester les bras croisés » a insisté le secrétaire Abraham.

«Un élément central de l’opposition est l’OMPI», a noté l’ambassadeur Bolton, avant d’ajouter: «J’étais passionné au gouvernement par la lecture de renseignements (…) J’ai lu ce que j’ai pu sur l’OMPI (…) Je n’ai rien vu qui justifie la présence de l’OMPI sur la liste des organisations terroristes étrangères (…) Le directeur du contre-terrorisme à la fin de l’administration Bush et conseiller juridique de la Secrétaire d’Etat Rice ont tous les deux défendu devant elle que d’un point de vue du droit et de la politique, on ne pouvait soutenir cette inscription. »

«Je suis pratiquement d’accord avec tout ce qui a été dit et qui touche en particulier le camp d’Achraf et à l’OMPI », a déclaré le général Wald, soulignant que « de faire une exception pour des gens comme l’OMPI qui ne sont pas du tout identifiés avec une organisation terroriste, d’un point de vue juridique, tombe à mes yeux dans la catégorie de l’immoralité dans la manière dont nous reconnaissons les citoyens de notre monde. »

Dr Allan Gerson, ancien avocat en chef de la délégation américaine à l’ONU était le modérateur de la conférence. Il a dit notamment dans son allocution : « Notre conférence est intitulée ‘les obligations de l’ONU et des Etats-Unis pour éviter une crise humanitaire’ (…) Il s’agit d’éviter la mort et une boucherie.  Ce qui s’annonce  [au camp d’Achraf] n’est pas simplement une catastrophe humanitaire, mais la mort, la destruction et l’auto-humiliation pour les Etats-Unis à une grande échelle, car si ces gens venaient à être rapatriés en quelque sorte en Iran, ce serait un auto-humiliation pour les Etats-Unis qui prendrait des générations à s’effacer. » 

SOURCE : Internationale des droits humains et de la démocratie

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