samedi, décembre 3, 2022
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Un vibrant appel en faveur de la justice pour les opposants iraniens

 Forts de la décision du Conseil des ministres de l’UE qui a rayé l’OMPI de la liste des organisations terroristes, le Conseil national de la Résistance iranienne intensifient son appel pour que justice lui soit rendue.

La Revue parlementaire, avril 2009 – Confortée par la décision rendue le 26 janvier dernier par les ministres européens des affaires étrangères, débarrassée de l’étiquette « terroriste » qui avait été collé à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), la Résistance iranienne, intensifie son action en vue d’obtenir l’alignement de la justice française sur les décisions émanant des juridictions et institutions européennes. Avocats des opposants iraniens, dirigeants du CNRI et parlementaires français se sont exprimé devant de nombreux représentants de la presse française et étrangère le 4 mars dernier.

Forts de la décision du Conseil des ministres de l’UE qui a rayé l’OMPI de la liste des organisations terroristes, le Conseil national de la Résistance iranienne intensifient son appel pour que justice lui soit rendue.

La Revue parlementaire, avril 2009 – Confortée par la décision rendue le 26 janvier dernier par les ministres européens des affaires étrangères, débarrassée de l’étiquette « terroriste » qui avait été collé à l’Organisation des Moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), la Résistance iranienne, intensifie son action en vue d’obtenir l’alignement de la justice française sur les décisions émanant des juridictions et institutions européennes. Avocats des opposants iraniens, dirigeants du CNRI et parlementaires français se sont exprimé devant de nombreux représentants de la presse française et étrangère le 4 mars dernier.

Par la voix de ses défenseurs, la Résistance iranienne a dénoncé la lenteur des procédures menées par les juges pour instruire le dossier des vingt-quatre opposants iraniens, mis en examen il y a six ans, suite à la perquisition spectaculaire (1300 policiers) des forces de l’ordre au siège de la Résistance iranienne à Auvers-sur-Oise et dans 12 domiciles des réfugiés iraniens, en juin 2003. « Si deux demandes de non lieu ont déjà été déposées, la troisième à venir sera adossée à toutes les décisions des juridictions européennes, et aussi à celle du Conseil des ministres », a prévenu Me William Bourdon, l’un des avocats de la défense. D'éminents juristes sont venus appuyer cette demande. Le Pr. Antonio Cassese, ancien président du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, a dans un avis juridique mis l'accent sur le dépassement du "délai raisonnable en violation de l'article 6 de la convention européenne des droits de l'homme".

Les défenseurs de la Résistance iranienne ont l’intention de saisir la Cour européenne des droits de l’Homme pour faire condamner la France, sans oublier de déposer deux requêtes : pour la restitution des avoirs bancaires des opposants iraniens, confisqués en 2003 et pour faux témoignage, à l’encontre des "transfuges", « instrumentalisés par les services secrets iraniens et complaisamment interrogés par la DST ».

« Deux alternatives sont possibles », a fermement conclu Me Bourdon : « soit les juges français acceptent de reconnaître la valeur du droit européen et rendent un non-lieu, soit ils assumeront les conséquences d’un procès public, politique, transparent ».

Pour la Résistance iranienne, l’enjeu est de taille et leur combat pour l’Iran doit être mené en premier lieu par la reconnaissance de leur droit à la justice. L’opposition au régime des mollahs est entravée par ce que le CNRI dénonce comme une complaisance de la diplomatie française à l’égard de la « dictature religieuse » de Téhéran. La Resistance iranienne, qui prône les valeurs de démocraties, de pluralisme et de laïcité pour un Iran moderne, ne lèvera pas le siège avant d’avoir obtenu gain de cause.

Maryam Radjavi, plus décidée que jamais

Le leader de la Résistance iranienne, pleine d’assurance au lendemain des décisions rendues par les institutions européennes, a affirmé qu’il existe aujourd’hui en Iran « un mécontentement explosif et une résistance organisée ». Maryam Radjavi a fait état de dizaines de blessés et de centaines d’arrestations au cours de manifestations d’étudiants, d’enseignants et d’ouvrier au début du mois de mars. Selon elle, le régime des mollahs « s’inquiète d’un boycott populaire » lors des élections présidentielles de juin. « Les négociations avec ce régime aboutissent à des mirages » a-t-elle prévenu, faisant valoir que la Résistance iranienne, forte d’une vaste base sociale en Iran et d’une diaspora très organisée dispose des moyens nécessaires à la réalisation d’un « changement démocratique ».

“L’Occident participe à la répression de l’opposition”

Maryam Radjavi a appelé les démocraties occidentales à la neutralité, rappelant quelques coïncidences que le CNRI juge pour le moins surprenantes. En 2003, les mesures prises par la France à l’encontre de son mouvement avaient été précédées d’une visite en Iran de Dominique de Villepin, alors ministre des affaires étrangères (voir ci-contre article sur le livre de Jean-Claude Maurice) et de la signature par d'autres ministres d’un accord commercial sur les échanges commerciaux France-Iran, dont Total et autre firmes auraient ensuite bénéficié. "C'est une erreur stratégique de monter des dossiers contre l'opposition au régime, alors que le peuple veut mettre fin au fascisme religieux et demande le changement" a-t-elle dit avant de lancer : "j'accuse ceux qui en maintenant ce dossier embourbé, sacrifiant l'état de droit et la justice sur l'autel des intérêts économiques et des considérations politiques".

Le CNRI compte de nombreux soutiens dans la société politique française

Le Comité français pour un Iran démocratique (CFID), créé il y a trois ans, a témoigné son soutien à Mme Radjavi. Le Sénateur Jean-Pierre Michel, co-fondateur de ce comité, a souligné que de très nombreux députés, sénateurs, magistrats, anciens élus et ex-ministres, y sont rattachés, auxquels s’ajoutent quelque1200 maires. « On ne peut pas dire que les élus de la nation sont des irresponsables et signent n’importe quoi. La Résistance iranienne n’est pas isolée au sein de la société politique française, même si le ministre des affaires étrangères ne veut
pas reconnaître cet état de fait ». a-t-il affirmé.

 

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