15 mai 2012 – Stop Fundamentalism – Un croquis d’une salle de test d’explosion nucléaire remis à Associated Press par un responsable anonyme d’un pays préoccupé de l’avancement de l’Iran dans la production d’une bombe nucléaire prouve que l’Iran teste des explosifs nucléaires. La salle de test est identifiée comme étant construite et cachée sur le site nucléaire très discuté de « Parchin » qui est situé à l’intérieur d’une zone militaire en Iran et lourdement gardé.
L’AIEA a tenté de visiter le site pour des inspections depuis quelque temps maintenant et particulièrement depuis le début de cette année lors de ses négociations avec le régime iranien. Mais l’organisme de surveillance nucléaire international s’est vu à plusieurs reprises refuser par Téhéran l’occasion d’agir en ce sens. Des images satellites récentes du site montrent des activités de grande envergure qui mettent bien davantage qu’avant mal à l’aise l’Occident et les pays de la région.
Les activités à Parchin inquiètent les experts nucléaires du fait que l’Iran est peut-être en train d’accélérer en fait son programme nucléaire, le précipitant pour construire la bombe.
Des responsables de l’AIEA déclarent qu’ils ont des rapports qui disent que l’Iran a testé un détonateur nucléaire sur le site. Un détonateur nucléaire ne peut avoir que des applications militaires. Il peut être utilisé pour déclencher une explosion nucléaire dans une ogive.
Le croquis de la salle de test qui a été fourni à Associated Press est dit provenir d’un informateur de l’intérieur de la centrale de Parchin.
Voyant le croquis, un ancien haut responsable de l’AIEA, Olli Heinonen a affirmé aux journalistes qu’il pense que le croquis est correct et montre une « salle de pression » construite à l’intérieur de la centrale sur le site nucléaire de Parchin en Iran.
Les autorités iraniennes et les responsables de l’AIEA se sont rencontrés hier à Vienne, à l’ambassade iranienne, pour discuter des attentes de l’agence internationale vis-à-vis de Téhéran. On dit que l’AIEA insiste pour avoir accès au site de Parchin. Les responsables de l’agence ont quitté l’ambassade de l’Iran après cinq heures de discussions aujourd’hui sans faire de déclaration ni parler aux journalistes. Ils ont plus tard publié une déclaration disant qu’ils rencontreront les responsables iraniens lundi prochain, 21 mai. L’AIEA attend de l’Iran qu’il lui fournisse l’accès aux personnes impliquées dans son programme nucléaire et également aux documents et aux sites nucléaires eux-mêmes.
L’Iran et les pays du groupe P5+1 se rencontrent en face-à-face à Bagdad la semaine prochaine pour discuter davantage de la question nucléaire iranienne.
Les deux parties ont estimé la rencontre à Istanbul du mois dernier comme productive tout en admettant qu’aucun accord n’avait été atteint en substance.
Le négociateur nucléaire iranien, Saïd Jalili, a menacé aujourd’hui que tout geste mal évalué du côté des puissances occidentales pourrait avoir pour conséquence l’échec des négociations.
D’un autre côté, une résolution (H.R. 568) est censée passer à la Chambre des Représentants américaine mardi. Le projet de loi demandera à l’administration Obama de fonder tout accord avec l’Iran sur la nécessité de « la suspension entière et continue de toutes les activités liées à l’enrichissement d’uranium ». La résolution s’ajoutera bien sûr aux pressions internationales croissantes existant déjà contre l’Iran en raison de son programme nucléaire suspect.
Dans un rapport de six pages distribué aux médias d’informations la semaine dernière, l’opposition iranienne basée en exil a révélé des renseignements sur la hiérarchie organisationnelle et structurelle du développement d’armes nucléaires mise en place par le régime iranien. Le rapport comprend des noms, des institutions et parfois même des numéros de téléphone des scientifiques impliqués.
« Notre rapport montre qu’il y a une initiative continue et systématique de la part de l’Iran de fabriquer une bombe, contrairement à ce que beaucoup de pays occidentaux pensent. », a déclaré un porte-parole du groupe, Shahin Ghobadi, au De Welt la semaine dernière.
Le groupe d’opposition a révélé les sites d’enrichissement à Natanz et le réacteur d’eau lourde à Arak ces dix dernières années et a fourni à plusieurs reprises d’importants indices et points de compréhension sur le programme nucléaire clandestin du régime iranien.

