samedi, février 4, 2023
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Trois composantes fondamentales des événements de l’élection du régime iranien

Trois composantes fondamentales des événements de l'élection du régime iranien

CNRI – Les interactions qui ont eu lieu lors de l’élection présidentielle du régime iranien constituent un tournant décisif pour les événements qui se déroulent au sein du régime et la situation politique globale de l’Iran.

Il semble que trois composantes ont joué un rôle dans la formation de cette situation :

La première est le conflit entre les factions rivales du régime, qui ont atteint des niveaux record au cours des deux dernières semaines qui ont précédé le scrutin. Un tel degré de conflits n’a probablement pas eu lieu depuis le 19 juin 1981.

La deuxième composante est le conflit entre la population iranienne et le régime, qui a pris une certaine tournure en ce qui concerne la question du « massacre  des prisonniers en 1988» immédiatement après que le tueur de ce massacre, « Ebrahim Raisi », soit entré sur la scène politique. Un autre facteur important pourrait également être ajouté à ce niveau, en plus du mécontentement social, il s’agit des nombreuses activités des partisans de l’OMPI. L’ensemnble de ces activités vont tous dans une même direction, exprimé la volonté de la majorité des iraniens pour un renversement et un changement de régime.

Le troisième facteur est international. Contrairement à celle d’Obama, la nouvelle politique de l’administration américaine n’est pas d’adopter et de tolérer le bellicisme et le terrorisme du régime des mollahs. Cette politique s’est révélée efficace un jour avant le scrutin, lorsque les forces aériennes américaines ont attaqué les forces des Gardiens de la révolution (pasdaran) en Syrie, une attaque annoncée officiellement par le Secrétaire d’Etat américain à la Défense. L’attaque, sans précédent par rapport aux événements survenus au cours des six dernières années en Syrie, a également été efficace pour forcer Khamenei à céder.

La question est de savoir pourquoi Khamenei a été obligé de renoncer et d’ouvrir la voie à la faction rivale et à Rohani ? Au bout du compte, cela pourrait être dû au fait que Khamenei a sentit une menace au niveau international.

Mais il y a aussi un facteur qui joue un rôle majeur à ce sujet. Il s’agit de la crainte d’une scission au sommet du régime ainsi que la menace d’insurrection qui devenait trop sérieuse, avec des conséquences dangereuses pour le régime – étant donné que le mécontentement de la société. Un soulèvement couvait, se révélant à travers l’évocation en public des questions telles que justice pour le massacre de 1988 ainsi qu’une recrudescence des activités et slogans manifestement en faveur de l’OMPI durant de la campagne électorale.

Il semble que les événements à venir seront tout à fait remarquables, ce qui signifie que la même dynamique qui a fait évoluer la société et imposer une lourde défaite à Khamenei continuera de se mettre en place.

Ainsi, en ce qui concerne le régime, les débats présidentiels qui ont eu lieu au cours des deux dernières semaines n’étaient pas le point ultime.

La nature du «Velayat-e Faqih» (suprématie du Guide suprême) exige que le sommet du régime soit uni, ce qui n’est pas le cas.

Face à des problèmes difficiles, le régime et Khamenei ont dû éliminer l’écart au sommet du régime, mais non seulement cela ne s’est pas produit, mais ce sera encore pire à partir de maintenant.

On pourrait donc dire que non seulement l’élection n’a pas réussi à résoudre quoi que ce soit, mais cela a également conduit à un problème majeur. Le problème est que le pouvoir principal se trouve entre les mains de la bande de Khamenei et des Gardiens de la révolution (pasdaran), et désormais les conflits entre les deux factions du régime seraient imparables. Ces conflits vont paralyser le régime plus que les quatre dernières années précédentes et à un niveau bien plus grave.

Il convient également de souligner que, puisque le régime ne modifiera pas ses politiques, la confrontation de la communauté internationale et des pays régionaux avec les mollahs au sujet de leurs actions belliqueuses, terroristes et maléfiques dans la région, qui ont atteint son plus haut niveau l’année passée, sera encore intensifiée, avec le président américain et le roi Salman d’Arabie Saoudite qui ont fait entendre des propos spécifiques à ce sujet. Après tout, la répression, le bellicisme et le terrorisme sont ce sur quoi le régime fonde sa survie.

En ce qui concerne le très essentiel mouvement de protestation et les activités de l’OMPI, en particulier la partie liée au mécontentement de la société et à sa volonté de renverser le régime, les activités pendant ce temps, semblent être seulement le point de départ, de sorte qu’une autre époque avec plus de résultats nous attendra également à cet égard.

Il s’agissait de quelques-uns des événements importants qui se sont déroulés au cours des deux dernières semaines.

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