jeudi, février 9, 2023
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Genève : réunion des ONG des droits de l’homme pour la défense d’Achraf

Maryam Radjavi : l’ultimatum du gouvernement irakien pour fermer Achraf à la fin 2011 sonne l’alarme d’un nouveau massacre et rend plus que jamais nécessaire une mesure urgente du Secrétaire général de l’ONU et de la Haut commissaire aux droits de l’homme.

CNRI – Le 21 septembre plusieurs ONG des droits de l’homme ont tenu une réunion au siège européen de l’ONU à Genève en présence de parlementaires européens et de juriste internationaux pour alerter contre la répétition d’un Srebrenica à Achraf et souligner la nécessité d’une mesure urgente pour la protection d’Achraf.

Ont pris la parole : Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement européen, Struan Stevenson, président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak (qui a présenté un plan européen pour résoudre la crise d’Achraf), le Pr. Ruth Wedgwood, juriste, Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Nontombi Tutu, militante des droits humains et fille de l’archevêque Desmond Tutu, Madeleine Rice, Secrétaire générale de la Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté, Christiane Perregaux, co-présidente de l’Assemblée constituante du Conseil de Genève, Gianfranco Fattorini, co-président du MRAP, Marc Falquet, député au Grand Conseil de Genève, et le pasteur Daniel Neeser. Cette réunion était présidée par Michel Joli, secrétaire général de France Libertés, fondation Danielle Mitterrand.

Invitée d’honneur, Mme Radjavi a déclaré dans son intervention que depuis le début de l’année au moins 490 personnes ont été exécutées de façon officielle ou clandestine par le régime des mollahs. La presse du régime a annoncé pour la seule journée du 18 septembre un total de 23 exécutions. Depuis le début du mois de septembre, un prisonnier est pendu environ toutes les huits heures. Malgré cela, non seulement l’ONU continue à ne pas réagir à la répression en Iran et à Achraf, mais ces jours-ci elle va recevoir le président criminel des mollahs dans son Assemblée générale. A la dernière réunion du Conseil des droits de l’homme, le Haut commissariat aux droits de l’homme n’a pas évoqué non plus les exactions en Iran.

Mme Radjavi a ajouté : Evoquant le communiqué du 13 septembre du HCR qui reconnait selon le droit international les Achrafiens comme des demandeurs d’asile et une protection essentielle, Mme Radjavi a déclaré : Il est crucial que le Secrétaire général de l’ONU et la MANUI garantissent la reconnaissance et la protection internationale d’Achraf sur le terrain et dans la pratique. Il est nécessaire qu’avec l’installation d’observateurs de l’ONU à Achraf, le Secrétaire général place le camp sous la surveillance permanente de l’ONU. Si l’équipe de l’ONU n’avait pas quitté Achraf en juillet 2010, le massacre du 8 avril n’aurait pas eu lieu ou aurait été très limité. Les instructions du Secrétaire général à cette fin le rendraient possible. Il est par conséquent nécessaire que le Secrétaire général déclare Achraf comme une zone non militaire sous surveillance permanente de l’ONU. Il devra ensuite installer une équipe d’observateurs de l’ONU à Achraf. Si l’équipe de l’ONU n’avait pas quitté Achraf en juillet 2010, le massacre du 8 avril n’aurait pas eu lieu ou aurait été très limité.

2- Le commissariat doit reconnaître à tous les Achrafiens le statut de réfugié politique pour empêcher les attaques du régime iranien et de ses agents irakiens.

3- Les Etats-Unis doivent participer à assurer et mettre en œuvre les protections stipulées dans le communiqué du HCR et en particulier empêcher le gouvernement irakien de violer les droits des Achrafien. Elle a souligné que si les Etats-Unis continuent de refuser de protéger l’équipe de l’ONU à Achraf, la Résistance iranienne est prête à assumer le coût de la protection des observateurs onusiens.

Maryam Radjavi a également appelé à mettre fin au silence et à l’inaction sur les exécutions et les tortures en Iran et a demandé le renvoi des violations des droits humains par le régime iranien devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 21 septembre 2011